Le Sport, question existentielle
31/12/2008
Témoignages > Se soigner
LE sport, le sport, toujours le sport. Mais trouver le truc, cʼest mon Anapurna.
J’ai encore lu cette semaine dans un magazine qui me veut du bien, que seule l’assiduité dans l’activité sportive donnait des résultats satisfaisants pour la santé de l’individu. L’individu que je suis n’est ni sportif ni assidu. D’autant plus qu’un autre magazine qui me veut également du bien, précisait que reprendre le sport à la quarantaine est risqué surtout de façon brutale et excessive. Bien qu’ayant la quarantaine, et pouvant être sur certains côtés excessive surtout pour le temps réservé à l’ordinateur ou au nombre de tablettes de chocolat consommées en quelques semaines, sinon jours et pour être franche en quelques heures, je ne m’aventurerai pas à faire preuve de brutalité en me lançant dans l’activité sportive même pour me faire du bien.
Je ne sais pas pour vous, mais sentir du plomb qui coule dans les veines rend le plus tenace et le plus courageux de l’espèce humaine récalcitrant au mouvement. Je vais vous dire moi, ce que ça fait que de se bouger le popotin lorsque la simple idée de marcher avec un vent qui vous secoue la chevelure est déjà un acte de résistance et d’effort qui relève de l’ascension de l’Anapurna. Pourquoi l’Anapurna ? je réserve le plus haut sommet du monde pour des évènements plus drastiques, alors j’ai choisi le 10ème plus haut qui se situe dans l’Himalaya au Népal.
Pour tout vous avouer, je reste en admiration devant ces humains qui passent des journées entières à s’accrocher à de la roche pour finalement en redescendre par la suite et recommencer, une autre fois et ainsi de suite. Ca ressemble au mythe de Sisyphe, ce boulet qui est poussé jusqu’au sommet pour débouler jusqu’en bas de la descente. Permettez-moi de faire une analogie entre les sommets himalayens et la dictature de changements hyperboliques de mon état intérieur, comme ces monstres du cinéma qui ont d’abord une face tranquille, puis leur visage et corps se métamorphosent en un monstre surpuissant et incontrôlable. Or, ce qui quelques mois plus tôt me met dans un état tantôt agréable et en forme, me transformera quelques mois plus tard, en belle au bois dormant languide, aboulique, que sais je encore ,torpide sans qu’aucun cocktail vitaminé ou cocktail Molotov composé de taurine/caféine ne puisse me sauver d’un baiser magique.
Zut alors c’est quoi cette vie, de devoir être l’alpinistes des vertigineux sommets de ma personne, accomplissant l’exploit de surmonter des montagnes infranchissables, de réunir toutes les ressources d’énergie, de témérité, de vaillance et même j’ose le dire de l’héroïsme, alors que de l’extérieur il s’agit tout simplement de me lever du lit à l’heure, d’aller prendre ma douche, choisir ma tenue sans que ça devienne un choix cornélien, et de partir à l’heure. Alors, parlons de sport, vous connaissez la procrastination ? "Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire le surlendemain." (Léo Campion)
Moi, je dis, le sport c’est une affaire trop sérieuse pour me lancer à la légère. Déjà que je suis toute vacillante et périclitante suite à une journée (parisienne certes) avec d’abord le cauchemar éveillé que procure le transport en commun, puis le travail en compagnie des gens qu’on n’a pas choisi, et enfin car il faut bien se rendre la vie difficile, un tour au supermarché avant de rentrer chez soi. Alors, il est où le bonheur et la motivation de réveiller des sensations réconfortantes par un effort supplémentaire ?
Bon d’accord, je ne suis pas sportive. Mais je donnerai tout et n’importe quoi pour faire partie de la grande famille des dopés et musclés de ce monde.
"Il faut s’y mettre après c’est une question de durer" dit toujours le gentil journaliste qui est payé pour me coacher au travers de sa feuille de chou. Ben oui, justement, c’est bien de ça qu’il s’agit, de la persévérance. Ce qui dans cette immense géographie de mon intériorité faite de sommets et de gouffres, se traduit par une opiniâtreté, une lutte contre soi-même et de l’acharnement contre tout ce qui compose mon bien être. Etre cruel envers soi n’est pas source d’épanouissement, je le clame haut et fort.
En fait, je ne sais pas pour vous mais je préfère descendre les escaliers plutôt que de les monter, et pourtant il paraît que ce sont les mêmes muscles qui sont sollicités. Je fais ça tous les matins, je prends l’ascenseur pour monter sommet de l’immeuble et je descend tous les étages à pied au moment de partir au travail. Ca y est je me sens mieux, j’ai fait les 10 étages à pied . Vous voyez, quand on veut on peut !

Je ne sais pas pour vous, mais sentir du plomb qui coule dans les veines rend le plus tenace et le plus courageux de l’espèce humaine récalcitrant au mouvement. Je vais vous dire moi, ce que ça fait que de se bouger le popotin lorsque la simple idée de marcher avec un vent qui vous secoue la chevelure est déjà un acte de résistance et d’effort qui relève de l’ascension de l’Anapurna. Pourquoi l’Anapurna ? je réserve le plus haut sommet du monde pour des évènements plus drastiques, alors j’ai choisi le 10ème plus haut qui se situe dans l’Himalaya au Népal.
Pour tout vous avouer, je reste en admiration devant ces humains qui passent des journées entières à s’accrocher à de la roche pour finalement en redescendre par la suite et recommencer, une autre fois et ainsi de suite. Ca ressemble au mythe de Sisyphe, ce boulet qui est poussé jusqu’au sommet pour débouler jusqu’en bas de la descente. Permettez-moi de faire une analogie entre les sommets himalayens et la dictature de changements hyperboliques de mon état intérieur, comme ces monstres du cinéma qui ont d’abord une face tranquille, puis leur visage et corps se métamorphosent en un monstre surpuissant et incontrôlable. Or, ce qui quelques mois plus tôt me met dans un état tantôt agréable et en forme, me transformera quelques mois plus tard, en belle au bois dormant languide, aboulique, que sais je encore ,torpide sans qu’aucun cocktail vitaminé ou cocktail Molotov composé de taurine/caféine ne puisse me sauver d’un baiser magique.
Zut alors c’est quoi cette vie, de devoir être l’alpinistes des vertigineux sommets de ma personne, accomplissant l’exploit de surmonter des montagnes infranchissables, de réunir toutes les ressources d’énergie, de témérité, de vaillance et même j’ose le dire de l’héroïsme, alors que de l’extérieur il s’agit tout simplement de me lever du lit à l’heure, d’aller prendre ma douche, choisir ma tenue sans que ça devienne un choix cornélien, et de partir à l’heure. Alors, parlons de sport, vous connaissez la procrastination ? "Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire le surlendemain." (Léo Campion)
Moi, je dis, le sport c’est une affaire trop sérieuse pour me lancer à la légère. Déjà que je suis toute vacillante et périclitante suite à une journée (parisienne certes) avec d’abord le cauchemar éveillé que procure le transport en commun, puis le travail en compagnie des gens qu’on n’a pas choisi, et enfin car il faut bien se rendre la vie difficile, un tour au supermarché avant de rentrer chez soi. Alors, il est où le bonheur et la motivation de réveiller des sensations réconfortantes par un effort supplémentaire ?
Bon d’accord, je ne suis pas sportive. Mais je donnerai tout et n’importe quoi pour faire partie de la grande famille des dopés et musclés de ce monde.
"Il faut s’y mettre après c’est une question de durer" dit toujours le gentil journaliste qui est payé pour me coacher au travers de sa feuille de chou. Ben oui, justement, c’est bien de ça qu’il s’agit, de la persévérance. Ce qui dans cette immense géographie de mon intériorité faite de sommets et de gouffres, se traduit par une opiniâtreté, une lutte contre soi-même et de l’acharnement contre tout ce qui compose mon bien être. Etre cruel envers soi n’est pas source d’épanouissement, je le clame haut et fort.
En fait, je ne sais pas pour vous mais je préfère descendre les escaliers plutôt que de les monter, et pourtant il paraît que ce sont les mêmes muscles qui sont sollicités. Je fais ça tous les matins, je prends l’ascenseur pour monter sommet de l’immeuble et je descend tous les étages à pied au moment de partir au travail. Ca y est je me sens mieux, j’ai fait les 10 étages à pied . Vous voyez, quand on veut on peut !

