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Quiétude


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

Quiétude

31/12/2008

Témoignages > Vécu sous traitement

Après la pluie le beau temps, il semble que je retrouve une certaine quiètude avec mon traitement au lithium.

Pacifiée


Les paysages bleutés, aux couleurs de l’aurore somnolent, engourdis de fatigue des nuit trop brèves de l’été. Le jour se lève et réchauffe l’humidité fraîche des perles de rosée ; la prairie scintillante s’évapore discrètement et s’étend à l’infini sous mes yeux. J’aime cette quiétude, limpide comme l’eau qui reflète le soleil transparent qui point à l’horizon.

Je prie le ciel et le remercie pour cette atmosphère bienheureuse. Je ferme les paupières, respire profondément, mon corps se relâche peu à peu et s’ouvre à la douceur matinale du mois d’août. je contemple la force tranquille qui m’emplit, ma respiration est maintenant un ensemble d’énergie douce qui se dégage de mon enveloppe corporelle.

En un total abandon, je me fond dans ce cadre naturel, ne faisant qu’un avec le sol qui me porte, l’air tiédissant qui m’enlace et la présence impalpable du lieu.

J’accueille avec une profonde gratitude la Paix intérieure.

Cette expérience de la légèreté est une consolation, une victoire de la Paix, Maître satisfait dominant les déchaînements de mon moi tempétueux. Je nourris l’espoir de devenir un être unifié, linéaire. Si par miracle, une accalmie de mes humeurs perdure, quand le silence intérieur se prolonge dans la durée, réconfortant, j’ose croire que la rémission est enfin arrivée. Et dans un enthousiasme prudent j’espère. Toujours trop tôt !

Quelquefois je contemple ces paysages photographiés, je m’associe rêveuse à cette quiétude de la vie des forêts, des océans lisses, des collines arrondies pendant que je me sens de furieuse humeur, mélange d’agacement et de crispation. J’enrage, de devoir céder, de supporter la mauvaise humeur de la réceptionniste à l’accueil, d’avoir oublié le rendez vous chez le médecin, d’être ce que je suis tout simplement.

Je ferme les yeux, je respire, mais la magie n’opère pas. Je hausse les épaules. Je réessayerai demain. En priant le ciel pour que la Paix intérieure s’installe un jour.

Et si la réponse était sous la forme du lithium pacificateur ?

juillet 2012


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