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26 : Faim... de lui


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

26 : Faim... de lui

1/01/2010

Témoignages > Cyclothymie > Chroniques d’une cyclothymique

Il me faut un signe, quelque chose de palpable, je me sens faiblir. Il me manque tellement, les jours passent, s’enchaînent tous les uns derrière les autres avec ressemblance. Il ne me parle jamais le premier sur MSN, ou du moins rarement. C’est vrai que je lui en laisse pas l’occasion, je lui saute dessus dès qu’il est en ligne, je n’arrive pas â résister. C’est sûrement pour ça. Et si c’était autre chose ? Si c’était de l’indifférence ? Je me dis qu’il vaut mieux de l’indifférence plutôt que de la haine. Parce que l’indifférence peut éventuellement se transformer avec le temps en de la curiosité?Alors que la haine?S’il me détestait, j’aurais plus aucune chance. J’attends comme une groupie derrière mon écran qu’il se connecte. Puis qu’il me parle. Puis je craque. Je lui parle. J’ai entamé un régime. Je me dis que le temps qui passe doit bien servir â quelque chose, donc â maigrir. Ce n’est plus possible, je suis énorme et dégoûtante. Comment lui faire envie avec ce corps plein de bourrelets et flasque ? J’ai acheté le nouvel album de Mariah Carey. Je sais qu’il n’aime pas cette chanteuse. Mais finalement, c’est bon d’exprimer ma différence. Même si c’est vrai qu’elle chante de la soupe. Ca me réconforte un peu. Je répond sporadiquement â des annonces d’emploi. Je n’ai aucun retour, même pas des refus. C’est vraiment critique. Qu’est-ce que je vais devenir ? J’ai faim, c’est atroce, il faut lâ aussi que je résiste. Comme si ma vie n’était qu’une lutte perpétuelle. Je lutte contre mes impulsions. Et quand je craque, c’est un désastre. Je craque pas un peu, mais de manière gargantuesque. La frustration me rend malade. Agressive. Dans tous les cas de figure. Avec Jacopo, avec la nourriture. Je manque cruellement d’assurance face â la vie. J’ai tout le temps peur. Du coup je ne profite pas. J’échoue avant même d’avoir essayé. Je suis un mollusque. Voilâ comment je me dénigre. Et cette comparaison par rapport â lui, tout le temps. Je me sens comme une merde face â lui. Lui qui a tout. Je stagne, il avance. Je deviens folle face â cet ordinateur, â attendre un signe de sa part. Je ne comprends pas pourquoi depuis que nous nous sommes revus, il me parle moins. Pourtant il m’a dit qu’il avait trouvé nos soirées sympas? Il m’a aussi dit que j’étais parano â croire qu’il me fuie. J?ai envie de l’appeler. Mais â quoi ça servirait ? Je suis sûre qu’il ne serait pas agréable. Il sent que je lui mets la pression pour le revoir rapidement â chaque fois et ça l’énerve. Mais comment faire ? Je donne le maximum pour me contrôler et pas trop le harceler. Seulement parfois, c’est plus fort que moi. Il suffit que je réfléchisse au temps qui passe pour avoir une bouffée d’angoisse et faire tout le contraire de ce qu’il faudrait