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FACEBOOK et CTAH-Recherche13/10/2014Retrouvez les actualités de CTAH-Recherche et bien dʼautres publications sur sa page facebook : https://www.facebook.com/ctahrecherche

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1eres Assises de Psychiatrie Privée de Sfax et du Sud (Tunisie) avec le Dr Elie Hantouche19/5/2014Le Dr Hantouche était invité pour animer les premières assises de psychiatrie privée de Sfax et du Sud, le 1er mai 2014. Cette manifestation était un succès pour avoir rassembler une soixantaine de psychiatres.
Le Dr Hantouche a animé deux workshops : un sur les « Hypomanies » (lien avec le diaporama) et un autre sur les « Tempéraments Affectifs » (lien avec le diaporama). La première constatation est lʼintérêt des psychiatres tunisiens pour le dépistage et la compréhension du spectre bipolaire, notamment le trouble BP-II et les dépressions associées aux tempéraments bipolaires (cyclothymique et hyperthymique).
La seconde constatation est la densité et la richesse des discussions au sujet du dépistage et de lʼévaluation clinique des hypomanies et des tempéraments affectifs, qui méritent une approche plus systématique et lʼapplication de méthodes cliniques adaptées pour la pratique de psychiatrie privée.
La troisième est le désir des participants dʼapprofondir leurs connaissances sur lʼapproche des troubles de lʼhumeur à travers les tempéraments qui permet dʼavoir un regard complètement nouveau sur la classification et le traitement des troubles bipolaires et dépressifs (récurrents, chroniques et/ou résistants aux antidépresseurs). Les participants sont donc désireux de confronter leurs observations cliniques avec les travaux récents de recherche sur les tempéraments affectifs.

Support du workshop sur les tempéraments affectifs

Support du workshop sur lʼhypomanie


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Entretien dans lʼExpress avec Dr Hantouche22/4/2014Les troubles bipolaires ont de plus en plus de succès auprès des Médias - Après le Nouvel Observateur qui, à mon avis, a présenté un dossier assez incomplet, et après le Point (dossier Nov 2013), lʼExpress fait son enquête sur ce trouble qui reste encore mal connu et pose des problèmes paradoxaux : est-il vraiment sur-diagnostiqué ? ou au contraire sous-diagnostiqué ? Dans mon expérience, la réalité est que la bipolarité est mal dépistée par les médecins et cette ignorance clinique est responsable de ce paradoxe concernant un trouble qui semble être à la « mode » mais qui, en réalité, exige une meilleure information du grand public et surtout une meilleure formation des médecins et psychologues.

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Les tempéraments affectifs par Elie Hantouche12/3/2014CONFERENCE-DEBAT - Jeudi 10 avril à 20h30
"Les tempéraments affectifs"

1. Dr Hantouche nous parle des tempéraments affectifs
2. Séance de dédicaces de son nouveau livre.

Jeudi 10 Avril à 20h30
Espace Paroles et Familles
11bis Rue Ampère 75017 Paris

LE LIVRE :
Nous ne sommes pas à égalité face au monde qui nous
entoure et nous nʼavons pas, non plus, les mêmes besoins
fondamentaux. Nous avons notre caractère (partie rationnelle,
morale et intellectuelle de notre personnalité) et surtout, notre tempérament
qui détermine la partie biologique de notre personnalité, en
termes dʼintensité, de réactivité, de sensibilité, de polarité et de stabilité
émotionnelles. Même si les deux sont intimement liés, il convient
de les différencier car ils ont chacun un impact direct sur notre vie.
Découvrez les principaux tempéraments : lymphatique, hyperthymique,
dépressif, irritable, anxieux et cyclothymique et apprenez à vous
connaître sous un angle nouveau :
• Rôle des tempéraments dans lʼadaptation sociale
• Travail et tempéraments
• Sexe, cerveau et tempéraments
• Vie amoureuse et tempéraments
• Relations parents-enfants suivant les tempéraments
• Le normal et le pathologique : bipolarité, dépression...
• Applicationsdiagnostiqueset thérapeutiquesdes tempéraments
• Cahier pratique avec tests dʼévaluations
Un ouvrage inédit qui aborde pour la première fois,
étayé dʼétudes scientifiques et de cas concrets,
la base de la pyramide de notre vie émotionnelle et amoureuse.
Le Dr Elie Hantouche est expert international des troubles de lʼhumeur et
directeur du CTAH (Centre des Troubles Anxieux et de lʼHumeur). Il est auteur de
plusieurs ouvrages dont Jʼapprends à gérer ma cyclothymie ; TOC, vivre avec et
sʼen libérer ; Cyclothymie, troubles bipolaires des enfants et adolescents au quotidien
; Anxiété : vaincre ses soucis, peurs et obsessions au quotidien ; Méthodes
anti-phobies de lʼEspace ; Méthodes anti-phobies Sociales ; Méthodes antiphobies
Animales, Alimentaires et Autres, parus chez le même éditeur.


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« Nouveaux Regards sur les Tempéraments Affectifs » à paraître3/1/2014Ce livre est le fruit de 30 ans dʼexpérience et de recherche clinique dans le domaine des troubles anxieux et de lʼhumeur. Il est consacré aux Tempéraments Affectifs, une théorie qui était fondamentale dans la Médecine Grecque dʼHippocrate et de Galien. Le livre fait renaître cette théorie à travers les travaux initiés dans les années 80 par Hagop Akiskal, repris dans les années 90 par moi-même (en collaboration avec Akiskal) puis diffusés dans plus de 25 pays. En raison du cumul des données de la recherche sur les tempéraments, il était donc opportun de consacrer un livre entier à ce « chantier » en :
- Reprenant dans le chapitre I, les bases de la théorie naturelle de lʼhumain proposée par les grands médecins grecs, Hippocrate et Galien et les approches actuelles de la personnalité, notamment celles destinées à explorer les tempéraments initiées par des grands noms de la psychologie moderne, comme Kagan, Rothbart, Cloninger et Thomas-Chess ; dans ce chapitre, je présente le nouveau questionnaire des états affectifs basiques (RIPOST) que jʼai construit en 2010.
- Détaillant dans le chapitre II, la typologie moderne des Tempéraments Affectifs et la construction et la validation des questionnaires TEMPS (I et A) destinés à leur évaluation dans les études internationales (en populations générales et cliniques)
- Explorant dans le chapitre III, la valeur fondamentale et déterminante des tempéraments affectifs au sein des troubles de lʼhumeur avec des données robustes qui nous permettent dʼavoir un regard complètement nouveau sur la classification clinique des troubles bipolaires et dépressifs
- Présentant dans le chapitre IV, les applications de lʼapproche des tempéraments dans le diagnostic (méthode « TRAMES-BP® ») et les traitements pharmacologique et psychologique des troubles de lʼhumeur
- Regardant dans le chapitre V, les tempéraments à travers leurs finalités sociales et adaptatives et leurs rôles déterminants dans la vie professionnelle et relationnelle
- Synthétisant dans le chapitre VI, lʼessentiel de la réflexion sur les tempéraments affectifs
- Citant plus de 400 références relatives aux travaux publiés sur les tempéraments
Ce travail de synthèse mʼa aidé à confronter mes observations cliniques auprès des milliers de patients avec les travaux publiés sur 25 ans de recherche et à avoir un éclairage innovant et bouleversant sur les tempéraments affectifs. Je souhaite partager cette synthèse avec les experts de ce domaine, les cliniciens, les psychologues et surtout les patients en recherche dʼune meilleure compréhension des troubles qui les affectent et en quête de se soigner tout en récupérant et protégeant leur propre « nature », leur « identité émotionnelle », leur « code affectif ».

Au commencement, cʼest la Nature. La Nature est avant, maintenant et après. Pas étonnant que pour explorer des phénomènes complexes comme les émotions et les tempéraments affectifs, est dʼavoir un retour incessant à la nature de lʼHomme. Mon expérience clinique auprès de milliers de patients mʼa révélé lʼimportance de cette nature au plus profond de la personnalité, une nature qui gère la vie émotionnelle, qui imprime ses particularités dans chaque personne et influence la probabilité de présenter un trouble de lʼhumeur et sa forme clinique et évolutive. Chacun de nous a besoin dʼavoir accès à la connaissance de soi, mais il existe une multitude de dimensions et de caractéristiques pertinentes dans notre « moi » ; On a notre caractère (partie rationnelle, morale et intellectuelle de notre personnalité) et surtout, notre tempérament (partie émotionnelle et biologique de notre personnalité). Mais, les deux sont liés, enchevêtrés et font partie dʼun tout, notre « identité profonde ». Le sujet abordé dans ce livre concerne les tempéraments affectifs qui sont en rapport intime avec la partie émotionnelle de la personnalité ; le tempérament représente lʼinterface entre nos gènes et nos réactions affectives (traits et états), une partie importante qui dicte ses lois dans notre vie, dans notre manière de réagir à lʼenvironnement, dans la régulation des émotions et des comportements.
Notre nature émotionnelle a été souvent négligée ou obscurcie par les multitudes théories psychologiques du dernier siècle, qui essentiellement privilégier la pensée, lʼinterprétation, la logique, la sémantique, la déduction et lʼanalyse ; comme si lʼon caricature, tendance à analyser le « pourquoi » des choses et des phénomènes opérant dans notre personnalité. Nous nʼavions pas appris grandes choses sur les processus émotionnels et affectifs, tels que lʼintensité affective, la réactivité émotionnelle et/ou la stabilité. Ainsi on a plus de facilité à raconter les événements de notre vie, les problèmes, les conflits, les accidents, les stress, les traumatismes... de manière analytique cherchant la cause : « POURQUOI ? » ; De plus, nous avons développé lʼhabitude de faire ce que lʼon attend de nous, de faire plaisir aux image que les autres nous renvoient, de réaliser ce qui semble le meilleur selon les parents, les éducateurs, la société et lʼautre quʼon aime… Notre environnement nous incite sans cesse à renier ou camoufler notre « vraie » nature émotionnelle. On est ainsi plutôt englué dans les « clichés » et les « normes » que dʼêtre en accord avec notre nature. Lʼanalyse des « pourquoi » domine sur la connaissance de la nature émotionnelle. Et on se trouve en train de répéter des scénarios hérités, dʼobéir à des idées reçues et véhiculées par la « majorité » en étant capable et préparé à analyser tout par la logique, la déduction et lʼintelligence rationnelle.
Notre cerveau a été surtout façonné, au cours du dernier siècle, par la raison, la logique, lʼefficacité, la course au succès, et par les séquelles des deux guerres mondiales. Cette mouvance nous a fait oublier lʼautre intelligence qui est en rapport intime avec la nature de la personne, ses émotions, son corps. En dʼautres termes, lʼintelligence rationnelle a favorisé les réflexes de juger et inhiber les reflexes de description des choses (sans rechercher les causes), mais juste les regarder, décrire et réagir avec le cerveau émotionnel. Prenons lʼexemple dʼune personne extravertie, sociable et gagnante ; On dira rarement que cette personne a un tempérament hyperthymique » mais plutôt on aura plus tendance à la juger comme intrusive, péteuse, orgueilleuse, arrogante, autoritaire, égocentrique… des attitudes interprétées comme une tentative de compenser un conflit enfui dans son inconscient, avec une mère négligente – une tentative de récupérer son attention et obtenir quʼelle soit fière de son fils. De même, on dira rarement que telle personne « est une cyclothymique » mais on lui collera des étiquettes dʼhystérique – narcissique – lunatique – comédienne, mauvais caractère, borderline… assorties dʼébauche dʼanalyse (cʼest à cause de sa mère dépressive qui nʼa pas pris soin dʼelle ; ou cʼest du mimétisme pour ressembler à son père bipolaire qui présentent des changements incessants de conduites et dʼhumeur…
La dominance de la partie rationnelle au cours du dernier siècle semble atteindre ses limites et passer la main à la partie voisine, celle de lʼémotion et des affects. Ce retour à la nature émotionnelle évoque les courants des premières médecines modernes qui sont nées en Grèce. Au début, cʼest Hippocrate qui était un des premiers à comprendre les maladies sans faire appel aux Dieux (il ne posait pas la question « pourquoi on est malade ? » et éviter cette réponse systématique « cʼest à cause des Dieux qui sont fâchés »). 500 ans plus tard, un autre grand médecin, Galien de Pergame, reprend la théorie des humeurs dʼHippocrate et lʼétend pour définir et expliquer les tempéraments humains et leurs rapports avec les maladies physiques et même psychiques. Il va utiliser les 4 humeurs basiques et leurs rapports avec les 4 éléments de la vie, les 4 âges et les 4 saisons, pour établir les 4 tempéraments : sanguin, mélancolique, bileux et lymphatique. Curieux de constater que Galien propose cette théorie des tempéraments, non seulement pour comprendre les maladies mais également pour savoir « qui nous sommes ». Cʼest probablement le premier modèle biologique de la personnalité (ou tempéraments) qui nʼest pas loin des théories modernes en psychiatrie biologique et génétique. Donc, chaque tempérament se distingue par les excès dʼune humeur donnée.
Ce que je trouve fascinant dans la théorie dʼHippocrate et de Galien, est la délicatesse de son application et sa modernité ;
  • Sa délicatesse car elle exige :
    - une observation détaillée et complète, avec exploration minutieuse des humeurs (dominance, abondance, mixtures, mutations)
    - une analyse des interactions avec lʼenvironnement et le style de vie (facteurs favorables ou défavorables à lʼépanouissement du tempérament)
    - suivie dʼune élaboration de remèdes adaptés à chaque configuration tempéramentale (avec ce sui était disponible à lʼépoque : les herbes, les épices, les métaux, les purges, les vomitifs, les suées, les saignées, assortis de conseils diététiques, de changement de climat, de cures, dʼactivités sportives…),
    - le tout inclus dans un genre de « philosophie de vie » ou de médecine basée sur le respect de la Nature.
    La méthode appliquée au centre des troubles anxieux et de lʼhumeur (CTAH) est proche de la théorie hippocratique ; elle est fondée sur lʼévaluation clinique minutieuse des symptômes, des tempéraments et des dimensions émotionnelles basiques et sur le choix assez fin de médicaments, avec le double souci dʼatteindre la cible désignée à changer et dʼéviter les effets secondaires (soulager sans nuire).

  • Sa modernité, puisquʼelle transparaît au cœur des thérapies modernes développées depuis peu pour les patients dépressifs et bipolaires, à savoir la psychoéducation, les thérapies des rythmes de vie et sociaux, les thérapies focalisées sur les croyances et les habitudes, lʼacceptation et le modèle dʼajustement harmonieux entre tempérament et environnement (« Goodness of fit »).
    Il me semble important de préciser que la théorie humorale et tempéramentale a perduré environ 25 siècles et quʼaujourdʼhui, elle subit une autre naissance sans prendre de ride. Pourquoi ? Non, je préfère comment ? Tout simplement, les humeurs et les émotions appartiennent à la nature qui est toujours là ; les maladies viennent et partent ; les maladies changent souvent de nom selon les époques, et souvent disparaissent à jamais. Mais, ce qui reste, cʼest la nature et ses liens intimes avec nos identités et nos troubles, à savoir les tempéraments. La connaissance des tempéraments affectifs a été à la base des théories des plus grands médecins de lʼantiquité, Hippocrate et Galien. Leur prophétie se perpétue jusquʼà nos jours et se valide par les travaux cliniques et pharmacologiques les plus récents pour une meilleure compréhension des troubles de lʼhumeur, une précision des diagnostics et un affinement des traitements chimiques et psychologiques.


  • Ce livre verra le jour à une époque où des débats animent la profusion des diagnostics de bipolarité et la surmédicalisation de la psychiatrie . La renaissance des tempéraments affectifs arrive à temps, à une période où le DSM-V, la nouvelle version du manuel diagnostique des troubles psychiatriques, vient de sortir, et sans trop tarder, se trouve au centre des critiques et des polémiques, même par les experts qui ont conçu les versions précédentes (DSM-III, III-R, IV et IV-R). La situation dichotomique qui oppose actuellement les médecins face à la « normalité » versus la « pathologie » en psychiatrie, doit à mon avis changer, car elle est pénalisante pour tout le monde, surtout pour les patients. Après 30 ans dʼexpérience clinique et de recherche en collaborant avec les pionniers dans le domaine de la bipolarité (Akiskal, Angst, Karam, Koukopoulos) et en organisant des congrès avec les experts internationaux, je peux affirmer les limites et les dangers de cette situation qui met en péril la santé des patients anxieux, dépressifs, bipolaires, cyclothymiques et en même temps, la crédibilité de la psychiatrie. La réponse doit venir dʼun retour à la Nature, aux sources de la Médecine, aux théories qui privilégient lʼobservation détaillée et fine des émotions et des styles affectifs, le recueil le plus complet des informations sur la personne et ses symptômes, et lʼanalyse et la synthèse des données obtenues selon une « trame » qui respecte la nature émotionnelle. Ainsi, la connaissance des traits naturels des tempéraments affectifs et des différents « styles » du fonctionnement des personnes qui les possèdent, permet de changer radicalement la manière de voir les troubles de lʼhumeur. Cette connaissance apporte un nouveau regard sur le « normal » et le « pathologique », qui place la nature émotionnelle au cœur de lʼensemble complexe de la personnalité, des relations et des troubles de lʼhumeur.

    Ce livre est dédié à mes patients qui mʼont aidé à conforter cette approche (et qui continuent à mʼaider pour améliorer mon approche et mes soins pour eux)
    A lʼéquipe de CTAH, Caline Majdalani, Vincent Trybou et Raya Hantouche, qui font un travail remarquable dans les évaluations cliniques systématiques ainsi que dans les suivis psychothérapeutiques
    Aux experts et amis qui mʼont guidé tout au long de mon travail clinique et de recherche :
    - Au Prof Hagop Akiskal à qui on doit la renaissance des tempéraments affectifs dans la psychiatrie moderne, et à qui je dois mon initiation dans le domaine de la bipolarité et des tempéraments – que cette amitié qui est naît depuis 28 ans, perdure
    - Au Prof Jules Angst à qui on doit la rigueur et lʼinnovation dans lʼépidémiologie moderne des troubles de lʼhumeur, et avec qui jʼai collaboré dans la recherche clinique sur lʼhypomanie et le spectre bipolaire
    - Au Prof Elie Karam qui, malgré la situation chaotique au Liban a réussi de réaliser une des plus belles études nationales sur les tempéraments et mʼa permis de partager ses données (une vraie mine dʼor) et dʼexcellents moments de discussion
    - Et au Prof Athanasios Koukopoulos, qui a été pour moi, un des plus grands cliniciens et penseurs des troubles de lʼhumeur, un vrai philosophe de la bipolarité et qui, malheureusement, nous a quitté en 2013. Ce livre est à sa mémoire pour que ses idées vivent et continuent à nous éclairer.
    Conférences sur la bipolarité 2013 en Tunisie (Sfax et Tunis)2/5/2013En avril 2013, le Dr Hantouche a présenté une série de conférences en Tunisie :

    - 2 conférences à Sfax, le 18 avril en collaboration avec lʼARESMS, une pour les médecins généralistes concernant « le dépistage de la dépression bipolaire » et une autre destinée aux psychiatres au sujet du « Traitement de la dépression bipolaire et place des antipsychotiques atypiques ».

    - 2 autres conférences à Tunis en collaboration avec le Collège National de Psychiatrie et la Société Tunisienne de Psychiatrie, présidé par le Pr Raja Labbane ; une conférence le 19 avril sur la « Cyclothymie, ses spécificités cliniques et thérapeutiques » et une autre le 20 avril sur « cas cliniques complexes » au sein dʼun séminaire sur les troubles bipolaires
    Lieu : Amphithéâtre Sleim Ammar – Hôpital Razi

    Programme du séminaire

    Le Vendredi 19 Avril 2013
    . Bipolarité et Créativité : Raja Labbane
    . La Bipolarité au féminin : Rym Ghachem
    . La Cyclothymie : Elie Hantouche
    . Le Trouble Bipolaire juvénile : Asma Bouden
    . Bipolarité et Comorbidité : Mejda Cheour
    . Dépression Bipolaire : Taieb Ghodhbane

    Le Samedi 20 Avril 2013
    . Les Tempéraments : Rabaa Jomli
    . Aspects médicaux-légaux et Bipolarité : Rym Ridha
    . Les états mixtes : Taieb Ghodhbane
    . Cas difficiles de bipolarité : Elie Hantouche

    Cette série de conférences mʼa permis de constater lʼimplication de la psychiatrie tunisienne dans le domaine des troubles bipolaires, tant dans la recherche clinique que dans la pratique clinique privée et universitaire.

    Deux présentations pour aller plus loin :
    http://ctah.eu/_doc/ctah-hantouche-sfax-mg-avril13.pdf
    http://ctah.eu/_doc/ctah-sfax2-psy-avril13.pdf


      Aller plus loin
    Conférence Bycicle - CTAH Recherche4/4/2013Conférence de Bicycle avec CTAH Recherche qui va avoir lieu le 25 Avril 2013 à lʼAmphithéâtre SHU, 1 rue Cabanis - 75014 Paris

      Aller plus loin
    Nouvelles approches : comprendre et traiter les TOC21/1/2013"Comprendre et traiter les Troubles Obsessionnels Compulsifs, nouvelles approches", le nouveau livre de CTAH Recherche.

    Le trouble obsessionnel compulsif est une maladie à part entière concernant près de 3% de la population générale. Cet ouvrage intègre les connaissances neuroscientifiques, cliniques et pratiques les plus actuelles sur la compréhension et la prise en charge de cette maladie. Les différents modèles explicatifs classiques sont détaillés et enrichis par les nouvelles données scientifiques et cliniques. Après une revue des techniques thérapeutiques éprouvées (psychothérapies, médicaments), les auteurs proposent de nouvelles actions en psychothérapie (nouvelle approche de la thérapie comportementale et cognitive, prise en compte de lʼentourage du malade comme facteur toxique ou thérapeutique). Cet ouvrage constitue donc un outil complet dont lʼobjectif est de mieux comprendre pour mieux soigner les TOC.

    Auteurs : Anne-Hélène Clair, Vincent Trybou, Christophe Demonfaucon (AFTOC), Elie Hantouche, Luc Mallet, Margot Morgiève
    Sorti le 9 janvier 2013
    Dunod
    392 pages
    Lecture Award Innopsy 201217/12/2012Le mardi 27 novembre 2012, s’est tenue la conférence « Lecture Award Innopsy 2012 » (programme dans le lien) organisée par le Prof AC Altamura, de l’Université de Milan. Le Dr Hantouche était invité avec les Profs Maj et Akiskal à cette manifestation. Cette conférence était dédiée aux avancées dans le diagnostic et le traitement des troubles bipolaires.

    Le Dr Hantouche a présenté sa communication sur les complexités de la bipolarité avec un focus sur les états mixtes, qui en fait illustrent l’aspect le plus complexe de la bipolarité. Après une revue des classifications des troubles bipolaires, notamment celles en faveur du Spectre Bipolaire, le Dr Hantouche a insisté sur les limites de ces classifications et surtout sur les difficultés de leur application en pratique, notamment à une époque où les psychiatres gardent une vision assez monolithique de la bipolarité (avec une approche de « tout ou rien », dans le sens où on est bipolaire ou pas, donc une reconnaissance pour les formes typiques ou standards du trouble bipolaire).

    C’est dans ce contexte, le Dr Hantouche a abordé le problème de la mixité : les manies mixtes et les dépressions mixtes. Il a cité les résultats de l’étude nationale française « EPIMAN-II Mille » qu’il a mise en place en collaboration avec les Profs Azorin (Marseille) et Akiskal (San Diego, USA). Il s’agit d’une des plus grandes études réalisées sur le Manies Mixtes. Cette étude a confirmé que la présence de 2 symptômes dépressifs au sein de la manie était suffisante pour définir la mixité de la manie (pour rappel, le DSM-IV TR exige la présence d’au moins 5 symptômes dépressifs). De manière plus précise, la dépression au sein de la manie s’exprime selon 2 facteurs : un facteur émotionnel – cognitif (humeur dépressive, sentiments de culpabilité, de désespoir et idées suicidaires) et un facteur psychomoteur (ralentissement, fatigue, perte d’intérêt, hypersomnie). Les items « labilité » et « irritabilité » formaent un facteur à part. Cette double dimension de la mixité dépressive intra-maniaque confirme les idées de Kraepelin au sujet des états mixtes.

    En plus de la validité de cette définition, la manie mixte se distingue par :
    - Prédominance du sexe féminin
    - tempérament complexe (dépressif, cyclothymique et irritable)
    - degré de récurrence plus élevé
    - conduites suicidaires plus fréquentes
    - faux diagnostics en faveur des troubles anxieux et de la personnalité (un tiers des cas !)
    - plus d’éléments psychotiques non congruents
    - longs délais pour l’instauration des traitements adéquats
    - usage plus fréquent d’antidépresseurs et anxiolytiques

    Le sujet des Dépressions Mixtes est nettement plus complexe que celui des manies mixtes, notamment quand on regarde les divergences des approches actuelles pour définir la mixité au sein des épisodes dépressifs (cf dossier Déc 2012 sur le site ctah).
    En effet, il existe plusieurs moyens pour la définir
    - dans le DSM-IV : Dépression majeure avec une manie syndromique (tous les critères de manie)
    - dans le DSM-V : Dépression majeure avec des symptômes maniaques qui ne se chevauchent pas avec la dépression
    - selon Koukopoulos = Dépression majeure avec agitation / irritabilité / labilité émotionnelle / agitation mentale / absence de ralentissement psychomoteur (avec ou sans symptômes maniaques typiques)
    - selon Akiskal, Dépression majeure avec des traits de tempérament (hyperthymique / irritable / cyclothymique) qui participent à la formation de la mixité.

    Ces divergences des définitions confirment la complexité du sujet et ouvrent le débat sur la validité et l’utilité de chaque définition. Pour l’instant, les études récentes confirment la validité des approches de Koukopoulos et d’Akiskal en faveur d’une spécificité des dépressions mixtes, même au sein des dépressions bipolaires. En fait, ces dépressions mixtes caractérisent un trouble bipolaire distinct avec :
    - âge de débit plus précoce
    - risque suicidaire nettement plus important
    - récurrence et chronicité
    - plus d’éléments psychotiques
    - résistance aux traitements conventionnels
    - plus de cycles rapides
    - plus de virages thymiques

    Le Dr Hantouche a conclu sa conférence en insistant sur la nécessité des bilans cliniques complets face à une dépression ou une manie, afin d’obtenir le diagnostic le plus précis de la nature de l’épisode (pure ou mixte) et la forme du trouble dans sa globalité (âge de début, tempérament de base, mode évolutif, réactivité aux psychotropes…) – ce qui est illustré dans le projet « TRAMES-BP » développé depuis 2009 au CTAH.

    Dans cette photo, le Dr Hantouche est entouré, à gauche par le Prof AC Altamura (organisateur de la conférence Lecture Award Innopsy 2012) et à droite par le Prof HS Akiskal (receveur du prix d’innovation psychiatrique 2012)


      Aller plus loin
    Psychoéducation des enfants et adolescents cyclothymiques21/11/2012Le Dr Hantouche et Mme Caline Majdalani interviendront dans le cadre des conférences mensuelles ARGOS2001 le 13 décembre 2012 à 19h30 sur le thême "La psychoéducation des enfants et des adolescents cyclothymiques"

    La conférence ce tiendra à:
    FIAP Jean Monnet
    30 rue Cabanis
    75014 Paris

    Lʼassociation Bicycle sera elle aussi présente.


      Aller plus loin
    Interview du Dr Hantouche sur le trouble anxieux généralisé15/10/2012Le Dr Elie Hantouche nous explique dans cette vidéo lʼimpact du trouble anxieux généralisé (TAG) dans la vie quotidienne des 4 à 7% de la population quʼil touche. Il nous explique aussi dʼoù vient ce trouble et les traitements que lʼon peut proposer pour améliorer la vie des patients.

      Aller plus loin
    Journée Scientifique de lʼAFTOC14/9/2012La prochaine journée scientifique de l’AFTOC aura lieu le Samedi 13 octobre - de 13h30 - 17h30, à l’ICM – Hôpital Pitié-Salpêtrière. Salle de conférence.

    Programme des conférences :

    13h30-13h45 : Introduction : Christophe Demonfaucon - Dr Luc Mallet
    13h45-14h05 : lʼAFTOC, 20 ans de terrain. Christophe Demonfaucon
    14h15-15h00 : PICRI, démarche et résultats. Margot Morgiève et Anne-Hélène Clair
    15h00-15h30 : pause
    15h30-15h50 : nouvelle approche en TCC : Vincent Trybou
    15h50-16h15 : médicaments et TOC : Dr Elie Hantouche
    16h15-16h35 : Stimulation Cérébrale Profonde - premiers résultats et actualité : Dr Luc Mallet.
    16h35-16h55 : Témoignages patients : SCP - TCC
    16h55-17h15 : Questions - Réponses avec les intervenants.
    17h15-17h30 : Conclusion : un membre du CA de lʼAFTOC.

    Les conférenciers de cette journée sont les auteurs d’un nouvel ouvrage consacré aux TOC qui va paraître prochainement aux éditions Dunod « Comprendre et Traiter les Troubles Obsessionnels Compulsifs »


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    12eme congrès international sur les troubles bipolaires : Nice, mai 201223/5/2012Le 12ème congrès d’IRBD (revue international des experts des troubles bipolaires) s’est tenue à Nice, du 21 au 23 mai 2012, sous la présidence du Pr JM Azorin (hôpital Ste Marguerite, Marseille), du Pr D PRINGUEY (hôpital Pasteur, Nice) et le Dr E Hantouche (chairman et organisateur du programme scientifique).

    Cette manifestation a rassemblé 700 participants avec un pourcentage de 65% qui n’ont pas été invités par les laboratoires pharmaceutiques – ce représente un vrai record jusqu’à présent ! Ce qui confère à cette manifestation son label de « meilleure conférence mondiale » sur la bipolarité, en dépassant les conférences en 2012 de l’ISBD et de l’ISAD (deux sociétés scientifiques sur les troubles bipolaires et dépressifs) !

    Les conférences ont été programmées sur 3 jours (ci-joint le programme en pdf) et essentiellement focalisées sur l’approche clinique et thérapeutique des troubles bipolaires.

    Pour la première fois, le congrès IRBD a réussi d’inviter 3 grands experts : les profs. Jules ANGST, Ronald FIEVE et Paul GROF, qui ont marqué l’histoire contemporaine de la bipolarité avec la dichotomie de la PMD (en UP / BP) et l’exploration des effets du lithium. A côté, une soixantaine d’experts ont été invités –
    Le Dr Hantouche fier et satisfait d’avoir organisé la 12ème conférence de l’IRBD dans une période où le soutien des laboratoires pharmaceutiques est au plus bas – une réussite qui témoigne de l’intérêt des psychiatres dans ce domaine, qui ne cesse d’évoluer, notamment dans son approche clinique, dans le repérage des formes particulières, dans l’exploration des tempéraments, dans le dépistage et dans la prise en charge.

    Des synthèses des conférences présentées au 12ème IRBD seront postées sur le site CTAH-Recherche. La première concerne la conférence du Pr Paul GROF sur l’étude LITMUS et le profil clinique des bipolaires sensibles aux effets du lithium (dossier Juillet 2012).

    Dans cette photo, le Pr D Pringuey (hôte du congrès IRBD, Nice 2012) entouré par le Pr JM Azorin (président du congrès) et le Dr E Hantouche (chairman et organisateur scientifique du congrès)


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    Symposium international de Rome 201228/1/2012Le Dr Hantouche a été invité au symposium international, organisé par le Pr Athanasios KOUKOPOULOS (fig) qui a eu lieu à Rome, le 20 et 21 janvier 2012, au Centre Angelicum Congress.
    Le thème global du symposium « Le Spectre Bipolaire : de la maladie somatique à la maladie maniaco-dépressive ».
    La conférence du Dr Hantouche concernait les éléments essentiels de l’évaluation de la bipolarité. Le projet « TRAMES-BP » développé au CTAH a été présenté (lien : http://www.ctah.eu/espaces.php?ref=1/3/4/681)
    L’idée fondamentale est que le trouble bipolaire ne peut pas être défini par les « épisodes » (un des défauts majeurs des DSMs) mais par une trame (ou un canevas) qui rassemble : les tempéraments de base, la réactivité aux médicaments, l’âge de début, le mode évolutif, puis les épisodes et leurs séquences. L’expérience clinique auprès des centaines de patients dépressifs ou anxieux complexes, résistants aux traitements conventionnels, est en faveur de cette approche.
    Le lecteur peut consulter le diaporama du Dr Hantouche sur ce lien http://ctah.eu/illusCTAH/actualites/Hantouche-Rome-2012.pdf .


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    La supertition remède contre lʼanxiété ?28/11/2011"Il faut savoir là où sʼarrêtent les "bons" comportements et où commencent ceux qui deviennent handicapant."
    telle est lʼintroduction de lʼinterview du Dr Hantouche pour le Figaro/santé à lʼocasion de la sortie de son livre "TOC : vivre avec et sʼen sortir" chez Josette Lyon.

    lʼarticle en entier


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    Nouveauté CTAH : Consultation "Addictions"22/9/2011CTAH annonce la mise en place dʼune consultation spécifique pour les addictions chimiques et comportementales, à partir du mois dʼoctobre 2011. Cette consultation sera assurée par le Dr Samir Chebbi et Mlle Raya Hantouche (psychologue)

    Objectifs:
    - abstinence : sevrage total et définitif
    - prévention des rechutes
    - amélioration de la qualité de vie et par voie de conséquence, réinsertion socioprofessionnelle

    Différents temps du traitement:
    - évaluation clinique et psychologique
    - information; psychoéducation
    - motivation au changement et au sevrage (entretiens motivationnels)
    - psychothérapie ( TCC pour l’essentiel, EMDR en cas d’ESPT ou stress post-traumatique)
    - thérapies individuelle et de groupe
    - traitements « addictolytiques » médicamenteux
    - prise en charge des comorbidités psychiatriques.

    Prise en charge thérapeutique intégrée dans le centre :
    - traitement addictologique et psychiatrique par l’équipe du centre
    - coordination entre les différents thérapeutes
    - souplesse et multiplicité des programmes et outils
    - individualisation des projets thérapeutiques
    - adaptation de la thérapie à l’environnement du sujet
    - coordination du traitement par le référent-patient

    Lʼhyperémotivité chez les enfants19/9/2011Lundi 19 septembre 2011, Melle Caline Majdalani participera à lʼémission "les Maternelles" sur France 5. Un extrait de séance de thérapie sur lʼhyperémotivité sera diffusé en accompagnement de lʼinterview sur le plateau. Découvrez en quoi concrètement comment aider vos enfants !
    Lʼémission sera consultable sur le site de France 5 pendant une semaine.
    http://les-maternelles.france5.fr / ?page=emission & id_rubrique = 3917 (enlever les espaces, sʼil vous plaît)

    Parution du livre DOWNUP et UPDOWN - Jʼapprends ma cyclothymie28/8/2011Bicycle est fière dʼannoncer la parution du livre psycho-éducatif pour enfant cyclothymiques de 6 à 12 ans

    DOWNUP et UPDOWN - Jʼapprends ma cyclothymie
    Bicycle - Caline Majdalani - Jérôme Eho

    Au travers de 15 thématiques essentielles deux personnages de BD, Downup la fille et Updown le garçon,
    apprennent aux enfants cyclothymiques les arcanes de leur maladie.
    Des jeux proposent à lʼenfant des solutions possibles à chaque problématique.

    En partenariat avec CTAH-Recherche, ce livre a été conçu à plusieurs mains :
    avec un collectif de mamans Bicycle, Caline Majdalani, psychologue clinicienne spécialisée dans les thérapies de la cyclothymie et notamment celles des enfants et Jérôme EHO, créateur de BD.

    Ce livre est un outil qui permet à lʼenfant de commencer à sʼauto-gérer, à la famille dʼadapter son éducation, a un psychothérapeute comme support à sa thérapie.

    Pour en savoir plus et commander le livre : http://www.bicycle-asso.org/asso/Downup-Updown.php

    La psychoéducation, cʼest notre leitmotiv à Bicycle, nous souhaitons que les enfants acquièrent les outils indispensables pour gérer les effets de leur cyclothymie avant le passage difficile de lʼadolescence et que lʼhygiène de vie, se méfier de ses ressentis, anticiper ses humeurs... deviennent des habitudes.

    Lʼéquipe Bicycle.



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    Pr. Ronald Fieve au CTAH3/7/2011Le Dr Hantouche a reçu en juin dernier le Pr Ronald Fieve au CTAH. Lors de cette visite, les deux psychiatres ont échangé des discussions autour de leurs pratiques respectives avec les patients bipolaires, notamment ceux qui présentent des formes cliniques non reconnues par le DSM ou par les psychiatres. Par la suite, ils ont préparé la participation du Pr Fieve au prochain congrès international IRBD (réunion annuelle des experts des troubles bipolaires) qui aura lieu en mai 2012 â Nice et sera présidé par le Dr Hantouche et le Pr Azorin (Marseille).

    Le Dr Hantouche a proposé au Pr Fieve de faire une conférence plénière sur le ? trouble bipolaire type II-B ? (B comme Bénéfique) qui est largement détaillée dans son dernier livre ? Bipolar Breakthrough ?, traduit par ? Comment bien vivre avec des troubles bipolaires : savoir soigner les bas pour tirer profit des hauts ?, et paru chez Flammarion en Mars 2011.

    Le psychiatre et psychopharmacologue Ronald R. Fieve est connu dans le monde entier pour avoir mené depuis une quarantaine dʼarmées des recherches pionnières dans le traitement de la maladie bipolaire. Il est également lʼauteur de ˮNous sommes tous des maniaco-dépressifsˮ (Flammarion, 1980) et ˮProzac, questions-réponsesˮ (Marabout, 1994).

    Présentation du livre du Pr Fieve
    Depuis quelques jours, vous veillez tard, dormez très peu, êtes sur mille fronts, et vous vous acquittez de toutes vos tâches. Vous pouvez même danser jusquʼâ lʼaube et arriver le premier au travail. Intrépide, persuasif, intuitif, charismatique, créatif, vous avez des ailes. Puis, brusquement, vous chutez : irritabilité, voire arrogance, et pour certains alcoolisme, addiction au jeu ou aux drogues, hypersexualité... ; vous sombrez dans la dépression et mettez votre vie familiale, sociale et professionnelle en danger. Une consultation sʼimpose : ne seriez-vous pas bipolaire ? Des millions de personnes dans le monde profitent de tels moments dʼexaltation, ou dʼˮhypomanieˮ, sans pour autant traiter les troubles de lʼhumeur et les graves périodes de déprime. Pourquoi ? Bien souvent, parce quʼils ont peur que cela nuise â leur réussite. Or la bipolarité, même modérée, est lʼune des maladies mentales associées â lʼun des plus hauts taux de dépression et de suicide lorsquʼelle nʼest pas correctement traitée. Il est donc vital de la diagnostiquer et de la soigner.

    Dans ce livre, le Dr Fieve vous propose : des encadrés récapitulatifs pour conseiller les bipolaires et les membres de leur famille, ainsi que des tests dʼévaluation ; des informations sur les médications de pointe (thymorégulateurs, anticonvulsivants, neuroleptiques, antidépresseurs...) et les thérapies non médicamenteuses (psychothérapie, luminothérapie, diététique...); des moyens pour tirer profit durablement de lʼénergie des phases hypomaniaques (surveillance et stabilisation des troubles thymiques sans altération de la créativité).

    Destiné aux personnalités bipolaires, â leurs proches et aux professionnels de la santé, ce livre est aussi un recueil dʼhistoires saisissantes qui invitent â déceler en soi et autour de soi les symptômes dʼune pathologie qui, bien traitée, peut se révéler particulièrement bénéfique.



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    Bipolarité dans Rue8927/6/2011Un article de Vincent Trybou sur les troubles bipolaires et le risque de comportements risqués (VIH), sur rue89

    http://www.rue89.com/2011/06/21/y-aurait-il-des-seropositifs-acceptables-et-des-seropositifs-nuisibles-210144
    Le Journal de Léa, Dr E. Hantouche et Melle N. Faucheux8/6/2011Dr Élie Hantouche, Nathalie Faucheux
    Le Journal de Léa
    Cinéma, TOC et trouble bipolaire
    Odile Jacob, Juin 2011

    "Je m’appelle Léa. Mes angoisses et mes pensées intrusives, c’est comme des décharges électriques qui me paralysent de terreur. Elles lacèrent mon cerveau et parasitent mes pensées sans que je puisse réagir pour les neutraliser ou simplement les négliger ? mais je ne suis pas folle ! Le seul moyen que j’ai trouvé pour les apaiser, c’est de regarder des films, d’y puiser des solutions."

    Léa est une jeune femme de 24 ans. Depuis plusieurs années, elle souffre de troubles étranges : elle répète sans cesse les mêmes gestes ou les mêmes phrases, elle est envahie par des pensées gênantes. Pourtant, le cas de Léa n’est pas isolé : rien quʼen France, son trouble touche des centaines de milliers de personnes.
    C’est à travers les films de ses réalisateurs préférés que Léa va tenter de raconter son histoire, et surtout de comprendre ce dont elle souffre.

    Un éclairage inédit, à la fois médical et original, sur une maladie complexe.

    Élie Hantouche est médecin psychiatre, fondateur du Centre des troubles anxieux et de l’humeur (CTAH), secrétaire du Forum européen bipolaire. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment "Troubles bipolaires, obsessions et compulsions. Les reconnaître et les soigner"

    Nathalie Faucheux est scénariste et réalisatrice de courts-métrages. Elle est également art-thérapeute. Elle a mis en place un atelier de communication en prison et utilise le cinéma comme outil thérapeutique.


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    Les bipolaires touchés par le sida ?5/6/2011Un article de Vincent Trybou sur le CTAH, Bipolaire Info et le site de Didier Lestrade :
    lien sur le ctah ou lien sur le site de Didier Lestrade ou lien sur le site de Bipolaire Info
    un bipolaire mort et oublié5/6/2011Un article poignant de Didier Lestrade, co-fondateur dʼAct Up, sur le décès dʼun de ses amis souffrant de troubles bipolaires.
    A lire, en espérant que cela porte à une nécessaire réflexion : article de Didier Lestrade
    Bipolarité et addictions20/5/2011Un vaste débat ... les addictions font-elles partie de la bipolarité ? un petit tour dʼhorizon pour mieux comprendre : bipolarité et addictions

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    Catherine Zeta-Jones, maniaco-dépressive15/4/2011Madame le Figaro lʼannoncé : Catherine Zeta-Jones est maniaco dépressive, une artiste bipolaire comme nous les aimons.



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    conférence AFTOC / PICRI14/4/2011Le 29 mars 2011, Vincent Trybou a participé â la conférence AFTOC et PICRI â la Pitié Salpétrière et y a présenté les Thérapies Comportementales et Cognitives pour la prise en charge des Troubles Obsessionnels Compulsifs.
    Les TOC dans Science et Vie14/4/2011Dans le prochain numéro du Magazine Science et Vie, Vincent Trybou parlera des Troubles Obsessionnels Compulsifs et des thérapies efficaces.
    Burning Issues in Psychiatrie, 27 et 28 octobre 20113/4/2011Le Dr Hantouche, en collaboration avec le Prof Elie KARAM (Liban), lancent le projet ˮBurning Issues in Psychiatrieˮ (thèmes dʼactualité en psychiatrie) en organisant une première conférence internationale sur le thème ˮSPECTRE BIPOLAIREˮ, qui aura lieu â Beyrouth le 27 et 28 oct 2011. Cette conférence est destinée aux psychiatres et médecins.

    Dear Colleague
    A very warm welcome to Burning Issues in Psychiatry.
    This series of conferences is intended to be held every two years and to address current issues in Psychiatry at the time of the conference.
    For the first conference, the selected topic is:
    Bipolar Spectrum
    The concept of Bipolar Spectrum was first originated over a decade ago, and has found acceptance amongst many, whilst being considered as contentious by others. The current situation is summed up well by Prof Eric Youngstrom as follows:
    The idea of a ?bipolar spectrum? is controversial due to 1) lack of widely accepted definitions, 2) concern that spectrum definitions might subsume cases with nonbipolar disorders, 3) worry that ?diagnostic creep? may lead practitioners to overdiagnose bipolar disorder in marginal cases, and 4) worry that more diagnosis of bipolar spectrum may increase aggressive pharmacotherapy. These concerns are weighed against theoretical and empiric evidence converging in support of the bipolar spectrum as having prognostic and prescriptive validity. Practitioners can use inexpensive and practical strategies to incorporate the spectrum concept into their work while minimizing risks of overdiagnosis or unnecessary medication exposure.
    Ref: Curr Psychiatry Rep (2010) 12: 479-489 1st September 2010
    Understand more about this concept by listening to the main protagonists - the conference will bring together the worldʼs experts in Bipolar Spectrum and these experts will provide a series of keynote lectures - hear from Prof Hagop Akiskal, Prof Jules Angst, Prof William Corryell, Prof John Kelsoe, Prof Zoltan Rihmer, Prof Guilio Perugi, Prof Andreas Erfurth...and many more.
    The setting for the conference is the beautiful Hotel Phoenicia, based on the waterfront in the wonderfully reconstructed downtown area of Beirut. Take the opportunity to discover this wonderful city with 6000 years of culture and heritage to be explored.
    Chaired by the dynamic Elie Karam and Elie Hantouche, themselves experts in the field, it is certain that both sides of the Burning Issue of Bipolar Spectrum will be thoroughly examined.
    We look forward greatly to welcoming you to Beirut. Please take the time to visit the website and consider participating.
    With warm regards

    Elie Karam et Elie Hantouche
    Emission sur les TOC sur M6 le 13 mars7/3/2011Vincent Trybou participe â lʼemission consacrée aux TOC et Tics, le 13 mars 2010 â 20 heures, sur M6.

    http://www.m6.fr/emission-e_m6/13-03-2011-pourquoi_avons_nous_des_tics_des_toc_ou_des_tac_que_dit_la_science-23856738.html
    Conférence Hantouche au SOPSI 20112/3/2011C’est la huitième participation du Dr Hantouche au congrès national de la société de psychopathologie italienne, SOPSI

    Le thème de ma conférence concernait ? les aspects psychologiques de la cyclothymie : implications thérapeutiques. ? Cette conférence faisait partie du symposium consacré au Stress Post-Traumatique avec la participation des Professeurs Dell’Osso, Carmassi, Perugi (Institut de Pise) et Rossi (Aquila ? lieu du dernier tremblement de terre en Italie, en avril 2009)
    Les études présentées lors du symposium suggèrent l’hypothèse selon laquelle la bipolarité cyclothymique serait un facteur de risque au développement du stress post-traumatique, lire Cyclothymie et stress post-traumatique : quels rapports ?

    Ps : Dr Hantouche déclare l’absence de conflits d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique? il a été invité par le comité organisateur de SOPSI (Société Italienne de Psychopathologie) qui ont offert le billet en classe économique et 4 jours d’hôtel et sans honoraires pour la conférence.


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    Documentaire sur TF1 sur la thérapie des TOC26/1/2011Le vendredi 11 Février, â 23h20, TF1 diffuse un documentaire sur le thème ˮObsession, sur la voie de la guérisonˮ. Le CTAH a participé au tournage de ce documentaire. Vincent Trybou a suivi pendant 14 semaines une femme atteinte de TOC. Les caméras ont suivi la patiente et le psychologue dans les exercices quotidiens pour guérir de la maladie.

    Premières images ici : http://videos.tf1.fr/obsession/obsession-les-1eres-images-de-l-emission-6241027.html

    La Bipolarité a souvent une Enfance Négligée par Dr Hantouche29/11/2010C’est le thème de la conférence du CTAH (C. Majdalani et E. Hantouche) qui sera présentée dans le cycle des conférences organisées par ARGOS 2001, le jeudi 16 décembre 2010, â 20h00. http://www.argos2001.fr tél : 01 69 24 22 90
    La conférence aura lieu au FIAP, 30 rue Cabanis, Paris 75014, métro glacière
    Le CTAH aura le plaisir de co-animer cette manifestation avec l’association BICYCLE.
    En effet, les patients bipolaires cyclothymiques ont souvent des parcours de vie compliqués et très douloureux. Pour comprendre la maladie bipolaire, il est important d’aller au-delâ des épisodes thymiques. La maladie est plus complexe qu’une alternance d’épisodes dépressifs et ? hypo)maniaques. D’autres paramètres fondamentaux sont â considérer, tels que l’âge de début, le mode évolutif et les tempéraments de base.
    Dans le ? projet CTAH ?, nous évaluons systématiquement les tempéraments affectifs (questionnaire TEMPS-A, développé par Akiskal et Hantouche), le tempérament de l’adulte (selon M. Rothbart) et les Schémas de Vie (selon J. Young). Lors de cette conférence, des résultats préliminaires seront présentés et discutés avec les participants d’ARGOS.
    Notre hypothèse suggère que des schémas de vie dysfonctionnels dérivent des tempéraments affectifs pré-bipolaires, notamment la cyclothymie (mélange d’affects positifs et négatifs, d’une sensibilité d’orientation extrême et un dérèglement du contrôle exigeant de l’effort). Les traits affectifs sont toujours en rapport avec la qualité et la répétition des émotions voir même des croyances et des actions ; on a donc intérêt â comprendre les tempéraments et les schémas de vie, de manière objective sans jugement, ni culpabilité ni dénigrement de soi.
    Les schémas de vie représentent toute la connaissance de la personne et comportent un ensemble de souvenirs, de cognitions, d’émotions et de sensations corporelles. Ils se développent tôt dans l’enfance ou l’adolescence et ont tendance â se répéter (comme un scénario). Même quand ils sont destructeurs, ils assurent un sentiment de sécurité et de prévisibilité. Donc, la personne est naturellement réticente â abandonner ses propres schémas.
    Chez les personnes cyclothymiques, nous avons observé une dominance de 5 schémas de vie
    - ? Abandon - Instabilité ?
    - ? Dépendance - Incompétence ?
    - ? Sacrifice de soi - Abnégation ?
    - ? Idéaux Exigeants ?
    - ? Autocontrôle et Autodiscipline Insuffisants ?
    Le mélange de ces schémas dévoile un des paradoxes des bipolaires cyclothymiques qui oscillent en permanence entre la déconnexion et la surconnexion avec autrui et entre le perfectionnisme, l’impulsivité et le manque d’autodiscipline et de contrôle émotionnel. Un des points forts de cette approche est de réduire la confusion systématique entre la cyclothymie et les troubles de la personnalité (notamment la personnalité Borderline, narcissique, dépendante, hystérique...) et montrer ainsi ce qui est essentiel et spécifique dans la cyclothymie et la bipolarité juvénile.
    Quand on parle de tempéraments et de schémas de vie, force est de regarder de près ce qui se passe dans l’enfance des patients bipolaires cyclothymiques - une enfance qui présente de manière constante des signes et des indices de bipolarité. Mais le constat est flagrant : la bipolarité juvénile est encore un sujet ? tabou ?, une maladie souvent négligée ou ignorée.


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    Complexes corporels, et si c’était une phobie obsédante ?28/10/2010Nous avons tous des petits complexes : nez trop long, hanches trop larges, oreilles décollées? Mais quand ces complexes finissent par devenir une véritable obsession, on parle alors de dysmorphophobie. Une maladie qui se soigne.
    Caline Majdalani expose ce ˮtroubleˮ dans maxi-mag.

    Qu’est ce que la dysmorphophobie ?
    C’est un trouble obsessionnel qui entraine une vision déformée d’une ou plusieurs parties de son corps.

    En quoi est-ce différent d’un complexe ?
    Le simple complexe n’a pas d’impact sur la vie quotidienne. Vous trouvez par exemple, que vous avez une trop petite poitrine mais cela nous vous empêche pas de vous mettre en maillot de bain, de sortir, d’être prise en photo et tout simplement d’être heureuse? Ce qui n’est pas le cas du dysmorphophobique.

    Retrouvez aussi ce sujet sur ctah.eu :
    Le BDD ou l?obsession de l?apparence : TOC, cyclothymie ou autre ?


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    Conférences Dr Hantouche15/10/2010Le Dr Hantouche est intervenu dans deux congrès pour présenter l’approche tempéramentale du spectre bipolaire : le 26 mars 2010 au congrès des troubles bipolaires organisé par le Pr Koukopoulos (â Rome)
    et le 12 mai 2010 au 10ème congrès mondial de l’IRBD (qui s’est tenu lieu â Budapest).

    Lors de ces 2 conférences, le Dr Hantouche a présenté les données préliminaires du ? projet CTAH ? concernant l’exploration de l’hypomanie (Check-List-32 de Angst), du test bipolarité - cyclothymie (de Hantouche), des tempéraments affectifs (TEMPS-A d’Akiskal - version française de Hantouche), de l’intensité affective (de Larsen), du questionnaire du Tempérament Adulte (ATQ de Rothbart) et le questionnaire des Schémas de Vie (de J. Young).

    Retrouvez-en sur Outils Bipo


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    Les maniaco-dépressifs plus exposés au VIH ?31/8/2010Les troubles bipolaires pourraient représenter un facteur de risque d’exposition au virus du sida. Des chercheurs isolés tentent de faire reconnaître ces malades comme une population â risque. Une démarche qui ne fait pas l’unanimité, notamment chez les acteurs de la prévention, qui craignent un amalgame.



    Vincent Trybou développe sa position dans l’article.


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    Troubles bipolaires : de l’euphorie â l’effondrement30/8/2010Troubles bipolaires : de l’euphorie â l’effondrement
    Élie Hantouche
    Plus bas que terre ou électrisé, le patient bipolaire passe d’un excès â l’autre de manière préjudiciable pour lui comme pour son entourage.
    Un trouble bipolaire est défini par la récurrence d’épisodes dépressifs alternés avec des épisodes de polarité opposée, que l’on qualifie d’épisodes maniaques ou hypomaniaques, â type d’exaltation, d’hyperactivité et d’accélération psychique et motrice. L’alternance des épisodes se fait avec des séquences de manie puis de dépression, ou l’inverse (dépression puis manie). Dans 50 % des cas, les épisodes sont de nature mixte, c’est-â-dire qu’ils comportent simultanément des symptômes maniaques et dépressifs (encadré ci-dessous).

    Un peu d’histoire
    Voici 2 500 ans, Hippocrate décrivait la ? mélancolie ? ou bile noire. Aretaeus de Cappadoce, au IIe siècle, établissait un lien entre la manie et la mélancolie. En Espagne, en 1759, Andres Piquer portait le diagnostic moderne d’affects mélancolique et maniaque. Mais c’est en France, ent...


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    Conférence Hantouche avec ? Etoile Bipolaire ?3/7/2010Conférence â Lille-22 Avril 2010
    Le Dr Hantouche a été invité par l’Association Etoile Bipolaire pour donner une conférence sur les rapports entre bipolarité et créativité (cf. diaporama en dossier pdf).
    La conférence a duré plus de 2 heures et demi avec plein de questions de l’audience au sujet de la classification intra-bipolaire qui sépare les ? troubles BP épisodiques ? contre les ? troubles BP avec instabilité persistante ? ou ? troubles cyclothymiques ?. L’intérêt porté â la cyclothymie est surtout lié â sa méconnaissance par les psychiatres, â la continuité entre tempérament et trouble et â ses rapports avec la créativité.




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    Radio Beur FM10/5/2010Emission autour du livre •Cyclothymie : Troubles Bipolaires chez les Enfants et Adolescents• paru en 2007 chez Josette Lyon et rédigé par le Dr E. Hantouche et B Houyvet.
    livre Troubles Bipolaires : Rumeurs et Réalités2/3/2010Le livre •TROUBLES BIPOLAIRES : manie, hypomanie et dépression• - Rumeurs et Réalités (éditions Medi-Text), écrit par le Dr Hantouche, est actuellement disponible dans les librairies. Depuis 1 an, ce livre a été dans les mains des médecins psychiatres et généralistes. Du fait de leur complexité liant généralement épisodes de manie, d’hypomanie et de dépression, les troubles bipolaires sont, dans de très nombreux cas, mal ou non reconnus, d’où une prise en charge inadaptée et une altération de la qualité de vie des personnes qui en souffrent et de leur entourage. Afin d’améliorer cet état de fait, le Dr Elie Hantouche, expert reconnu des troubles bipolaires, a souhaité partager sa longue expérience et permettre â tous de mieux reconnaître et de mieux comprendre les manifestations et l’évolution de cette maladie. Les explications et conseils pratiques, délivrés tout au long des dizaines de rumeurs traitées dans cet ouvrage, devraient ainsi permettre aux nombreuses personnes souffrant de bipolarité de bénéficier d’une meilleure prise en charge et d’un ’mieux-être’. Fausses Rumeurs ou Réalités ? - Le trouble bipolaire comporte des épisodes maniaques, hypomaniaques et dépressifs - La bipolarité est d’origine génétique - Le trouble bipolaire doit être pris en charge exclusivement par un psychiatre - La bipolarité peut guérir spontanément - Connaître sa bipolarité permet d’être mieux - L’entourage d’un bipolaire a un impact déterminant Voici la préface du Professeur J.-F. ALLILAIRE Hôpital Pitiés-Salpétrière, Paris C’est avec le plus grand plaisir que j’ai accepté de préfacer le dernier ouvrage de mon ami Elie Hantouche sur les troubles bipolaires. Comme toujours avec Elie Hantouche, le fond est solide et la forme est originale et innovante ! Il s’agit de remettre â l’heure et de corriger toutes les idées fausses les plus répandues, les a priori et les approximations concernant la maladie bipolaire et ses différentes formes, tout en rappelant les données établies en les mettant en perspective de façon très didactique. Le résultat est remarquable de clarté, de richesse informative, de précision et d’ouverture sur les futurs développements scientifiques et thérapeutiques. Le format de présentation permet au lecteur de trouver facilement les réponses â toutes les questions qu’il se pose en tant que patient, soignant ou membre de l’entourage, et ce quel que soit son niveau de connaissances ou les raisons qui l’amènent â s’intéresser et â se documenter sur les troubles bipolaires. En effet, c’est une excellente idée d’avoir structuré l’ouvrage sous la forme de questions, assertions, ou propositions qui correspondent aux vraies questions que peut se poser tout un chacun, tout en montrant qu’il peut s’agir d’une idée reçue d’une fausse rumeur (erreur ou amalgame), d’une réalité partielle (ou approximation insuffisante ou partiellement erronée) ou d’une véritable réalité. C’est ainsi que l’on peut progresser dans la lecture comme si l’on dialoguait avec un médecin qui â chaque question répond par une information ciblée, adaptée et replacée dans un contexte compréhensif et compréhensible. Au bout du compte il me semble que cet ouvrage est une illustration très réussie d’une partie essentielle du traitement actuel des malades bipolaires : je veux parler de la PSYCHO-EDUCATION qui consiste â informer le patient comme la loi du 4 mars 2002 et le code de Déontologie l’exigent de la part du praticien, information faite avec tact, justesse et en tenant compte des capacités du patient â accepter puis intégrer ces informations. Depuis quelques années, les groupes de psycho éducation se développent pour les malades bipolaires et montrent une grande efficacité dans la mesure où ils donnent le temps et le moyen â chaque patient de mieux accepter sa maladie, et les traitements qu’elle impose sans se réfugier dans le déni ou les faux semblants, et ainsi vivre en bonne intelligence avec des troubles qu’il doit reconnaître pour en prendre le contrôle s’il veut éviter qu’ils détruisent sa vie.
    J’apprends â Gérer Ma Cyclothymie.2/3/2010’ CTAH - Recherche ’ est une association régie par la loi 1901 ; elle a été créée en 2008 et a pour objectifs de promouvoir la recherche clinique et l’information dans les troubles bipolaires et anxieux. Ses membres sont des psychiatres et psychologues spécialisés dans les approches cliniques et thérapeutiques des troubles bipolaires et anxieux.
    Un livre ’ J’apprends â Gérer ma Cyclothymie : Méthode Pratique ’ sorti en février 2010.

    Il illustre la collaboration au sein de ’ CTAH - Recherche ’ entre cliniciens, psychologues et personnes devenues experts de leur propre cyclothymie.

    Vous avez des hauts et des bas ; vos niveaux d’humeur et d’énergie sont des perpétuelles oscillations? Vous êtes dans l’hypersensibilité, l’intensité, les excès de tout, mais ce n’est jamais stable. Vous avez du mal â vous définir : malade ou normal ? Quand la maladie commence et quand l’originalité se termine ?

    Vous pensez être cyclothymique, mais vous êtes mal compris par les autres, même les plus proches. On vous prend pour lunatique, égoïste, insaisissable, narcissique, trop original, bizarre, hystérique, dépressif, grand inquiet, borderline?

    Cyclothymie, phénomène de société moderne, â la mode, exporté de l’étranger : totalement faux ! Il y a exactement cent ans, Pierre Kahn, psychiatre français, rédigeait une magnifique thèse médicale, intitulée ’ La Cyclothymie ’.

    Nous rendons hommage â Pierre Kahn et réhabilitons un trouble encore mal connu et qui touche plus de 5% de la population.
    La cyclothymie est expliquée dans un langage accessible â tous, qui permet de la reconnaître, de faire la part entre le pathologique et le naturel.

    Un manuel pratique d’autogestion dont le principal objectif est de faciliter la régulation quotidienne des émotions, des pensées et des actes et â l’amélioration de la sphère privée, tant relationnelle, amoureuse que professionnelle.

    Cet ouvrage fait l’alliance de trois expériences :
    .Dr E. Hantouche, directeur du centre CTAH, fondateur de l’association CTAH-Recherche, expert des troubles bipolaires depuis plus de 20 ans et auteur de plusieurs ouvrages sur la cyclothymie
    .C. Majdalani, psychologue clinicienne au CTAH, spécialisée dans la prise en charge des jeunes et les adultes cyclothymiques
    R. Blain, ni psychologue ni psychiatre, devenu un expert de sa propre cyclothymie, collaborateur de CTAH-Recherche, co-auteur du livre ’ Cyclothymie pour le Pire et pour le Meilleur ’




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    Collaboration CTAH et Association BICYCLE4/2/2010Le CTAH annonce sa collaboration avec l’association ’ Bicycle ’ Bicycle a pour mission : - d’aider et soutenir les familles d’enfant présentant un trouble de l’humeur, dans leurs parcours thérapeutiques, éducatifs, relationnels. Par le biais notamment d’informations, d’aide â la compréhension des troubles de l’humeur, la mise en lien et l’orientation vers des organismes compétents, et tout ce qui sera possible â l’association de mettre en oeuvre pour améliorer le bien-être et la prise en charge la plus efficace de ces personnes. - de faire connaître et reconnaître les troubles de l’humeur chez l’enfant notamment la bipolarité juvénile ou Cyclothymie (livre : Cyclothymie, Troubles Bipolaires des Enfants et Adolescents au Quotidien, J Lyon, 2007). - de créer des relais éducatifs Son premier projet est un site Internet fondateur http://www.bicycle-asso.org/

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    TOC : Vivre avec et s’en Libérer1/6/2009En collaboration avec l’AFTOC, le CTAH (Dr Hantouche et Vincent Trybou) vient de publier un nouveau livre sur le TOC (éditions Josette Lyon) ; C’est une mise â jour complète du livre ’Comment vivre avec une personne atteinte de TOC’ mais complètement remanié : - Essentiellement destiné aux patients - Comportant un ’carnet de bord’ permettant aux patients de réaliser par eux-mêmes les exercices de TCC utiles pour lutter contre le TOC Ce livre témoigne du long travail de collaboration du Dr Hantouche avec l’AFTOC, qui a démarré en 1997 et continue avec l’équipe du CTAH.
    Soigner sa Cyclothymie9/3/2009L’expérience originale du CTAH dans la psychoéducation de groupe pour les patients cyclothymiques a donné naissance â un livre publié chez Odile Jacob et sorti le 26 Mars 2009 : ’SOIGNER SA CYCLOTHYMIE’ Le sous-titre ’SEPT CLES POUR RETROUVER L’EQUILIBRE DE SOI’ correspond aux 7 séances de la thérapie de psychoéducation de groupe (animées par Caline Majdalani et Vincent Trybou - deux psychologues du CTAH). Ce livre est co-rédigé par Vincent TRYBOU. L’expérience s’est prolongée avec un autre livre ’J’APPRENDS A GÉRER MA CYCLOTHYMIE’, sortie en février 2010 chez Josette Lyon - rédigé par Hantouche, Majdalani et Blain. Ce livre est dédié au self-management ou auto-gestion de la cyclothymie.

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    Livre Méthode Anti-Phobies - Module 110/1/2009Entre janvier 2009 et février 2010, la •Méthode Anti-Phobies• (Editions Josette Lyon) a été rédigée en modules d’une trilogie : - Phobies de l’Espace - Phobies Sociales - Phobies Spécifiques (animales, alimentaires et autres) Les auteurs : Vincent TRYBOU et Dr Elie HANTOUCHE du CTAH. Les phobies ou peurs sont nombreuses, complexes,parfois spécifiques ou généralisées. Elles touchent un pourcentage assez important de la population (plus de 20 %). Dans sa définition actuelle, une phobie est plus qu’une simple peur. C’est une peur persistante et intense, déclenchée par la présence, l’anticipation ou la confrontation â un objet ou une situation spécifique (les espaces, les animaux, voir du sang, avoir une injection, être en contact avec les autres?). Les situations phobogènes sont souvent évitées ou confrontées avec une grande souffrance. L’évitement, l’anticipation anxieuse ou la souffrance perturbent les habitudes du sujet et sa qualité de vie professionnelle ou sociale. En d’autres termes, il s’agit d’un vrai trouble anxieux et non d’une simple peur. Afin de faciliter la compréhension et bien expliquer les moyens d’auto-guérison, nous vous proposons la ? Trilogie des Peurs ?. Ainsi nous avons classé les phobies en 3 groupes : 1) les phobies de l’espace : comme celles du vide (pont, escaliers), de l’eau, de la foule, des endroits clos (ascenseurs?), du métro (étouffer, arrêt cardiaque?), de l’avion? 2) les phobies sociales : trac, timidité, panique... 3) les phobies simples comme celles des animaux, du sang, du noir? Les trois manuels sont directement destinés aux personnes qui souffrent de phobies. Ils sont rédigés dans un format qui permet â la personne concernée par ce trouble de comprendre et d’évaluer ses propres phobies et de se traiter par elle-même. En effet, le traitement des phobies est â la portée des personnes désireuses de s’en débarrasser seules et/ou aidées par un psychologue ou un médecin. En raison de la prévalence élevée des phobies, de la faible disponibilité des experts en thérapies comportementales, de la spécificité des moyens de guérison et enfin, des causes financières, il nous paraît évident que des manuels d’autoguérison des phobies soient disponibles et â la portée des personnes concernées. Dans la pratique du CTAH, la majorité des personnes souffrant de phobies éprouve le besoin d’avoir un manuel d’aide qui facilite le processus de guérison. Il est évident qu’un manuel ne sera en aucun cas le remplaçant des thérapeutes. Mais quand il s’agit d’agir efficacement sur les phobies, il n’y a pas mille solutions. L’habituation déclenchée par une exposition régulière, longue et répétée est La SOLUTION. Que l’aide soit apportée par un thérapeute expert des thérapies comportementales, par un ordinateur ou par un manuel, le résultat est identique : les personnes guéries des phobies sont celles qui ont réussi â s’exposer in vivo (dans la réalité) aux situations phobogènes. Ainsi le message â retenir paraît simple ? just do it ?(il n’y a qu’â le faire = s’exposer) !

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    livre Troubles Bipolaires : Rumeurs et Réalités .21/12/2008Le livre ’Troubles Bipolaires’, rédigé par le Dr Hantouche et édité chez MEDI-TEXT vient de paraître. Il sera en premier temps diffusé auprès des médecins puis dans les librairies. PREFACE DE L’OUVRAGE DE ELIE HANTOUCHE PAR LE PROFESSEUR J.-F. ALLILAIRE C’est avec le plus grand plaisir que j’ai accepté de préfacer le dernier ouvrage de mon ami Elie Hantouche sur les troubles bipolaires. Comme toujours avec Elie Hantouche, le fond est solide et la forme est originale et innovante ! Il s’agit de remettre â l’heure et de corriger toutes les idées fausses les plus répandues, les a priori et les approximations concernant la maladie bipolaire et ses différentes formes, tout en rappelant les données établies en les mettant en perspective de façon très didactique. Le résultat est remarquable de clarté, de richesse informative, de précision et d’ouverture sur les futurs développements scientifiques et thérapeutiques. Le format de présentation permet au lecteur de trouver facilement les réponses â toutes les questions qu’il se pose en tant que patient, soignant ou membre de l’entourage, et ce quel que soit son niveau de connaissances ou les raisons qui l’amènent â s’intéresser et â se documenter sur les troubles bipolaires. En effet, c’est une excellente idée d’avoir structuré l’ouvrage sous la forme de questions, assertions, ou propositions qui correspondent aux vraies questions que peut se poser tout un chacun, tout en montrant qu’il peut s’agir d’une idée reçue d’une fausse rumeur (erreur ou amalgame), d’une réalité partielle (ou approximation insuffisante ou partiellement erronée) ou d’une véritable réalité. C’est ainsi que l’on peut progresser dans la lecture comme si l’on dialoguait avec un médecin qui â chaque question répond par une information ciblée, adaptée et replacée dans un contexte compréhensif et compréhensible. Au bout du compte il me semble que cet ouvrage est une illustration très réussie d’une partie essentielle du traitement actuel des malades bipolaires : je veux parler de la PSYCHO-EDUCATION qui consiste â informer le patient comme la loi du 4 mars 2002 et le code de Déontologie l’exigent de la part du praticien, information faite avec tact, justesse et en tenant compte des capacités du patient â accepter puis intégrer ces informations. Depuis quelques années, les groupes de psycho éducation se développent pour les malades bipolaires et montrent une grande efficacité dans la mesure où ils donnent le temps et le moyen â chaque patient de mieux accepter sa maladie, et les traitements qu’elle impose sans se réfugier dans le déni ou les faux semblants, et ainsi vivre en bonne intelligence avec des troubles qu’il doit reconnaître pour en prendre le contrôle s’il veut éviter qu’ils détruisent sa vie.
    EMDR par Mme Lartichaux18/12/2008Ce post est rédigé par Mme LARTICHAUX, psychologue, psychothérapeute et experte de la pratique des TCC et de l’EMDR - Elle va rejoindre l’équipe du CTAH en Janvier 2009 L’EMDR est une technique de thérapie qui permet de retraiter l’information. Elle a été mise au point par Francine Shapiro pour traiter les souvenirs traumatiques (Shapiro 1989, 2006,2007). D’abord utilisée pour soigner les états de stress post traumatique (PTSD) observés chez des soldats revenant de combats, elle est maintenant utilisée dans le traitement de tout type de traumatismes (accidents divers, deuils, situations conflictuelles, viols), ainsi que dans différentes pathologies de type troubles de l’humeur, troubles anxieux, troubles liés â une substance, troubles du comportement alimentaire, et dans la gestion de la douleur. Il existe cependant des contre-indications â la pratique de l’EMDR : pathologies cardiaques, schizophrénie, troubles dissociatifs, grossesse, certaines pathologies oculaires etc., c’est pourquoi il est important de faire une évaluation spécifique pour éviter de provoquer une abréaction (haut niveau de perturbation émotionnelle) ou un autre effet indésirable. L’EMDR s’appuie sur des techniques de thérapie comportementale et cognitive (TCC), plus particulièrement l’exposition, la désensibilisation et le flooding, au cours desquelles il est demandé au patient de bouger les yeux de gauche â droite â un rythme régulier tout en pensant â des éléments anxiogènes ou â des éléments d’ordre traumatique. D’autres formes de stimulations bilatérales alternées, auditives ou tactiles sont parfois utilisées â la place de la stimulation visuelle. Quelques effets neurobiologiques des stimulations alternées et de l’EMDR - La stimulation bilatérale s’accompagne d’une réponse physiologique Plusieurs travaux ont montrés que les mouvements oculaires diminuaient la fréquence cardiaque et respiratoire, ainsi que la conductance cutanée (Sack 2005, Wilson et al 1996, Barrowcliff et al 2003, Aubert-Khalfa, Elofsson et al 2008). Une autre étude (Elofsson et al 2008) a montré que les mouvements oculaires modifient la balance entre système nerveux autonome sympathique et parasympathique En effet, outre la diminution du rythme cardiaque déjâ mentionnée, cette étude montre que l’EMDR s’accompagne également d’une augmentation du rythme respiratoire (modification de la consommation d’O2 et libération de CO2) ainsi que d’une diminution de la température cutanée (mesurée au bout des doigts). Les auteurs en concluent que les mouvements oculaires conduiraient â une activation du système parasympathique (cholinergique) et â une inhibition relative temporaire du système sympathique (adrénergique). Par l’intermédiaire de relais centraux, ils pourraient ainsi moduler le système nerveux autonome.
    PRATISTV6/11/2008Le Dr Hantouche a été invité â 2 reprises en sept et oct 2008 par la chaîne PRATISTV pour parler des ces livres récents : - L’Anxiété - février 2008 - chez J Lyon - La Cyclothymie - Avril 2008 - chez R Laffont PRATISTV est la seule et unique chaine de télévision réservée aux médecins, accessible sur le site www.pratis.com La chaine est composée de journaux télévisés, de journées spéciales, de différentes émissions comportant des interviews de personnalités politiques, de personnalités du monde médicale et de la santé en générale. Notre chaine est devenue, avec 160 000 visites par mois en moyenne, la première chaine médicale professionnelle. Pour visionner les programmes, une fois sur la page d’accueil de ’pratis.com’, cliquez sur 1 émission au hasard. On vous demande de vous identifier. Passez par ’accès découverte’ et tapez votre adresse mail dans la case prévue â cet endroit. Puis cochez la case ’je certifie faire partie ...’, et faites OK. Vous avez ainsi accès â la chaine. Cliquez dans l’onglet ’pratistv’. Vous avez accès â tous les programmes de la Chaîne. Si vous cliquez dans la rubrique ’psycho sexo’, vous avez ainsi accès â toutes les interviews.
    Article OUEST-FRANCE: Quand l’humeur fait le YOYO2/11/2008’Quand l’humeur fait le Yoyo’, article de Hélène JOLLY, paru dans Ouest-France le dimanche 2 novembre 2008. Cet article reprend l’interview avec le Dr Hantouche au sujet des troubles bipolaires et de la parution du livre ’Cyclothymie pour le Pire et pour le Meilleur’. Tous le monde a des sautes d’humeur, mais quand elles sont trop fortes, trop brusques ou inadaptées, cela peut être le signe d’un trouble dit ’ bipolaire ’. ’ En l’espace de quelques jours ou de quelques heures, j’oscillais entre une mélancolie et une confiance en moi hors du commun null, raconte Régis Blain dans son livre*. Deux pôles opposés, une humeur qui fait brusquement volte-face : c’est le propre des troubles dits ’ bipolaires ’. En négatif, la dépression. En positif, des accès maniaques ou hypomaniaques, épisodes d’hyperactivité et d’exaltation. ’ Ce qui fait mal et qui est visible dans les troubles bipolaires, c’est la dépression null, souligne le Dr Elie Hantouche, psychiatre responsable du centre des humeurs â Paris. Légèrement différente de la dépression ••classique••, elle survient généralement avant 18 ans. Elle est souvent récurrente, plus intense, accroît le risque de suicide et surtout, ne répond pas aux antidépresseurs classiques. Malheureusement, elle est souvent confondue avec les autres dépressions et les troubles bipolaires sont donc sous-diagnostiqués; en moyenne, les malades attendent 8 â 10 ans et consultent 4 â 5 médecins avant que leur trouble ne soit identifié. L’autre difficulté, notamment pour l’entourage, est d’arriver â différencier les changements d’humeur physiologiques (qui font partie du caractère), des revirements pathologiques. Face â un malade bipolaire, la famille peut avoir l’impression de quelqu’un de manipulateur, d’égoïste, de ’ border-line ’. Quelqu’un qui réagit bizarrement, avec des réactions disproportionnées : de la colère face â un évènement joyeux, ou au contraire une tristesse inconsolable. Il faut parfois se poser la question d’un trouble de l’humeur. ’ Un trait de caractère est stable, présent tout le temps, précise le psychiatre, alors que chez les malades bipolaires, l’humeur fait des virages â 90 degrès. C’est comme s’il y avait tout le temps des petites vagues et par moment de véritables tsunamis. ’’ Chez certains, l’instabilité émotionnelle est permanente. L’humeur change plusieurs fois par semaine, par jour voir par heure, même chez les petits. c’est ce que l’on appelle la Cyclothymie. chez d’autres malades bipolaires, une pause sépare les épisodes de dépression et de manie. Cet intervalle ’ libre ’ peut être très long : il se passe parfois 4 â 5 ans sans trouble, notamment au début de la maladie. Si la dépression du bipolaire a son propre caractère, ses joies l’ont aussi. ’ La joie normale ne se prévoit pas, elle est aléatoire. Chez les bipolaires, elle est cyclique et quasiment prévisible. ’ Ces phases ’ positives ’ se traduisent souvent par des idées de grandeur, une réduction des besoins de sommeil, une accélération de la pensée et du discours, une euphorie... c’est aussi le temps des prises de risque (abus de substances, violence, conduite excessive) et de l’impulsivité (pulsions pour l’alimentation, la boisson, le sexe, les achats)... mais également des belles choses et des moments de génie. Hélène Jolly * ’ La Cyclothymie, pour le pire et pour le meilleur null, coécrit par Régis Blain et par le Dr Elie Hantouche, ed. Robert Laffont. Du soleil dans la Cyclothymie Le lien entre génie et folie a été remarqué chez de nombreux artistes. Dans leur livre, Régis Blain et Elie Hantouche l’abordent sous forme du lien entre créativité et Cyclothymie. Toutes les personnes présentant des troubles de l’humeur atténués ont en effet un terrain propice â la créativité. Pendant les périodes d’euphorie, les idées sont fluides, le malade ne connaît pas la fatigue, résoud facilement les problèmes... et l’inspiration est lâ, dans le domaine artistique, scientifique, politique ou économique. L’idée est alors d’en profiter, de tirer parti de cette créativité pour aider les personnes Cyclothymiques dans leurs phases de souffrance et de désespoir.
    Collaboration CTAH et site d’information bipolaire-info15/8/2008Synthèse de la rencontre de travail du CTAH et Bipolaire-info qui a eu lieu le 15 août 2008 â Paris. Le but commun du CTAH et de bipolaire-info c’est bien évidemment de fournir un maximum d’informations â tous les bipolaires. Dans un premier temps, voilâ ce que nous avons décidés de mettre en place. I - Le dossier du mois Le principe c’est de traiter un thème par mois environ. Notre mission, si vous l’acceptez, sera de participer â une enquête. Le premier thème qui sera abordé, puisque vous l’avez demandé, c’est l’évolution de la bipolarité dans le temps. Vous fournissez vos témoignages. Le CTAH fournit des informations : synthèses, bibliographies, études... Le second thème, vous l’avez demandés aussi au vu des statistiques d’intérêt pour le sujet, c’est la Sismothérapie autrement dit ce qui existe comme autres traitements lorsque la chimie échoue. II - Une information sur les psychothérapies C’est une demande forte de la part de Marie. Polytraumatisée du freudisme, je n’ai réalisé que récemment que j’avais trop longtemps laissé â l’abandon ou presque tous ceux d’entre vous qui ont besoin d’un soutien psychologique, faute de m’être documentée sur le sujet plus loin qu’en apprendre un peu sur les TCC via quelques lectures. Nous allons donc rencontrer les psychologues du CTAH afin que j’acquière des connaissances dans ce domaine aussi. Non pour que Bipolaire-info pratique ce genre de soutien, il n’en est toujours pas et n’en sera jamais question mais afin de savoir vous informer, renseigner, aiguiller. Pour plus de détails sur le site http://www.bipolaire-info.org/

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    Conférence au Virgin Mégastore â Beyrouth24/7/2008Le Dr Hantouche a été invité au Virgin Mégastore de Beyrouth (Liban) le 24 juillet 2008 pour donner une conférence au sujet de ces 4 livres : - La Cyclothymie pour le pire et le meilleur (R Laffont) - Cyclothymie : Troubles Bipolaires des enfants et adolescents au quotidien (J Lyon) - L’Anxiété : vaincre ses peurs, soucis et obsessions (J Lyon) - Comment vivre avec une personne atteinte de TOC (J Lyon) Lors de cette conférence, la presse libanaise était conviée La conférence s’est achevée avec une séance de dédicace
    Congrès Milan sur les Troubles Bipolaires et leurs traitements4/6/2008Le Dr Hantouche a été invité par le Pr Koukopoulos au congrès consacré aux Troubles Bipolaires. Ce congrès s’est tenu â Milan du 2 au 5 avril 2008. Parmi les conférenciers, on cite les Prs F Goodwin, J Angst, H Akiskal, G Sachs, G Cassano, G Perugi, G Faedda... Le titre de la conférence du Dr Hantouche : ’Repenser la bipolarité atténuée : anciennes et nouvelles classifications’ La présentation du Dr Hantouche a pour objectif de passer en revue les classifications actuelles des troubles de l’humeur et de remettre, dans un contexte historique, les toutes nouvelles données des enquêtes cliniques et épidémiologiques. L’argument de base est la complexité de la dichotomie unipolaire - bipolaire qui nécessite d’être remplacée par une dichotomie intra-bipolaire. Ewald Hecker (1843-1909) et Karl Ludwig Kahlbaum (1828-1899) ont introduit et développé le concept syndromique de •"cyclothymie•", comme une forme spéciale de bipolarité. la cyclothymie inclue les phases dépressives (dysthymie), hypomaniaques (hyperthymie), et mixtes. En observant de manière méticuleuse les signes cliniques et le cours évolutif de la maladie, ils ont construit la base de travail de la psychiatrie moderne. leur approche clinique a nettement influencé Kraepelin et continue de dominer les classifications psychiatriques. le syndrome •"cyclothymie•" de Kahlbaum-Hecker a survécu dans le DSM-IV dans les rubriques •"trouble bipolaire ii•" et •"trouble cyclothymie•". Cependant, ces deux diagnostics demeurent très mal définis avec une énorme confusion au sein de la notion de •"soft bipolar spectrum•" (spectre bipolaire atténué), introduit par Akiskal en 1977. depuis cette date, plusieurs experts ont proposé des variantes de ce concept de spectre : ’mood spectrum’ (Cassano et Frank, 2004), ’manic-depressive illness and recurrent depressions’ (Goodwin et Jamison, 2007), •"spectrum of depressions potentially bipolar•" (Ghaemi, 2002), ’double bipolar spectrum: severity / proportionality’ (Angst, 2007)... Aujourd’hui, le terme de cyclothymie est utilisé dans des sens différents et partiellement contradictoires, comme : (1) synonyme de trouble bipolaire (conception de k. Schneider); (2) tempérament affectif (conception initiale de E. Kretschmer reprise par Akiskal en 1977); (3) construction phénoménologique assez élargie (définition des rdc) avec des associations significatives avec la personnalité labile, le trouble bp-ii, la dépression intermittente, la dépression secondaire, l’hypomanie et la manie schizoaffective (4) trouble mineur sous seuil ou •"sub-affective discorder•" (conceptions du dsm-iv, cim-10). Les conceptions (1) et (4) sont totalement inadéquates selon l’expérience du Dr Hantouche et selon les études cliniques et génétiques récentes. La cyclothymie apparaît comme un précurseur ou un facteur primaire basique sous-jacent â la bipolarité atténuée. La renaissance de la cyclothymie est requise parce que la recherche fondamentale et thérapeutique ne s’est jamais penchée sur ce trouble qui semble affecter plus d’un tiers des dépressifs et plus de la moitié des dépressions récurrentes. L’idée de génie de Kahlbaum-Hecker de considérer l’âge de début et l’évolution de la maladie, ensemble avec une observation clinique complète (tempérament de base, séquences des épisodes), est utile d’isoler des formes cliniques pertinentes au sein de la masse énorme des symptômes confondants. En appliquant ces 2 variables, le spectre bipolaire sera divisé en 2 catégories : ’troubles BP-I / II typiques’ (manie / hypomanie épisodiques avec des intervalles libres) versus ’cyclothymie’ (instabilité radicale avec des hauts et bas continus). cette dichotomie intra-bipolaire est la plus proche de la réalité clinique des troubles de l’humeur et la plus adaptée pour la pratique (notamment moins confuse que celle des spectres). les implications sont multiples, allant d’un dépistage facilité de la bipolarité jusqu’â l’élaboration des plans de soins les plus appropriés (choix des psychotropes, psycho-éducation initiale, thérapie individuelle ou de groupe, conseils de vie et d’hygiène comportementale et cognitive, stabilité au long cours, prévention des complications psychologiques et interpersonnelles...).
    Emission RFI - PRIORITE SANTE19/5/2008La Cyclothymie est une forme particulière des troubles de l’humeur. Les personnes qui en souffrent alternent des phases d’enthousiasme au cours desquelles les idées sont fluides, la fatigue absente et la créativité accrue, et des phases de dépression contre lesquelles les antidépresseurs classiques sont inefficaces. Comment tirer parti de ces périodes de créativité pour aider les personnes cyclothymiques dans les phases de souffrance ? Que faire pour éviter les risques de dépression récurrente, les addictions, les conflits â répétition qui sont liés â ces tempéraments ? C’est l’objet du dernier livre de notre invité, le Dr Elie Hantouche, psychiatre, directeur du Centre des humeurs â Paris. Il vient du publier La cyclothymie, pour le pire et pour le meilleur, aux Editions Robert Laffont.
    Cyclothymie pour le Pire et pour le Meilleur8/5/2008Le livre du Dr Hantouche, co-rédigé avec Régis Blain est sorti le 24 avril 2008. Parmi les premiers retours, celui du Dr Philippe BRENOT, auteur du livre ’Génie et Folie’ (chez Odile Jacob 2007). Dans ce retour, Philippe apprécie les nouvelles données sur la Cyclothymie, présentées comme une nouvelle forme de bipolarité et non juste comme une forme clinique atténuée de la PMD. En effet, c’est un des messages-clé de mon ouvrage : La Cyclothymie est méconnue et presque inconnue de la psychiatrie française actuelle, alors qu’elle touche plus de 5% de la population !! L’autre message-clé : c’est parler de la maladie psychiatrique de manière plus créative, positive et surtout sans tabous, en faisant le lien entre la bipolarité et la créativité â travers les Tempéraments, notamment le Tempérament Cyclothymique. Enfin, un ouvrage â quatre mains, c’est important ; car c’est le meilleur moyen d’avoir l’opinion de ’l’autre’ - fini l’hégémonie des experts - un savoir est fait pour être partagé et le meilleur savoir est celui qui se partage avec les gens qui souffrent et non le savoir qui plaît aux experts de la maladie. Une première actualité dans la presse dans LE POINT

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    Emission Radio Vivre FM sur l’Anxiété29/4/2008’Vivre fm a accueilli l’un des membres du ctah, Vincent TRYBOU, pour répondre â des questions sur l’anxiété suite â la parution du livre L’Anxiété, coordonné par le Dr Elie Hantouche, aux Editions Josette Lyon. Christophe Bougnot a interrogé Vincent Trybou, psychologue clinicien, sur les différentes formes de l’anxiété, le seuil entre le normal et le pathologique, et les différentes techniques de soins. Le but de cette émission, qui sera diffusée le vendredi 02 mai de 12 â 13 heures, est de mieux cerner les maladies de l’anxiété, les présenter â un public qui peut s’y reconnaêtre ou reconnaître un membre de leur entourage et donner des premières pistes de réponse. Avec l’illustration d’une personne souffrant de toc parlant â l’antenne, on peut mieux comprendre le fonctionnement du cerveau dans ses maladies, les mécanismes qui prennent au piège les patients, et appréhender les moyens d’en sortir.’
    Conférence de presse autour du livre L’ANXIETE, Hantouche et Collectif CTAH10/4/2008A l’occasion de la sortie du livre ’L’ANXIETE : Vaincre ses peurs, soucis et obsessions au quotidien’, chez Josette Lyon (février 2008), s’est tenue une conférence de presse. Voici quelques points essentiels de cette conférence . 1) Un nouveau livre sur l’anxiété Oui, car il existe une confusion fréquente entre les troubles anxieux et la pathologie liée au stress; la morbidité anxieuse est de règle (et beaucoup de livres traitent d’un seul trouble anxieux); l’évolution des concepts thérapeutiques (de l’anxiolyse â l’anti-anxiété) et enfin la place des thérapies combinées. 2) Format du livre - rédigé avec le collectif du CTAH, des experts travaillant ensemble en équipe, évaluant les patients de manière systématique (entretiens / questionnaires), combinant la chimie du cerveau avec les psychothérapies adaptées, appliquant des méthodes structurées basées sur les preuves et collaborant avec des associations de patients comme l’AFTOC - pour chaque trouble, on dispose de cas cliniques, des éléments d’évaluation, des critères diagnostiques, des éléments de compréhension, des traitements spécifiques et des conseils pour le patient et son entourage. - le livre comporte aussi des chapitres sur les rapports entre anxiété et dépression, sur l’anxiété bipolaire, les bases neuro-biologiques des anxiétés, les traitements psychotropes (avec les recommandations de la HAS), les combinaisons psychotropes + psychothérapies et le rôle des associations. 3) Messages â retenir - prendre le temps qu’il faut pour définir, évaluer et comprendre son anxiété - cibler les problèmes â traiter et les objectifs â atteindre - trouver le ’bon’ thérapeute - appliquer les conseils et les exercices au quotidien - adopter des attitudes ’saines’ - améliorer et sauvegarder son estime de soi - apprendre â se détendre
      adhérer â une association pour s’informer, participer aux groupes de soutien..
    Symposium EBF au congrès de SOPSI, Rome, Février 200823/2/2008Le Forum Bipolaire Européen a tenu son symposium au sein du congrès de la société de psychopathologie italienne (SOPSI) le samedi 23 Février 2008. Ont participé â ce symposium le Pr. Jules ANGST, le Dr Elie HANTOUCHE et le Dr Giulio PERUGI. Le thème concernait le dépistage des troubles bipolaires: est-ce une mission toujours impossible ? En effet, il n’existe pas d’outil diagnostique •"gold standard•" pour les troubles bipolaires. Les critères du DSM-IV ne sont pas satisfaisants (nécessité d’élargir les critères notamment de durée des épisodes d’hypomanie et de changer les symptômes primaires) et ceux du DSM-V ne sont pas encore prêts (pour 2011 ?). Le Pr ANGST a présenté une synthèse des études réalisées avec la HCL-32 ou Check-List d’Hypomanie â 32 items - une nouvelle version de la HCL-20, initialement validée en France par Dr Hantouche (enquêtes EPIDEP et ABC-TOC). Ce questionnaire est destiné â l’auto-évaluation. Il est recommandé pour les patients dépressifs vus en médecine générale ou psychiatrique. Le score seuil est de 14 réponses positives. Il paraît plus sensible que le MDQ ou Questionnaire de l’Humeur. On dispose actuellement de 6 études publiées et en perspectives, 12 études de taille importante). Le Dr Hantouche a proposé un changement de l’approche des troubles de l’humeur. L’idée est que la dichotomie Unipolaire - Bipolaire est complexe et ne cesse de changer depuis sa création en 1962. Les frontières entre dépressions ’pures’ récurrentes et bipolaires ne sont pas évidentes. Donc, besoin pour les cliniciens d’aborder la bipolarité de manière différente. La ’bonne’ dichotomie serait en fait ’intra-bipolaire’ : scinder les bipolaires en ’BP-I-II épisodiques’ versus ’bipolaires radicalement instables ou Cyclothymiques’. Cette dichotomie est plus proche de la réalité clinique et plus applicable dans la pratique. Cependant, la cyclothymie a été longtemps négligée. Les recommandations pour la prise en charge sont pour l’instant basées sur l’expérience et non sur les preuves scientifiques. Le Dr Hantouche a esquissé un schéma de traitement basé sur l’expérience du centre CTAH avec des centaines de patients cyclothymiques et surtout une expérience de psycho-éducation en groupe au cours des années 2006-2007.
    Création de thérapie de groupe pour les patients souffrant de TOC12/2/2008Le centre des troubles anxieux et de l’humeur va organiser dans les prochains mois des thérapies de groupe pour les toc. Ces groupes auront lieu les samedis ou certains soirs de la semaine. La thérapie de groupe se déroulera sur 15 séances et sera menée par deux psychologues cliniciens : Vincent Trybou (psychologue psychothérapeute cognitivo-comportementaliste) et Anne-Hélène Clair (psychologue neuropsychologue de l’hôpital de la Pitié Salpétrière). Ce groupe est fondé sur notre expertise du trouble obsessionnel compulsif et les théories et pratiques spécifiques â la thérapie de ce trouble, pratiques menées depuis de nombreuses années dans différents pays, et validées par des études scientifiques. Des sessions d’évaluation avant, pendant, et après le groupe thérapeutique auront lieu afin d’avoir la vision la plus précise possible de l’intensité de vos troubles, de vos difficultés quotidiennes, et de votre évolution au fil des séances. Une dernière phase d’évaluation se déroulera six mois après la fin du groupe thérapeutique afin de voir si votre état est stabilisé, s’améliore encore après la fin du groupe ou si des symptômes de rechute apparaissent et nécessitent une modification de traitement. Pour toute information, n’hésitez pas â téléphoner â notre secrétariat au 01 43 25 08 07. Contacts : Vincent Trybou / Anne-Hélène Clair
    Livre L’Anxiété par le collectif CTAH9/2/2008Les névroses d’antan sont les troubles anxieux d’aujourd’hui. plein de livres existent déjâ sur le stress, l’anxiété, les soucis, les phobies, les obsessions, les paniques, la timidité... chaque phénomène anxieux a ses signes précis ainsi que ses propres remèdes - ce qui a justifié depuis Freud la typologie des névroses puis des anxiétés. toutefois, la réalité nous révèle que souvent anxiété et stress sont souvent confondus et surtout qu’un sujet peut présenter plusieurs anxiétés et c’est la règle et non l’exception. Cet ouvrage donne les clefs pour connaître, évaluer et comprendre les différents types d’anxiété pathologique. cette étape est fondamentale avant de passer â celle des soins. un ’ bon ’ traitement de l’anxiété commence avant tout par un diagnostic clinique le plus précis et complet. un ’ bon ’ traitement repose aussi sur l’art de combiner la science d’usage des psychotropes (la psychopharmacologie) et la maîtrise des psychothérapies ’ efficaces ’ développées et testées par des études scientifiques. un ’bon’ traitement aide le sujet â comprendre son trouble, â devenir connaisseur de son trouble, â être autonome et compétent pour mieux vivre avec son anxiété. un ’bon’ traitement est capable d’intégrer le biologique, le psychologique, la psychoéducation ainsi que le soutien de la famille, ce qui est faisable dans une collaboration de psychiatres et psychologues ; une collaboration illustrée par cet ouvrage où les auteurs sont tous membres du ctah, centre des troubles anxieux et de l’humeur. cet ouvrage est coordonné par le psychiatre Elie Hantouche, expert des troubles anxieux et de l’humeur. il est l’auteur de plusieurs livres dont ’ troubles bipolaires, obsessions et compulsions null, ’ cyclothymie, troubles bipolaires des enfants et adolescents au quotidien null, et co-auteur du livre ’ comment vivre avec une personne atteinte de toc ’.
    European Bipolar Forum (EBF)4/2/2008Le Forum Bipolaire Européen (EBF) a été mis en place en Avril 2005 lors de la 5ème rencontre mondiale du IRBD qui s’est tenue â Lyon sous la présidence du Dr Elie HANTOUCHE. Plus de 40 experts mondiaux y ont participé. Sous l’impulsion du Dr Hantouche, le projet de constituer une société savante (EBF) rassemblant des experts européens a été discuté et voté. Son rôle est d’organiser annuellement le congrès IRBD (Londres 2006, Rome 2007, Copenhague 2008), de faire évoluer les réflexions cliniques sur la bipolarité et de faciliter les collaborations de recherche dans le domaine de la bipolarité. L’EBF est actuellement présidé par le Pr Jules ANGST (Zurich) avec un secrétariat assuré par le Dr Elie HANTOUCHE (Paris), le Pr Giulio PERUGI (Pise) et le Pr Andrea ERFURTH (Vienne). Nos conseillers internationaux sont le Pr Hagop AKISKAL (Sa Diego), le Pr Alan SWANN (Texas), le Pr Athanasio KOUKOPOULOS (Rome) et le Pr Elie KARAM (Beyrouth). En plus de l’IRBD, l’EBF est régulièrement présent dans d’autres congrès comme le SOPSI (congrès national de la société italienne de psychopathologie, rassemblant environ 3000 psychiatres), le congrès mondial Brain et Behavior (organisé tous les 2 ans par le Pr Kostas FONTOULAKIS, Université de Thessaloniki), la rencontre internationale de la psychiatrie hongroise (organisée par le Pr Zoltam Rihmer), le WPA (congrès de l’association mondiale de psychiatrie), les rencontres du Forum Bipolaire Tunisien... Dans les projets actuels de l’EBF, la révision des classifications des troubles de l’humeur (dichotomie unipolaire - bipolaire) et l’affinement des sous-types cliniques du spectre bipolaire. Lors du prochain IRBD (Copenhague, avril 2008), l’EBF organisera une session inaugurale spéciale dédiée â ce sujet. L’EBF assure également le comité scientifique du journal ASPECTS of AFFECT, entièrement consacré aux troubles bipolaires. http://www.eubf.org

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    Emission Radio Notre Dame sur la Bipolarité21/1/2008Le CTAH a été invité â participer â une émission sur Radio Notre Dame, le mardi 22 janvier 2008, consacrée â la Bipolarité. Mlle Caline MAJDALANI va intervenir sur le plateau qui rassemble le Pr Baylé de l’Hôpital Ste Anne et un membre de France Dépression. Son intervention sera autour des aspects psychologiques de la bipolarité et les rapports intimes entre cyclothymie et TOC. référence : ’Troubles Bipolaires, Obsessions et Compulsions’, paru chez Odile Jacob, Janvier 2006
    Cyclothymie : pour le Pire et pour le Meilleur20/1/2008En Avril 2008, le livre sur les rapports entre créativité et cyclothymie du Dr Hantouche et Régis Blain sera publié aux éditions Robert Laffont. L’idée fondamentale est que la cyclothymie (et non les formes sévères et classiques de la PMD) est un des facteurs favorisant la créativité. Sur le site, 2 espaces interactifs seront disponibles â partir de février 2008. Ils seront consacrés aux •"Tempéraments•" et â la •"Créativité•". Régis Blain sera responsable de l’éditorial de ces 2 blogs. Vous êtes invités â visiter son blog http://cyclothymieetverite.blogspot.com / blog assez original et créatif qui traite la cyclothymie â travers ses racines historiques et des vérités actuelles.

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    France 2 - Télématin : la BD au service de la santé4/1/2008Le Dr Hantouche et Mlle Duclos ont participés au reportage ’la BD au service de la santé’. C’est â partir de l’expérience de la BD consacrée au TOC, ’La Menace d’Anubis’(co-rédigée par Hantouche et Kochman, Editions Narratives), que le Dr Hantouche a détaillé l’intérêt de la BD en psychiatrie, notamment quand il s’agit d’expliquer des troubles difficiles et complexes, comme le TOC juvénile. ’Une image vaut mille mots’ - Selon Mlle Duclos, la lecture de cette BD a été une belle surprise, une double surprise : comprendre que ses symptômes bizarres et absurdes faisaient partie d’un trouble spécifique et surtout qu’on peut être malade et héros en même temps. Donc comprendre un trouble et casser ses ’tabous’ sont des enjeux importants en psychiatrie contemporaine. L’équipe du CTAH prépare actuellement une BD sur la bipolarité juvénile avec un album de l’humeur (un cahier aidant l’enfant â évaluer et suivre au quotidien les oscillations de sa cyclothymie).
    3ème Congrès International21/11/2007Le Dr Hantouche a participé au congrès ’Brain et Behavior’ qui a eu lieu â Thessaloniki, du 28 novembre au 3 Décembre 2007, en donnant 2 conférences plénières : une conférence sur le rôle du tempérament cyclothymique comme facteur de risque suicidaire (résultats d’une étude collaborative avec l’université de Sfax) et une autre conférence sur la validité de la Cyclothymie comme entité clinique distincte de la bipolarité. En effet, la Cyclothymie recouvre une large proportion du spectre bipolaire. Toutefois, elle demeure encore méconnue et mal diagnostiquée. De plus, une fois reconnue, elle nécessite une prise en charge différente de celle préconisée pour les troubles BP-I et BP-II classiques. Dans ce contexte, le Dr Hantouche a présenté le format de la psychoéducation en groupe pour les patients cyclothymiques et l’expérience du CTAH avec 7 groupes (2006-2007). A noter que lors de ce congrès, plusieurs conférences étaient consacrées aux Tempéraments Affectifs, ce qui dénote un renouveau de l’intérêt des chercheurs dans un domaine longtemps négligé en psychiatrie.
    Conférence du Dr HANTOUCHE sur la connexion anxio-bipolaire, avec ARGOS 20018/11/2007Les liens entre anxiété et bipolarité sont encore peu connus et explorés dans la pratique. Ce thème a été développé par le Dr Hantouche avec la collaboration de Vincent Trybou (expert de la TCC des TOC cyclothymiques) et Emilie (ex-patiente ayant souffert durant une dizaine d’années de TOC et de cyclothymie) La connexion anxio-bipolaire: Les liens entre anxiété et dépression sont fréquents, mais la réalité clinique nous montre que les choses peuvent être plus compliqués, dans le sens où la dépression associée â l’anxiété, n’est pas une dépression banale ou classique mais de nature BIPOLAIRE ou CYCLOTHYMIQUE. Mlle M, 20 ans, a été reçue au centre pour un bilan au sujet d’une longue période malaise et de mal-être, qui l’ont amenée â être hospitalisée en psychiatrie sur une période de 2 semaines (juste en observation). Une tentative de suicide a eu lieu, il y a 10 jours, suite â une dispute avec les parents, qui a entraîné une hospitalisation. Les signes ont débuté â l’âge de 12 ans par une dépression modérée qui a duré 2 ans et est principalement caractérisée par une humeur triste, des pics d’irritabilité, une baisse des résultats scolaires auparavant excellents (score de 130 aux résultats de QI, malgré une grande émotivité qui a entravé la réalisation de certains exercices, selon les propos des parents). Les parents décrivent en plus des manifestations anxieuses : souci de l’apparence, grosse timidité, des crises d’angoisse avec étouffements et spasmes musculaires. Une tentative de traitement avec un antidépresseur a été marquée par la survenue des comportements hétéro-agressifs qui ont évolué d’une agression verbale vers une agression physique, avec des crises de colère, des mensonges de plus en plus élaborés et des propos grossiers ponctuels (notamment dans la relation conflictuelle avec la mère). Les parents attestent ne plus reconnaître leur fille (•"elle, qui était tant réservée et timide, est devenue une autre personne•"). Le traitement a été arrêté après un mois, sans aucune explication de la part du psychiatre. Au cours de l’entretien avec la patiente, la psychologue note une hyperémotivité extrême. Ce cas illustre la connexion entre l’anxiété pathologique et les troubles bipolaires. Cette connexion a été longtemps ignorée par les experts et chercheurs et méconnue par les cliniciens. On sait maintenant qu’environ 30 â 50% des troubles anxieux sont liés â la cyclothymie ou trouble bipolaire atténué. Pourquoi la co-morbidité anxiété et bipolarité est-elle encore méconnue ? 1) En premier, on constate encore que le trouble bipolaire est mal connu, notamment dans ses formes cliniquement atténuées, comme les épisodes d’hypomanie (BP-II) ou les traits cyclothymiques (BP-II 1/2). 2) En second lieu, face â un patient connu comme bipolaire, les médecins n’ont pas le réflexe de rechercher la présence des troubles anxieux, comme le TOC, la phobie sociale ou les attaques de panique. La situation inverse est également vraie : face â un malade connu anxieux (TOC, Panique), le clinicien a rarement le réflexe de dépister une bipolarité atténuée 3) En troisième lieu, les patients ainsi que les médecins acceptent volontiers l’association entre anxiété et dépression (ça paraît assez logique) et présument que les bipolaires sont en quelque sorte vaccinés contre l’anxiété et le stress. 4) L’usage des antidépresseurs qui a été élargi en dehors de la dépression et concerne actuellement les différents troubles anxieux, comme le Trouble Panique, le TOC et plus récemment la Phobie Sociale et le TAG. Ainsi on peut penser qu’un trouble qui répond â un antidépresseur a forcément un lien ou une parenté avec la dépression ! Cet argument pharmacologique a renforcé dans les esprits des cliniciens et des patients la connexion anxiété - dépression. Donc, même traitement signifie même spectre clinique ou continuité entre l’anxiété et la dépression 5) Le fait que les troubles anxieux sont cliniquement plus visibles que la cyclothymie et l’hypomanie. En effet, les signes anxieux et dépressifs induisent une forte demande de soins et sont plus facilement rapportés par les patients. En revanche, ceux-ci ne se plaignent jamais spontanément des phases d’exaltation hypomaniaque. Dans ces moments, on se sent trop bien ! Même pour la cyclothymie, les patients ignorent que les traits de leur tempérament peuvent constituer un vrai trouble et sont intimement liés â l’anxiété. Pour remédier â cet obstacle •"naturel•", les signes de bipolarité doivent systématiquement être recherchés avec des questions comme : a . •"Avez-vous des périodes où vous vous sentez plus actif, dynamique, speed, plein de projets, infatigable ?•" b.•"Avez-vous des phases de haut et des phases de bas au niveau de l’humeur ou de l’énergie ? •" c.•" Avez-vous des périodes où vous vous sentez euphorique ou exalté ?•" Pour saisir la connexion anxio-bipolaire, la recherche de la Cyclothymie et l’Hypomanie doit être systématique. Des questionnaires en version française ont été validés. Anxiété / Bipolarité : une réalité fréquente La présence de troubles anxieux au sein du trouble bipolaire est assez élevée. On observe surtout des attaques de panique, des symptômes phobiques, une anxiété sociale et des symptômes obsessionnels compulsifs. Les liens privilégiés entre le TOC et la bipolarité atténuée a été largement détaillée dans le livre •"Troubles Bipolaires, Obsessions et Compulsions•" (Hantouche, 2006). Les enquêtes récentes conduites en France en collaboration avec l’Aftoc ont révélé que la moitié des sujets souffrant de TOC présente les critères de la cyclothymie et un tiers les critères de l’hypomanie. La présence de TOC avec cyclothymie semble définir une forme distincte de TOC plus de récurrence dépressive, plus de crises de colère et un taux plus augmenté de tentatives de suicide. De même, les liens avec le trouble panique, l’anxiété de séparation, la phobie sociale et l’anxiété généralisée sont seulement significatifs avec le trouble bipolaire type II et non avec la dépression majeure (selon l’enquête de Zurich). Enfin, l’enquête américaine NCS révèle qu’environ 90% des sujets bipolaires présentent au moins un troubles anxieux. Exemple du TOC cyclothymique : Mr N., 22 ans, consulte pour explorer une symptomatologie ancienne évoquant un TOC. Il souffre de TOC depuis l’âge de 14 ans. Il a peur des maladies, du handicap, des accidents, de la déchéance, et que cela touche quelqu’un de sa famille. Il a de très nombreuses annulations de pensées en éructant discrètement. Les mêmes rituels concernent aussi les lignes de palier séparant les pièces, ce qui le pousse â revenir en arrière s’il a eu une pensée négative ou s’il n’a pas eu le temps d’annuler comme il le souhaitait. A l’école, il ne veut pas ressembler â certains de ses camarades, et va annuler la pensée intrusive de leur nom en souhaitant ne pas devenir comme eux, puis va ensuite penser â des gens qu’il apprécie (remplacer une personne en •"déchéance•" par une plus positive). Mr N. a peur d’arrêter ses rituels et qu’il se sente mal, ou que cela précipite la catastrophe. Depuis un an, il ressent une forte aggravation. Il y a quelques mois, est apparu un nouveau TOC de symétrie sur le lit et les objets dans la chambre â coucher. Ses rituels inlassables de symétrie ont la fonction de donner â Mr N. plus de contrôle sur ses pulsions. En effet, il est récemment hanté par des peurs de perdre le contrôle brusquement et faire du mal â quelqu’un : pousser un passant â travers un pont ou sur le quai du métro ou insulter de gens dans la rue. Selon son père, les angoisses remontent â beaucoup plus loin. Il décrit son fils comme ayant été un enfant qui a toujours eu peur de l’inconnu et très peu de confiance en soi. A chaque déménagement, il avait du mal â supporter le manque de repères. A 8 ans, il avait des vomissements tous les matins quand il devait aller â l’école, qui ont disparu après avoir vu un magnétiseur. De même, â la maternelle, il avait des crises de pleurs quand il fallait se séparer de ses parents. A côté de ses TOC, Mr N. se sent émotionnellement fluctuant et instable mais dit n’avoir jamais connu de moments de dépression intense. Au cours de l’évolution du TOC, plusieurs psychologues et psychiatres ont été consultés. Mr N. a donc entrepris 2 psychothérapies sans succès et suivi des traitements â base d’antidépresseurs. Il nous précise qu’on lui a prescrit 3 antidépresseurs de la famille des sérotoninergiques, â fortes doses et dont l’effet sur le TOC était minime, parfois significatif mais avec un soulagement passager. En plus de leur inefficacité, ces traitements induisaient chez Mr N. des fortes insomnies et un état d’irritabilité assez désagréable. Trop de pièges et d’errances diagnostiques Il est difficile de distinguer entre les formes légères de la bipolarité et certains traits morbides de la personnalité. Les phases d’exaltation impétueuse et d’abattement sont souvent considérées â tort comme résultant de toutes sortes d’influences délétères de l’environnement ou attribuées au caractère du sujet. En fait, cet ensemble de troubles de l’humeur se manifeste et évolue sans nette frontière avec le territoire de la disposition personnelle. Il est donc facile de confondre la cyclothymie anxieuse et d’autres diagnostics notamment des Personnalités Pathologiques complexes comme état Limite, Hystérie, Narcissisme ou Psychopathie. Les adjectifs •"jamais systématique•", •"caractère brouillon•" ou •"déconcertant•", sont communs quand il s’agit de décrire les sujets cyclothymiques. Un des éléments clé de la psychoéducation en groupe est d’aider les patients cyclothymiques â saisir les frontières, peu évidentes, entre la cyclothymie et leur personnalité. Même en 2007, une majorité de patients bipolaires n’est pas encore reconnue comme telle. Le délai moyen entre la première demande de soins et le diagnostic correct est de 10 ans ou plus. Cette réalité exige une amélioration des conditions de dépistage du trouble bipolaire atténué. Une autre raison de complexité c’est l’exposition de ces sujets cyclothymiques aux antidépresseurs, ce qui induit un tas de complications et une aggravation du tableau clinique. Conséquences de la co-morbidité anxio-bipolaire Quand l’anxiété est associée â une bipolarité, on observe de nombreuses conséquences qui dépassent de loin celles qu’on observe dans la connexion anxiété/dépression : 1) Le tableau clinique est plus intense 2) L’anxiété est complexe, parfois combinant plusieurs types d’anxiétés = TOC, attaques de panique et anxiété sociale 3) Le risque de suicide est majoré 4) Le taux d’addiction et d’abus de substance est nettement augmenté (p. ex. alcool, tranquillisants) 5) La récurrence des épisodes dépressifs est plus importante 6) La réponse au traitement anti-anxieux (antidépresseurs) est altérée : réponse rapide puis disparition de l’effet ; résistance ; aggravation des signes ; virage thymique; déstabilisation de la cyclothymie 7) La nécessité de traiter en premier la bipolarité avec des psychotropes qui stabilisent l’humeur; de préférence les anticonvulsivants comme le valproate. Le recours aux thérapies cognitives comportementales pour soigner spécifiquement le trouble anxieux (éviter autant que possible le recours aux antidépresseurs) une fois la cyclothymie stabilisée.
    Radio Vivre FM8/11/2007Mlle Caline Majdalani et Mr Vincent Trybou ont été invités â la Radio Vivre FM pour enregistrer deux émissions consacrées, une aux troubles bipolaires et une aux troubles obsessionnels compulsifs. Cet enregistrement sera diffusé â l’antenne au cours du mois de novembre dans la rubrique ’santé mentale’.
    Séminaire sur les Tempéraments du Forum Bipolaire Tunisien27/10/2007Le 27 octobre 2007 a eu lieu â Tunis, le séminaire consacré au thème : ’les Tempéraments en Psychiatrie’, organisé par le Forum Bipolaire Tunisien. Pour rappel, le Dr HANTOUCHE a été impliqué dans la création du Forum Bipolaire Tunisien (actuellement présidé par le Pr Saida DOUKI) suite â ses contacts avec les Dr Taeib GODBAN (vice-président du forum) et Adel OMRANI (secrétaire du forum) depuis 2002. La première séance a inclus 3 conférences : - Le Pr Elie-Georges KARAM (Institut IDRAAC, Beyrouth, Liban) a présenté les données les plus récentes de l’étude ’LEBANON’ qui a évalué le profil tempéramental (â l’aide du questionnaire TEMPS-A, 110 items explorant les 5 tempéraments affectifs). Cette étude a permis de dessiner le profil tempéramental des libanais (avec dominance du tempérament hyperthymique) et surtout de montrer les rôles des tempéraments au sein des troubles mentaux : rôle protecteur de l’hyperthymie (sauf pour l’anxiété de séparation) et rôle prédisposant des tempéraments anxieux, cyclothymique, dépressif et irritable. De plus, l’application de la méthode CART en statistiques a permis de dessiner des interactions significatives entre des scores seuil de chaque tempérament avec le niveau d’éducation et d’autres facteurs sociodémographiques. Par exemple, un score seuil de 14,5 sur le tempérament anxieux apparaît être le premier facteur de risque : fréquence des troubles majeurs de 11% si score inférieur â 14,5 versus 48% si score supérieur â 14,5 ; puis vient au niveau du 2ème noeud le score seuil du tempérament hyperthymique : fréquence des troubles de 28% si score TH supérieur â 14,5 versus 58% si score inférieur â 14,5. Les publications de l’étude LEBANON peuvent être consultées sur le site www.idraac.org - La 2ème conférence, présentée par le Pr Giulio PERUGI (Institut Psychiatrique de Pise, Italie) a concerné les tempéraments au sein des troubles bipolaires. Lâ aussi, les données sont nombreuses et assez séduisantes pour confirmer la place incontournable des tempéraments affectifs dans la compréhension des formes cliniques de la bipolarité, de la co-morbidité, de l’évolution au long cours ainsi que de la nature de réponse aux psychotropes. - La 3ème conférence du Dr Elie-Georges HANTOUCHE s’est focalisée sur le Tempérament Cyclothymique en passant en revue les arguments de validation de cette entité clinique et concluant sur la qualité de la prise en charge, notamment le développement d’une thérapie de groupe de psychoéducation pour les patients cyclothymiques. Le format est basé sur la conception de la Cyclothymie comme une prédisposition de base d’une entité clinique distincte des troubles BP-I et BP-II épisodiques. La thérapie se déroule en 6 séances : connaître la cyclothymie : rythmes et hygiène de vie - failles psychologiques (2 séances) - réparation de l’humeur via les cognitions - gestion des conflits - et rapports avec la créativité. Les bases et techniques de cette thérapie seront développées dans un ouvrage qui est accepté â paraître chez l’Editeur Odile JACOB en 2008 Une 2ème séance s’est déroulée sous la forme d’une table ronde sur les apports et limites des tempéraments en psychiatrie. L’ensemble des présentations sera disponible sur le site www.tunisianbipolar.org
    Présentation de la thérapie de groupe pour le trouble cyclothymie8/10/2007Dr. Hantouche et Mlle Majdalani ont donnés une présentation de 2 heures sur la théorie et la pratique de la psycho-éducation en groupe destinée aux patients cyclothymiques. Cette présentation a eu lieu le mardi 31 juillet 2007 â Batlouni Auditorium, université Balamend, Beyrouth, Liban. Cette présentation était une première étape en vue d’une collaboration avec l’équipe du Pr Elie KARAM : - Implantation de cette thérapie au Liban - Mise en place d’un protocole de recherche sur les bénéfices de cette approche thérapeutique.
    Radio Notre Dame2/10/2007Emission consacrée â la dépression et les troubles bipolaires.
    Première Journée Nationale de l’AFTOC 200729/9/2007L’AFTOC, Association Française des sujets souffrant de TOC organise le samedi 29 septembre sa première journée scientifique nationale - Le CTAH va participer â la manifestation de la région parisienne (la Villette - Cité des Sciences) avec des conférences sur la clinique moderne du TOC, la prise en charge comportementale et émotionnelle ainsi que sur les modèles cognitifs de la vérification. Le programme est disponible sur le site de l’AFTOC : http://aftoc.club.fr Le Dr Hantouche a présenté une conférence sur les sous-types cliniques du TOC en utilisant une méthode originale qui a consisté â développer une liste de 134 mots autour du TOC et faire remplir cette liste â 612 patients souffrant de TOC et ayant participé â l’enquête ABC-TOC. Les analyses factorielles ont révélé la présence de 10 facteurs ou groupes de mots dont l’intitulé est comme suit : ’compulsivité - contrôle’; ’contrainte - conscience’; ’croyance’; ’consommation’; ’cérémonial’; ’contrat’; ’contamination’; ’culpabilité’; ’colère’ et collection’. Ces résultats permettent d’affiner la phénoménologie du TOC, de saisir certaines co-morbidités et des troubles apparentés au TOC (achats compulsifs, trouble dysmorphie corporelle, trichotillomanie, boulimie...) et des rapports avec la dépression. La comparaison des scores factoriels entre les groupes ’TOC Cyclothymique’ versus ’TOC sans Cyclothymie’ montre que l’ensemble des scores étaient significativement plus élevés dans le groupe TOC cyclothymique, notamment pour le facteur ’colère’. Pour rappel, ce facteur comporte les items comme automutilation, crises, délire, dépression, double, folie, scandale, honte, suicide, violence, querelles. Cette liste des mots du TOC sera bientôt disponible sur le site ctah.eu avec pour chaque mot les commentaires des patients et des experts. Mr Trybou a présenté une conférence sur l’approche clinique et cognitive des ruminations obsessionnelles, en soulignant l’insuffisance des théories et des méthodes disponibles pour soulager les patients qui souffrent de cette forme de TOC. A cette présentation, deux patients ont participés en témoignant de leur évolution avec la méthode utilisée. Celle-ci sera détaillée dans un post dans l’espace réservé aux experts du site ctah.eu. Mlle Clair a présenté un nouvel outil d’évaluation des vérifications. Il s’agit d’un test élaboré sur ordinateur qui permet de tester la mémoire visuelle immédiate et en même temps donner au sujet la possibilité de douter de sa réponse et de retourner en arrière pour vérifier sa réponse. Une première étude clinique a montré la fiabilité de ce test pour différencier le groupe TOC du groupe témoin sain et en plus distinguer au sein du TOC, les cas vérificateurs des cas avec d’autres formes cliniques de TOC. La recherche continue avec cet outil et le CTAH est impliqué dans cette démarche. Enfin, le Dr Mallet, de l’unité Inserm de la Pitié-Salpétrière, a dressé le protocole ’STOC’ ou stimulation cérébrale profonde pour les TOC sévères et réfractaires. Ce protocole a réussi d’inclure 17 patients. Les résultats sont en cours d’exploitation. Ils sont encourageants pour que ce protocole se prolonge avec de nouvelles inclusions. On attend la publication de ces données.

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    Réunion avec le Pr Jules ANGST20/9/2007L’équipe du CTAH s’est réunie le jeudi 20 septembre avec le Pr Jules ANGST. Cette réunion s’inscrit dans une collaboration qui dure depuis plus de dix ans. L’objectif de cette réunion est double : - Discuter les analyses statistiques des enquêtes cliniques sur la prévalence et les facteurs de risque du trouble bipolaire type II: des résultats préliminaires ont été présentés au congrès de l’Encéphale en janvier 2006; d’autres seront présentés lors du prochain congrès BRAIN et amp; BEHAVIOR qui aura lieu â Thessaloniki, du 28 Novembre au 2 Décembre 2007. - Mettre en place des études de suivi prospectif au long cours pour mieux cerner les modes évolutifs des troubles bipolaires et du TOC .
    Article SANTE MAGAZINE15/9/2007L’équipe du CTAH s’est entretenue avec Santé Magazine autour du sujet de la Cyclothymie des jeunes. L’article est paru dan le numéro 381 de septembre 2007 avec un dossier plus détaillé sur le site du magazine : http://www.santemagazine.fr/accueil/navigation-principale/mes-enfants/dossiers-enfants/mon-enfant-a-des-sautes-dhumeur-est-il-cyclothymique/recomander/1.html?tx_pitpaginationdossier_pi1%5Bcuid%5D=3860. Dans ce dossier, figure la check-list des signes évocateurs de la cyclothymie ou bipolarité juvénile.
    Participation au 3ème Symposium International sur les Troubles Bipolaires â Budapest7/9/2007A l’initiative du Professeur Zoltam RIHMER, directeur de l’Institut de Psychiatrie et Neurologie de Budapest, un cycle de symposia internationaux s’est mis en place en 2003, puis en 2005 et en 2007. Ont participés â ce 3ème symposium des experts européens d’Italie (Koukopoulos, Perugi, Benazzi), la Grèce (Fountoulakis), la France (Hantouche), l’Allemagne (Marneros), les Etats-Unis (Tohen) et la Hongrie (Rihmer Z, Rihmer AM, Balazs, Gonda, Räzsa). Le Dr HANTOUCHE a participé â ces 3 manifestations. Le thème de sa conférence lors du dernier symposium concernait ’le traitement des troubles bipolaires’. Il s’agit en effet d’un sujet assez vaste et complexe au sein duquel 2 points importants ont été détaillés par le Dr HANTOUCHE : - La place importante des tempéraments affectifs pour comprendre les différentes formes cliniques des épisodes de manie et de dépression et choisir le traitement psychotrope le plus adapté - La redéfinition de la bipolarité en 2 grandes formes : les formes épisodiques versus les formes cyclothymiques avec une instabilité émotionnelle persistante. Dans celle-ci, peu de choses sont connues sur le repérage diagnostique et surtout sur la prise en charge. Dans ce contexte, le Dr HANTOUCHE a présenté le projet de thérapie de psychoéducation en groupe pour les patients cyclothymiques avec des données préliminaires concernant 6 groupes consécutifs. Les résultats sont encourageants en faveur d’une meilleure connaissance de la cyclothymie, une moindre réticence contre le traitement, une réduction des conflits au sein de la famille et au travail et une meilleure adhésion aux soins au long cours. D’autres points essentiels ont été évoqués dont la nécessité du concept de ’traitement au long cours’ (on traite une maladie et non des épisodes) et celui du •"système de vie du patient et son tempérament•" (un bon traitement doit aider le patient â quitter l’équilibre installé avec la bipolarité et trouver un nouvel équilibre où la consonance entre tempérament et environnement est la plus optimale). Enfin, la notion de ’collaboration médecin - patient’ active a été soulignée.
    Débat autour des nouveaux troubles : TOC, Bipolarité, Borderline...16/7/2007TOC, bipolaire, ’burn out et rdquo; et hellip; D’où viennent nos nouvelles folies ? Par Isabelle Taubes - article paru dans la Revue PSYCHOLOGIES qui cite l’entretien avec le Dr HANTOUCHE et d’autres experts Troubles obsessionnels compulsifs, troubles bipolaires, états limites et hellip; Inconnus jusqu’â hier, ces noms sont partout dans les médias et les conversations. Existe-t-il de nouvelles maladies mentales ? Eléments de réponse. ’ On est fou dans sa saison, il y a des modes null, reconnaît le psychanalyste Bernard-Elie Torgemen. Les névrosées du Moyen Age mimaient la possession par le démon et l’Eglise les tenait pour des sorcières. La fin du XIXe siècle a mis en scène le corps souffrant, le corps cherchant â jouir â tout prix, le corps voulant s’affranchir des interdits portant sur le sexe. ’ Les hystériques chères â Charcot avec leurs convulsions et leurs délires ont été remplacées par des jeunes femmes insatisfaites de leurs corps, qui se plaignent de leur genou gauche trop gros, pas conforme, ajoute Bernard-Elie Torgemen. Mais c’est toujours la même histoire : des problèmes avec l’amour, le désir, le sexe, des difficultés â s’incarner, â faire coller cette âme-lâ et ce corps-lâ. ’ Le siècle des émotions déréglées La dépression a été le mal du XXe siècle, le XXIe sera celui des émotions déréglées, oscillantes, des émotions en folie. ’ La décennie â venir sera bipolaire null, annonce Elie Hantouche, l’un des premiers psychiatres en France â s’être intéressé aux troubles obsessionnels compulsifs et qui se consacre â ces dérèglements extrêmes des émotions nommés plus scientifiquement ’ troubles bipolaires ’. ’ Bipolaires null, car ils se traduisent par une oscillation perpétuelle entre un pôle dépressif et un pôle d’hyperexcitation où l’individu perd le contrôle. Cette phase est dite ’ phase maniaque ’ et ndash; manie étant la traduction du mot grec mania, ’ folie ’. Si le trouble bipolaire fait vivre sur des montagnes russes émotionnelles, une deuxième pathologie dont il est beaucoup question aujourd’hui, le trouble borderline et ndash; ou ’ état limite ’ et ndash;, fait vivre aux frontières de la raison. ’ La personne chemine en permanence sur une corde raide, essayant de contrôler des émotions violentes et ndash; entre colère et désespoir et ndash; qui la dépassent. Sa grande question est : de quel côté de la frontière vais-je atterrir ? null, explique Alain Tortosa, psychothérapeute qui anime l’Association d’aide aux personnes avec un ’ état limite ’ (AAPEL). Les patients classiques et ndash; en conflit avec papa, maman, le désir et le sexe et ndash; n’ont certes pas disparu, en revanche les psychanalystes voient de plus en plus de patients borderline qui doutent en permanence de la réalité de ce qu’ils vivent et perçoivent, et se sentent en danger de mort. Ceux-lâ, les psychanalystes ne peuvent pas les allonger sur leurs divans. Ils travaillent avec eux en face â face et interviennent verbalement pour apaiser leurs angoisses. Des maux mieux repérés et hellip; S’il est autant question aujourd’hui des pathologies liées â un dérèglement des émotions, pour Philippe Pignarre, chargé de cours en psychologie sur les psychotropes (les médicaments de l’esprit) â l’université Paris-VIII et directeur des Editions Les Empêcheurs de penser en rond, c’est que les psychiatres les intègrent de plus en plus dans leur champ de compétences. Pour ce chercheur, l’’ épidémie ’ de dépression qui a marqué les dernières décennies du XXe siècle est moins le signe d’un malaise croissant que le résultat d’une meilleure connaissance de ce fléau dans le monde psychiatrique. Car, résume-t-il, ’ on ne voit que ce que l’on a appris â voir. La Grande Ourse est une réalité, mais seuls ceux qui ont appris â la repérer sont en mesure de la voir. C’est vrai également pour les maux du psychisme. ’ C’est que les troubles de l’esprit, contrairement aux grippes ou aux cancers, ne présentent pas d’anomalies biologiques visibles aux examens. Même lors d’un épisode délirant particulièrement spectaculaire. Pour les reconnaître, il convient d’apprendre â repérer leurs symptômes. et hellip; et mieux traités ’ Il n’y a pas davantage de personnes souffrant d’état limite ou de troubles bipolaires qu’autrefois, acquiesce Alain Tortosa. Mais, face â ces troubles, le monde psychiatrique se taisait, faute de savoir comment les traiter. ’ Les individus bipolaires étaient classés parmi les psychotiques ou les dépressifs, et ceux avec un état limite, ou borderline, étaient généralement diagnostiqués ’ hystériques ’ et hellip; ’ Rien ne permettait de les reconnaître et de les soigner, renchérit Alain Tortosa. L’enjeu du traitement de ces troubles est loin d’être simple. Il consiste en effet â aborder non pas une maladie, mais une ’personnalité et rdquo; qui globalement dysfonctionne. Aujourd’hui, les médecins disposent de toute une panoplie de traitements qui agissent sur ces troubles : les thymorégulateurs (des régulateurs de l’humeur qui atténuent les émotions trop extrêmes) et les antidépresseurs de nouvelle génération, associés â des thérapies opérant sur les croyances et les conduites irrationnelles (les thérapies cognitives et comportementales notamment, individuelles ou en groupe). ’ La parole délivrée. Il a suffi qu’en 1998, l’animateur télé Jean-Luc Delarue consacre toute une émission aux troubles obsessionnels compulsifs pour que plus personne (ou presque) n’ignore leur existence. Depuis, ’ les problèmes mentaux sont devenus plus visibles, ils sont sortis de la sphère privée, du honteux, où ils étaient cantonnés, poursuit Philippe Pignarre. Les médias n’hésitent plus â en parler, des personnes atteintes et leurs proches sont invités â la télévision â des heures de grande écoute. Il y a aussi le poids des associations de patients qui veulent savoir ce qu’ils ont et exigent des diagnostics précis, ou encore la multiplication des forums sur Internet où les gens concernés par tel ou tel trouble échangent des informations et des conseils ’. Une société en état limite. Selon le psychanalyste Bernard-Elie Torgemen, si l’on parle autant des troubles bipolaires et des borderline, c’est parce qu’ils sont le reflet de l’ensemble de notre société, qui fonctionne sur un mode bipolaire et s’interroge sur ses limites. ’ Quand nous sommes en âge de travailler, cette société nous demande d’être hyper speed, de donner le maximum de nous, de nous défoncer comme si nous étions drogués â la cocaïne, ce qui induit un état maniaque artificiel, s’inquiète-t-il. Puis, quand nous cessons d’être intéressants, parce que nous ne rentrons plus dans le moule, parce que nous sommes trop vieux, cette société qui ne veut plus de nous nous demande de ne surtout pas bouger, d’être un mort-vivant. C’est l’équivalent de l’état dépressif. Quant au problème des limites, il est au coeur du débat actuel, avec l’explosion des frontières, les délocalisations, la mondialisation : qu’est-ce qu’être soi, qu’est-ce que l’autre, pourquoi est-ce que je me sens parfois étranger â moi-même ? ’ Un épuisement moderne. Contrairement aux états limites et aux troubles bipolaires, qui existent depuis des siècles sous d’autres noms, le burn out est une pathologie très contemporaine. Burn out, c’est ’ brûler de l’intérieur, se consumer ’. Le terme est emprunté au domaine de l’électronique, où il signifie ’ surcharge de tension ’. Les médecins parlent d’’ épuisement professionnel ’. En fait, c’est le bout du bout du stress. ’ Ce syndrome en pleine expansion touche tous les milieux professionnels : 25 % des salariés seraient en burn out moyen, et on estime â 16 % ceux étant â risque, entre 4 et 7 % en burn out complet null, affirment Suzanne Peters, coach, et Patrick Mesters, neuropsychiatre, dans leur livre Vaincre l’épuisement professionnel (Robert Laffont, 2007). En première ligne : le perfectionniste entièrement dévoué â son entreprise, le grand généreux qui donne sans compter son temps et son énergie, et l’anxieux en quête de reconnaissance. Les psychologues spécialisés dans les pathologies du travail voient deux causes principales â l’expansion du burn out. Premièrement, un manque d’autonomie et de contrôle sur les tâches â accomplir, qui donne l’impression déprimante de subir la situation sans pouvoir agir sur elle. Deuxièmement, la perte de sens du travail. ’ Autrefois, il était permis d’espérer choisir un métier pour la vie, écrivent Suzanne Peters et Patrick Mesters. L’employé avait le sentiment de représenter une certaine valeur aux yeux du patronat, et cette valeur était supposée augmenter avec le temps. Les changements dans l’économie mondiale redistribuent la donne et augmentent le niveau d’insécurité. ’ Les dernières décennies nous ont fait envisager le travail comme une promesse d’épanouissement personnel. De ce fait, nous avons pris l’habitude de surinvestir notre vie professionnelle. Il nous faut désormais repenser cette idée. Ceux qui attendent toujours du travail qu’il les comble émotionnellement, narcissiquement et affectivement sont particulièrement exposés au burn out. Des pathologies qui effraient moins .Il y a dix ans, dans le grand public, personne n’osait parler de la schizophrénie. Aujourd’hui, elle semble être partout. Nous découvrons que le fils de l’amie de notre ami est atteint, ainsi que la fille de notre collègue. Pourtant le nombre de cas n’a pas augmenté. La schizophrénie continue de toucher de 0,5 % â 1 % de la population mondiale. En France, elle concernerait soixante mille personnes. Une réalité statistique identique â celle constatée il y a dix, quinze ou vingt ans. Mais elle est davantage au centre des conversations depuis que nous savons que l’usage abusif de cannabis peut être un facteur déclenchant chez les adolescents ! De plus, l’apparition de nouvelles générations de neuroleptiques a changé le destin des schizophrènes, autrefois condamnés â l’asile, et a rendu la schizophrénie moins effrayante. Il y a vingt ans, les psychiatres osaient â peine annoncer ce diagnostic aux familles. ’ Dans les années 1930, il y avait quatre-vingt mille personnes dans les hôpitaux psychiatriques, aujourd’hui il y en a environ trente mille null, nous apprend Philippe Pignarre. S’il y a du nouveau dans la ’ folie null, c’est surtout que nous savons de mieux en mieux l’apprivoiser et vivre avec. Sources des données chiffrées : ministère de la Santé, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Organisation mondiale de la santé (OMS). Les troubles obsessionnels compulsifs 2 % â 3 % de la population. Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) se manifestent par des idées obsédantes (crainte d’avoir un comportement scandaleux, de provoquer un malheur, de perdre le contrôle). La personne se sent contrainte â des actes absurdes, véritables rituels exécutés d’une manière précise : se laver les mains cent fois par jour, vérifier le gaz tous les quarts d’heure, ranger selon un ordre incompréhensible pour le commun des mortels, compter mentalement jusqu’â cent puis recommencer plusieurs fois de suite, être anormalement lent. Le travail et la vie sociale sont sérieusement handicapés par ces obsessions et ces rituels qui prennent plusieurs heures par jour. Selon les Freudiens, les TOC sont le signe le plus visible d’une anxiété intense et d’une culpabilité inconsciente liées â des désirs sexuels et de mort inacceptables pour le moi. Pour en savoir plus - Association française des personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs (Aftoc). Internet : http://www.aftoc.fr.st- Faire face aux TOC de Rémi Neveu (avec la collaboration d’Alain Perroud et Véronique Briquet, Retz, 2005). Les troubles bipolaires 1 % â 6 % de la population. Le pôle maniaque du trouble bipolaire (ou maniaco-dépressif) rend euphorique et exalté. La personne perd toute pudeur, se lie â n’importe qui. Elle pense â mille â l’heure, ses sautes d’humeur l’entraînent de la joie â l’irritabilité. Hyperactive, elle ne dort plus, multiplie les projets irréalistes, quitte son travail décrétant qu’elle a mieux â faire. Elle s’engage sans réfléchir dans des achats superflus, des dépenses excessives risquant de la ruiner. Guidée par une sensation d’invulnérabilité, elle enchaîne les comportements dangereux, voire suicidaires (excès de vitesse, bagarres, alcoolisation sans limite). Dans les cas les plus sévères est repéré un authentique délire avec mégalomanie, délire de filiation (’ Je suis l’enfant de quelqu’un de célèbre ’), délire religieux (’ Je suis l’élu de Dieu ’) et/ou des idées de persécution (’ On veut me tuer ’). Au bout de quelques semaines, c’est la chute dans la dépression, avec son envie de rien. Pour en savoir plus - Internet : http://www.bipolaire-info.org ; http://argos.2001.free.fr - Troubles bipolaires, obsessions et compulsions d’Elie Hantouche (Odile Jacob, 2006). Le trouble borderline 2 % â 3 % de la population .’ Les personnes souffrant d’un trouble de la personnalité borderline (ou ’état limite et rdquo;) réagissent d’une manière excessive â la moindre contrariété. Ce sont des Cocotte-Minute, toujours sur le point d’exploser null, explique le psychothérapeute Alain Tortosa. C’est la maladie de l’hypersensibilité. Elle se caractérise par l’instabilité des émotions, qui changent de quart d’heure en quart d’heure, par une tendance â agir sans se contrôler, par un sentiment presque permanent de vide intérieur et par des efforts constants pour éviter les abandons. Les relations interpersonnelles oscillent de l’idéalisation au mépris, tels les ados en quête de modèles idéaux. Beaucoup d’entre nous peuvent se reconnaître dans ce portrait. Mais il existe aussi des symptômes plus graves : une tendance â perdre le sens du réel, des actes d’automutilation (scarifications essentiellement) quand la personne est sur le point d’exploser, et des comportements suicidaires. Pour en savoir plus - Association d’aide aux personnes avec un ’ état limite ’ (AAPEL). Internet : http://www.aapel.org - Borderline, retrouver son équilibre de Dominique Page (Odile Jacob, 2006). Le burn out 4 % â 7 % de la population. Il débute par une ’ période d’alerte ’ avec des suées, des palpitations, des troubles digestifs et du sommeil. Si la personne ne réalise pas qu’elle doit lever le pied immédiatement, suit alors une phase dépressive avec dévalorisation de soi, puis remise en cause globale de sa vie. Ensuite s’installe une kyrielle de sentiments pénibles : démotivation, sentiment d’incompétence, culpabilité, agressivité, repli sur soi. Le tout accompagné de sensations physiques et ndash; fatigue récurrente, raideurs musculaires, douleurs diffuses et hellip; et ndash; avant que n’apparaissent d’authentiques maladies : allergies, hypertension, asthme et hellip; Pour en savoir plus - Ligue française pour la santé mentale, consultations d’aide psychologique, Paris. T. : 01 42 66 20 70. Internet : http://www.lfsm.org - Vaincre l’épuisement professionnel, toutes les clés pour comprendre le burn out de Suzanne Peters et Patrick Mesters (Robert Laffont, 2007). La schizophrénie 0,5 % â 1 % de la population. Nous ignorons les causes de la schizophrénie. Aucune lésion cérébrale, aucune anomalie biologique, aucun traumatisme infantile ne l’explique. Elle se déclare souvent chez l’adolescent ou chez le jeune adulte, lorsqu’il doit affronter des épreuves qui l’obligent â se responsabiliser ou â se remettre en cause et ndash; examens, naissance, promotion professionnelle et hellip; Dans les esprits, elle est souvent synonyme de dédoublement de la personnalité. L’étymologie évoque plutôt un ’ morcellement ’ de l’identité (du grec schizos, ’ séparé, coupé ’). En fait, il existe plusieurs façons d’être schizophrène. Dans la schizophrénie simple, la personne s’isole, se replie sur elle-même, elle délire â bas bruit, prise dans un éternel monologue dont nous sommes exclus. La schizophrénie catatonique transforme la personne en statue vivante, elle est mutique ou répète inlassablement les mêmes phrases, tel un mantra. Dans la schizophrénie paranoïde, au contraire, la personne est très agitée, elle se croit persécutée et elle est la proie d’hallucinations visuelles et auditives effrayantes. Les individus atteints de schizophrénie pseudo-psychopathique sont habités par une terrible violence sur fond de grande froideur, ils n’ont aucune conscience de la réalité et de la souffrance de l’autre. Pour en savoir plus - Union nationale des amis et familles de malades psychiques. Internet : http://www.unafam.org - Les Schizophrénies de Catherine Tobin (Odile Jacob, 2004). Les enfants aussi Selon le psychiatre Elie Hantouche, environ 3 % des enfants et des adolescents seraient atteints de troubles bipolaires juvéniles, ou TBJ. Ils se traduisent par des oscillations de l’humeur et ndash; alternance de moments d’abattement, de ralentissement, d’opposition, d’anxiété, de gaieté et d’énergie excessive. L’enfant ne parvient pas â se concentrer, parfois il agresse gravement ses copains, il ne dort plus, prétend être au-dessus des lois et n’avoir nul besoin d’obéir. ’ Tous les parents concernés ont pu observer les crises de rage, les moments où tout devient complexe, alors qu’en même temps l’enfant est sensible et affectueux null, écrit Elie Hantouche(1). Il n’y a pas d’explications précises des causes de la bipolarité juvénile, toutefois le psychiatre estime que les rythmes hachurés et zappés de la vie moderne n’y sont pas pour rien : ’ Trop de télé, trop de jeux vidéo, trop d’excitants comme le Coca, trop de hamburgers avalés en vitesse ! ’ 1. In Cyclothymie, troubles bipolaires des enfants et adolescents au quotidien (Editions J.Lyon, 2007, écrit avec Barbara Houyvet, mère de deux enfants bipolaires). A lire * La psychanalyse peut-elle encore être utile â la psychiatrie ? de Guy Darcourt. Le regard de la psychanalyse Freudienne sur les nouvelles formes de pathologies (Odile Jacob, 2006). * Les Malheurs des psys de Philippe Pignarre. Les relations ambiguës entre psychiatrie et problèmes sociaux (chômage, pauvreté et hellip;) (La Découverte, 2006). * Sur le fil du rasoir de Jérôme Palazzolo, Ellébore Editions, 208 p., 19,95 E. Le commentaire de Psychologies ’ Troubles bipolaires ’ est le nouveau nom donné par les psychiatres â la psychose maniaco-dépressive. Celle-ci se manifeste le plus souvent par une alternance d’épisodes de tristesse indicible et d’euphorie extrême. Sous la plume de son psychothérapeute, un bipolaire témoigne de ses souffrances, de sa lutte pour comprendre sa maladie. Au-delâ de l’émotion que ce récit véhicule, il montre comment de plus en plus de patients, loin de se contenter d’obéir, prennent leur pathologie en charge en collaboration avec les médecins. Souvent poignant.

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    Ouverture du site13/7/2007Le CTAH est heureux de vous annoncer le lancement de son nouveau site Internet. Bonne visite...
    Conférence du Dr HANTOUCHE â l’Université de Vienne, au département de psychiatrie21/6/2007Le Dr HANTOUCHE a été invité par les Prs Erfurth et Kasper (département de psychiatrie de l’université de Vienne). La conférence avait pour thème de présenter la méthodologie et les résultats des études françaises sur le spectre clinique des troubles bipolaires, pour lesquelles le Dr Hantouche était le coordinateur national. Ces études ont comme originalité de faire collaborer â une échelle nationale des cliniciens généralistes et psychiatres et les aider â mieux connaître les formes cliniques des Manies et de la Bipolarité Atténuée. ’Etude EPIMAN-II Mille’ Une première étude EPIMAN a été mise en place en 1995. Elle a porté sur un échantillon de 104 patients maniaques. Les résultats de cette étude ont encouragé l’implantation de l’étude EPIMAN-II Mille qui a fait participer 317 psychiatres et réussi d’inclure 1090 patients hospitalisés pour un épisode maniaque aigu (critères DSM-IV). C’est la population la plus importante jamais étudiée dans les manies! Les résultats confirment la fréquence des manies sévères psychotiques (50 %) et des manies mixtes (environ un tiers avec au moins deux symptômes dépressifs associés â la manie). La présence de ces formes •"atypiques•" est caractérisée par une plus longue période d’errance diagnostique. Les manies psychotiques se rencontrent plus volontiers chez des sujets jeunes, célibataires, ayant une consommation excessive de substances (hors alcool). Ces formes psychotiques sont d’une intensité plus sévère et ont une polarité plutôt maniaque pour les premiers épisodes. Les manies mixtes touchent plus volontiers les patients de sexe féminin, évoluent dans les phases précoces sous les masques de l’anxiété ou des troubles de la personnalité. Cette forme comporte, en particulier, un risque suicidaire plus élevé. D’autres résultats pertinents montrent : - un affinement de la définition clinique et psychométrique de la manie mixte dépressive avec un score de 6 sur la MADRS - 6 items - une réplication de la classification des états mixtes proposées par Kraepelin avec une démonstration des dimensions multiples de la dépression co-morbide au sein de la manie : une dimension émotionnelle-cognitive et une dimension psychomotrice - une meilleure connaissance des pièges diagnostiques dans les manies mixtes (troubles anxieux ou de la personnalité) et psychotiques (troubles schizophréniques) - des liens significatifs entre l’instabilité thymique extrême et la forme psychotique non congruente de la manie - une précision du profil clinique et sociodémographique de la manie sévère et ses rapports avec les caractéristiques psychotiques associées Publications - Azorin JM, Akiskal HS, Akiskal K, Hantouche EG et al. Is psychosis in DSM-IV mania due to severity •"The relevance of selected demographic and comorbid social-phobic features•". Acta Psychiatr Scand 2007, Jan, 115: 29-34. - Hantouche EG, Akiskal HS, Azorin JM, Chatenet-Duchene L, Lancrenon S. Clinical and psychometric characterization of depression in mixed mania: A report from the French National Cohort of 1090 manic patients. Journal of Affective Disorders 2006, Dec; 96 : 225-232. - Azorin JM, Akiskal HS, Hantouche EG. The mood-instability hypothesis in the origin of mood-congruent versus mood-incongruent psychotic distinction in mania: validation in a French National study of 1090 patients. Journal of Affective Disorders 2006, Dec; 96 : 215-223. - Hantouche EG, Azorin J-M, Chatenet-Duchene L, Lancrenon S, Allilaire J-F, Akiskal HS. Caractérisation de la manie dans la cohorte nationale de 1090 patients de l’étude : fréquence des sous-types cliniques, début et errances diagnostiques. Annales Médico -Psychologiques 2003 Jul 1;161(5):359-66. - Akiskal HS, Azorin JM, Hantouche E.: Proposed multidimensional structure of mania: beyond the euphoric-dysphoric dichotomy. J Affect Disord 2003; jan 73: 7-18. - Akiskal HS, Hantouche EG, Bourgeois ML et al.: Toward a refined phenomenology of mania: combining clinician-assessment and self-report in the French EPIMAN study. J Affect Disord 2001; 67: 89-96. - Hantouche EG, Allilaire JF, Bourgeois ML et al.: The feasibility of self-assessment of dysphoric mania in the French National EPIMAN study. J Affect Disord 2001; 67: 97-103. - Azorin JM, Hantouche EG, Akiskal HS et al.: Structure factorielle du syndrome maniaque : revue de la littérature et résultats de l’étude française EPIMAN. Annales Médico- Psychologiques 2000 ; 158: 279-289 - Akiskal HS, Hantouche EG, Bourgeois ML et al.: Gender, temperament and the clinical picture in dysphoric mania: Findings from a French National Study (EPIMAN). J Affect Disord 1998 ; 50, 175-186 Etude EPIDEP Cette étude a fait participer 48 psychiatres exerçant dans 15 villes de France et réussi d’inclure plus de 500 patients présentant un épisode dépressif majeur. Le protocole s’est fait sur 2 visites : première visite pour évaluer la dépression et obtenir le diagnostic du clinicien et la 2ème visite (4 semaines après) pour dépister l’hypomanie et explorer les tempéraments affectifs. A la deuxième visite, le pourcentage d’Unipolaires a été de 43 % (70 % â la première visite). Cette diminution a été surtout au profit des formes BP-II. Ainsi, â la deuxième visite, les antécédents d’hypomanie ont été évalués â 39 % (21 % â la 1ère visite). Le risque de survenue d’un virage thymique est significativement différent selon qu’il s’agit de formes Unipolaires (5 %) ou des formes BP-II (35-40 %). Dans les formes BP-II, dès la première visite, on remarque une plus grande importance des idées suicidaires et une hypersomnie plus marquée. Une seconde différence porte sur l’âge de début du trouble. L’étude de la population qui a eu un premier Episode avant 30 ans montre que les premiers épisodes sont plus précoces chez les BP-II que chez les Unipolaires. Dans la cohorte des BP-II, on constate un nombre faible de premier Episode, ce qui indique une pathologie thymique récurrente. Parmi les autres résultats pertinents, on retient : - la validation du sous-groupe Bipolaire type III (dépression avec hypomanie exclusivement induite par les antidépresseursune forme de bipolarité et comme une entité différente de BP-II - l’influence péjorative de la cyclothymie sur la phénoménologie et le pronostic du trouble BP-II (formes de BP-II avec cyclothymie sont plus sévères, récurrentes et suicidaires que les formes BP-II sans cyclothymie) - la distinction phénoménologique des phases dépressives dans le trouble BP-II versus UP - la faisabilité de l’autoévaluation de l’hypomanie par la check-list de Angst (CLH-20) avec précision des scores-seuil pour le dépistage de l’hypomanie (score de 10 ou plus est spécifique et sensible pour dépister les hypomanies) - la démonstration de la double dimension phénoménologique de l’hypomanie : une dimension •"hyperactivité - euphorie : versus une autre dimension d’irritabilité â conduites â risque. - la mise en évidence des liens significatifs entre les traits cyclothymiques et l’histoire familiale de bipolarité Publications - Allilaire J.-F., Hantouche E.-G., Sechter D., Bourgeois M.-L., Azorin J.M., Lancrenon S., Chêtenet-Duchêne L., Akiskal H.-S. Fréquence et aspects cliniques du trouble bipolaire II dans une étude multicentrique française : EPIDEP. Encéphale 2001; 27: 149-158. - Akiskal HS, Akiskal K, Allilaire JF, Azorin JM, Bourgeois ML, Sechter D, et al. Validating affective temperaments in their subaffective and socially positive attributes: psychometric, clinical and familial data from a French national study. J Affect Disord 2005 Mar;85(1-2):29-36. - Akiskal HS, Akiskal KK, Lancrenon S, Hantouche EG, Fraud JP, Gury C, Allilaire JF. Validating the bipolar spectrum in the French National EPIDEP Study: Overview of the phenomenology and relative prevalence of its clinical prototypes. J Affect Disord 2006 Dec, (vol 96, 1) : 197-205. - Akiskal HS, Akiskal KK, Lancrenon S, Hantouche EG. Validating the soft bipolar spectrum in the French National EPIDEP Study: The prominence of BP-II 1/2. J Affect Disord 2006 Dec, (vol 96, 1) : 207-213. - Akiskal HS, Hantouche E, Allilaire JF et al. Validating antidepressant-associated hypomania (BP-III): systematic comparison with spontaneous hypomania (BP-II). Journal of Affective Disorders 2003, 73: 65-74. - Akiskal HS, Hantouche E, Allilaire JF. BP-II with and without cyclothymia: ? Dark ? and ? Sunny ? expressions of soft bipolarity. Journal of Affective Disorders 2003, 73: 49-57. - Hantouche E, Akiskal HS, Lancrenon S et al. Systematic clinical methodology for validating bipolar-II disorder : data in mid-stream from a French national multi-site study (EPIDEP). J Affect Dis 1998, 50 : 163-173. - Hantouche E, Angst J, Akiskal HS. Factor structure of hypomania: interrelationships with cyclothymia and soft bipolar disorders. Journal of Affective Disorders 2003, 73: 39-47. - Hantouche EG, Akiskal HS, Lancrenon S, Chatenet-Duchene L. Mood stabilizer augmentation in apparently ’unipolar’ MDD: predictors of response in the naturalistic French national EPIDEP study. J Affect Disord 2005 Feb;84(2-3):243-9. - Hantouche EG, Akiskal HS. Bipolar II vs. unipolar depression: psychopathologic differentiation by dimensional measures. J Affect Disord 2005 Feb;84(2-3):127-32. - Hantouche EG, Angst J, Lancrenon S, Gerard D, Allilaire JF. Faisabilite de l’autoévaluation dans le dépistage de l’hypomanie. Annales Medico-psychologiques, 2006; 164 : 721-725. - Hantouche EG, Akiskal HS. Toward a definition of a cyclothymic behavioral endophenotype: which traits tap the familial diathesis for bipolar II disorder? J Affect Disord 2006 Dec, (vol 96, 1) : 233-237. Au-delâ de EPIDEP : Nouvelles Enquêtes BIPOLACT Pour aider le médecin et faciliter le diagnostic du trouble bipolaire notamment dans ses formes hypomaniaques, Sanofi-Aventis, le Comité Scientifique (Dr Hantouche et Pr Angst) et La Revue du Praticien-Médecine Générale se sont associés dans le cadre du projet national •"BIPOLACT•", dont le but est d’améliorer le dépistage du trouble bipolaire au sein des dépressions récurrentes et/ou résistantes. Trois enquêtes ont été simultanément menées : Deux enquêtes réalisées en médecine générale (266 médecins avec 994 patients inclus) et en psychiatrie (194 psychiatres avec 772 patients), ont ciblé les patients atteints de dépressions majeures récurrentes ; Une 3ème, réalisée par des psychiatres (n = 163), a concerné des patients atteints de dépressions majeures résistantes (n = 630 patients). Pourquoi les dépressions récurrentes et résistantes ont-elles été spécialement sélectionnées ? En cas de non reconnaissance, la bipolarité est traitée comme une simple dépression, donc risque élevé de récurrence ou de résistance aux antidépresseurs en l’absence de traitements spécifiques. Les chiffres de fréquence de l’hypomanie sont de 55,4% dans la dépression résistante et de 62,5% dans la dépression récurrente. Ces chiffres confirment l’idée stipulant que la dépression récurrente ou résistante serait un réservoir privilégié du trouble BP-II. De plus le rapprochement des chiffres de fréquence de l’hypomanie chez les dépressifs récurrents qu’ils soient vus par les psychiatres ou les médecins généralistes, casse l’idée empirique que les bipolaires sont plus fréquents chez les psychiatres ! Validité de la note seuil de 10 sur la CLH-20 (CHECK-LIST HYPOMANIE) La note seuil de 10 ou plus sur la CLH-20, initialement suggérée par les enquêtes EPIDEP et ABC-TOC (enquête réalisée sur une population de 612 patients atteints de TOC), a été validée par les résultats des 3 enquêtes BIPOLACT. En effet, les sujets classés en BP-II selon le score de 10 ou plus ont été caractérisés par : - la présence de traits cyclothymiques dans la personnalité du sujet - la présence d’une histoire familiale positive pour la bipolarité et la dépression - La précocité de l’âge de début de la première dépression, avant 21 ans - La richesse et l’intensité des épisodes dépressifs - La nature de certains symptômes dépressifs, comme l’agitation, les troubles psychomoteurs, les idées récurrentes de mort ou de suicide, la faible aptitude de penser et baisse de l’estime de soi - La réactivité particulière aux antidépresseurs. Dépressions bipolaire versus unipolaire : Réactivité différente aux antidépresseurs Parfois la découverte de la bipolarité se déclare au décours d’une dépression traitée banalement par antidépresseurs. Dans l’enquête •"BIPOLACT•" Dépressions Résistante, on a retrouvé comme indices de réactivité aux antidépresseurs plus fréquents dans le groupe des dépressions bipolaires : une rémission ultra-rapide de la dépression (14,3%), un virage hypomaniaque (37,8%), insomnie rebelle (39,7%), survenue de pulsions suicidaires (27%), aggravation paradoxale avec agitation (16,9%), résistance antérieure (48,2%), notion d’amélioration puis échappement (51,5%). Le clinicien est invité â être vigilant â ces indices évocateurs de la présence d’un trouble BP-II. Profilage des dépressions bipolaires : â la recherche des facteurs explicatifs Le profilage des dépressions bipolaires s’est fait â partir des analyses en régression logistique qui ont porté sur l’ensemble des paramètres explorés dans les enquêtes BIPOLACT. On constate que les •"traits cyclothymiques•" représentent le facteur majeur lié aux épisodes d’hypomanie et cela dans les 3 échantillons de dépressions. Le facteur •"caractère original ou irritable•" est â inclure dans la cyclothymie. Le facteur •"bipolarité familiale•" s’avère être le plus significatif dans les dépressions récurrentes et non dans les dépressions résistantes. On peut ainsi penser que des facteurs génétiques agissent en déterminant la récurrence et que des dérèglements basiques de l’équilibre thymique déterminent la formation de l’hypomanie. Un troisième facteur intéressant, •"abus de substance•", a émergé comme facteur significatif dans les dépressions récurrentes (enquête MG) et résistantes (enquête Psy). Le clinicien peut ainsi utiliser ces 3 éléments comme des indices de haute suspicion incitant â la recherche de l’hypomanie : cyclothymie (des hauts et des bas), histoire familiale de bipolarité, abus de substance. Références - Hantouche et Angst, 3 posters présentés au congrès de l’Encéphale, Paris, Janvier 2006 - Des articles sont en cours de rédaction.
    Conférence avec ARGOS 200114/6/2007Le Dr Hantouche a donné une conférence le 14 juin 2007 avec la participation des adhérents de ARGOS 2001 sur le thème ’Nouvelle Nosologie de la Bipolarité Basée sur les Tempéraments’. Le Dr Hantouche a insisté sur la place primordiale des Tempéraments Affectifs et la nécessité d’unir les tempéraments aux classifications des Troubles de l’Humeur : - Meilleur dépistage de la bipolarité, notamment la Cyclothymie - Affinement de la typologie des épisodes mixtes (comme dépression majeure avec hyperthymie ou manie avec tempérament dépressif) - Connaissance des facteurs de risque de la bipolarité (traits cyclothymiques = facteur de risque le plus robuste pour expliquer la survenue des épisodes d’hypomanie; ce facteur est même plus fort que l’histoire familiale de bipolarité) - Compréhension de la complexité du spectre de la bipolarité (avec les types II1/2, III et IV) et de la co-morbidité avec les troubles anxieux et impulsifs - Prédiction de l’évolution au long cours (degré de récurrence, risque suicidaire) - Enrichissement de la recherche génétique - Adaptation du traitement psychotrope (meilleur choix des thymorégulateurs) - Aide du patient â se connaître, trouver son équilibre avec soi-même et son environnement - Amélioration du contenu de la psycho-éducation pour les patients bipolaires cyclothymiques.
    Rome : 7ème conférence internationale des experts du trouble bipolaire3/5/2007Lien : http://www.irbd.org http://www.eubf.org/ C’est â Rome que va se dérouler la 7ème conférence internationale des experts du trouble bipolaire (IRBD = International Review of Bipolar Disorder). Cette conférence est organisée par le forum bipolaire européen, présidée par le Pr Jules Angst avec un comité scientifique (E. Hantouche, Paris ; G. Perugi, Pise ; A. Erfurth, Vienne). La 5ème conférence de 2005 s’est tenue â Lyon (Chairman : E. Hantouche) et de 2006 â Londres (Chairmen : J. Cookson et amp; J. Angst). La conférence de Rome sera présidée par G. Perugi et amp; A. Koukopoulos. Le thème principal est focalisé sur les troubles émotionnels et comportementaux associés et apparentés au spectre bipolaire. La session 2 sera modérée par le Dr Hantouche et traitera des manifestations particulières de la bipolarité : impulsivité, mixité et psychose brève. Session 2: Subset Analysis of Bipolar Symptomatology Chair: Dr Hantouche (F) - Impulsivity and the Initiation of Action: Core Dimensions of Bipolar Disorder Prof Swann (US) - Acute and Transient Psychotic Disorders and Bipolarity Prof Marneros (D) - Mixed State and Unipolar Depression Dr Benazzi (I) Le CTAH présentera les principes et le format de la thérapie psycho-éducative en groupe pour les sujets souffrant de cyclothymie. Pour rappel, la majorité des approches psycho-éducatives est orientée vers le BP-I et accessoirement le BP-II. Session 4: Cognitive Behavioural Treatment of Bipolar Disorder and Psychoeducation Chair: Dr Erfurth (A) - Day to Day Variability in Bipolar Disorders Prof Scott (UK) - Psychoeducation Group Therapy for Cyclothymic Patients: a Novel Approach Dr Hantouche (F) - Service Models and Psychosocial Treatment of Bipolar Disorder Prof Morriss (UK)

      Aller plus loin
    Chaîne 2417/4/2007Débat télévisé au sujet de la violence meurtrière qui a eu lieu récemment â Virginia Tech aux USA.
    Radio Vivre FM12/4/2007Emission consacrée aux troubles bipolaires juvéniles â laquelle ont participés le Dr Hantouche et Mr Trybou. Les points importants ayant été abordés concernaient le dépistage de la bipolarité juvénile, ses caractéristiques par rapport â la bipolarité des adultes et les moyens thérapeutiques disponibles, pharmacologiques et surtout psychologiques.
    Conférence de Presse au CTAH22/3/2007Une conférence de presse a eu lieu le 22 mars 2007 au CTAH, autour de la parution du livre •"Cyclothymie : Troubles Bipolaires des Enfants et Adolescents au Quotidien•", édité chez Josette Lyon en Janvier 2007 (auteurs : Dr Elie Hantouche et Mme Barbara Houyvet). Une dizaine de journalistes ont été présents â cette conférence au cours de laquelle des patients et des parents de jeunes bipolaires ont participés. Présentation de l’éditeur Votre enfant/adolescent passe par des moments de dépression, de ralentissement, d’opposition, d’anxiété, de gaieté et d’énergie excessives. Vous connaissez ses crises de colère et de rage, ses conflits avec autrui, et surtout ses périodes où tout devient complexe... alors qu’il est en même temps attachant, sensible et affectueux. Ce sont les manifestations typiques de la Bipolarité Juvénile ou BPJ. Environ 5 â 8 % des jeunes sont dépressifs dont la moitié serait en réalité atteinte de bipolarité. Ce livre donne des réponses aux nombreuses questions des parents et des enseignants, et propose des solutions thérapeutiques et pédagogiques. L’étape clé est de poser le ’ bon ’ diagnostic, puis de mettre en place le traitement le plus adapté. Un livre essentiel pour vous accompagner et vous rassurer : votre éducation n’est pas en cause, ni vous ni votre enfant n’êtes responsables de la bipolarité, mais une prise en charge médicale est impérative pour le bien-être de l’enfant et de votre famille.
    Conférence sur les liens entre les troubles des conduites alimentaires et le spectre bipolaire8/3/2007Le CTAH a organisé le 8 mars 2007 une réunion avec des médecins endocrinologues et des experts nutritionnistes. Cette réunion avait pour thème : - •"les liens entre le spectre bipolaire et les troubles des conduites alimentaires•" - •"la thérapie psycho-éducative en groupe pour les patients cyclothymiques•" Les enquêtes épidémiologiques et cliniques montrent des liens significatifs entre les TCA et la bipolarité, notamment avec la Cyclothymie, une forme de bipolarité atténuée avec des traits persistants d’instabilité émotionnelle et comportementale. Ces liens sont importants pour comprendre la phénoménologie des restrictions anorexiques et des excès boulimiques et pour organiser la prise en charge globale des sujets souffrant de boulimie et de frénésies alimentaires compulsives. Le choix des traitements psychotropes doit être également guidé par cette co-morbidité bipolaire. La thérapie psycho-éducative en groupe est une approche innovante et utile pour aider les sujets souffrant de bipolarité atténuée. Les données préliminaires au CTAH sont encourageantes, notamment au niveau de : - la compréhension de la Cyclothymie et de ses failles psychologiques - la résolution des conflits - l’adhésion au traitement thymorégulateur et du suivi â moyen terme. L’expérience de la CTAH dans la psycho-éducation en groupe des cyclothymiques fera l’objet d’un ouvrage en phase de finalisation. Il est rédigé par Vincent Trybou et le Dr Elie Hantouche.
    France 22/2/2007Emission Télé Matin avec Mme Fanny-Cohen sur le thème du suicide et bipolarité .
    Conférence au colloque du Centre George Devereux12/10/2006Lien : http://www.ethnopsychiatrie.net/ TOC usagers •"Un exemple de collaboration entre un expert et des usagers : le cas des Troubles Obsessionnels Compulsifs•" Cette séance a été animée par Emilie Hermant. Il s’agit d’une expérience menée concrètement par Elie Hantouche, psychiatre (expert national du TOC) et par l’Association Française des personnes souffrant de Trouble Obsessionnel Compulsif (Aftoc) représentée par Christophe Demonfaucon, son président. Cette expérience met en scène une collaboration conviviale et efficace qui a commencé en 1997 et généré: - Des conférences pour les médecins, avec les psychiatres, les médecins généralistes, les médecins scolaires. Avec beaucoup de courage, les malades ont aidés par leurs interventions dans les médias, â la télé, â la radio, dans la presse. - Deux grandes enquêtes épidémio-cliniques qui ont concernés plus de 1000 malades : •"ABC-TOC•" et •"TOC - ROC•". Les résultats ont fait l’objet de plus d’une dizaine d’articles et d’une douzaine de conférences dans des congrès français et internationaux. Dans ces enquêtes, on a réussi â préciser la fréquence du TOC cyclothymique et montrer ses caractéristiques par rapport au TOC isolé. - Deux ouvrages parus en décembre 2005 •"Comment vivre avec une personne atteinte de TOC•" (Josette Lyon) et en janvier 2006 •"Troubles Bipolaires, Obsessions et Compulsions•" (Odile Jacob). Ce que le Dr Hantouche aime dans ce partenariat, c’est la convivialité, le côté amical, respectueux et efficient - dans le sens efficace sur le terrain d’une collaboration qui dure depuis maintenant une dizaine d’années.

      Aller plus loin
    Emission Télé sur le TOC8/6/2006Mr Vincent TRYBOU a participé avec l’AFTOC* â l’émission sur la chaine Direct 8 de Psychologie consacrée au TOC, le 8 juin 2006. Cette participation fait partie de la collaboration étroite du CTAH avec l’AFTOC qui a démarré depuis 1997. * représentée par son président, Christophe DEMONFAUCON.