Association CTAH-Recherche
Imposture


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

Imposture

1/01/2009

Témoignages > Scènettes de vécu bipolaire

dimanche 14 juin 2009

Petite fille qui joue la star
Garçon manqué qui se bagarre
Ou juste â part dans le couloir
Analysant tout, bien â l’écart

Des études brillantes en apparence
Elle a réussi, grâce â sa persévérance
Pourtant si le résultat est lâ
Elle sait comment elle a obtenu tout ça

â? chaque entretien, méfiez-vous messieurs
Dans son euphorie c’est elle qui vous mène
Vos questions, vos pièges vous êtes hors-jeu
Vous vous surprenez â toucher le feu

Puis viennent les projets et tous les enjeux
Tel un chef d’orchestre elle rythme les tâches
C’est elle qui sait , elle brille au milieu
Certains suivent l’astre, d’autres se cachent

Et puis brusquement, juste avant la fin
L’astre disparaît, la lumière s’éteint
Limiter les dégâts, trouver un médecin
Sécuriser le déclin, quelques baratins

Le temps s’est arrêté, pour elle seulement
Prisonnière de son corps, sa tête vit encore
Ou du moins bouillonne tel un flot de sang
Prisonnière de sa tête, lui offrir un trépan

C’est lâ qu’ils se vengent, ceux qui jusqu’alors
N’ont pas supporté ce tourbillon de lumière
Masquant leur constance, un atout bien plus fort
C’est du moins ce qu’il pense, et ils en sont fiers
Et quand elle revient quelques jours après
Tel un avion de chasse après révision
Effacés son travail, effacés ses succès
Ceux qui n’ont rien fait ont une promotion

Alors c’est la fuite, peu importe comment
Tout est bon â prendre, elle se fout des enjeux
Elle monte elle descend, elle vole â tous vent
Puis elle atterrit,  méfiez-vous messieurs

Car ça recommence, encore et encore
Imposture, injustice, Abandon
Sont les mots qui rythme son sort
Ouf ! Elie est lâ avec ses bonbons â?š

 

Texte rédigé par K., ayant consulté récemment le CTAH

Diagnostic : cyclothymie hyperthymique

Depuis la prise des médicaments (petite dose de lithium), j’ai incroyablement l’impression de revivre, ou plutôt de vivre , l’effet a été immédiat, placebo ?
Puisque vous m’avez glissé l’idée de vous écrire, voici quelques textes
Je ne sais pas me raconter comme d’autres le font si bien, peut-être n’ai-je encore pas trouvé le fil conducteur de mon existence passé…S’il existe !   Pour l’instant, je peux juste vous envoyer des tranches de vie décousues, si elles vous intéressent.
Ce texte "Imposture" a été écrit le jour où j’ai commencé mon traitement.

J’ai été très surprise en les relisant, car il est évident que je connaissais mes symptômes â l’époque déjâ , comment ai-je pu oublier ? résilience ?

J’enverrai d’autres textes plus anciens, « Accouchement difficile » (en 2002) et « Chems mon soleil » (quand mon fils avait 2 ans et demi)