Association CTAH-Recherche
A quand d’autres CTAH ?


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

A quand d’autres CTAH ?

1/01/2010

Témoignages > Information-Psychoéducation-Découverte du diagnostic

Ce texte va paraître un peu décalé par rapport aux autres et je m’en excuse par avance.
En effet, je suis â la fois patiente du docteur Hantouche, car bipolaire, et co-fondatrice d’un site bipolaire-info.org
Élie fait la faveur de beaucoup participer en répondant sur notre site, par mon intermédiaire, â certaines des questions des membres internautes auxquelles je ne sais pas répondre, en l’alimentant spontanément parfois â la lecture de certains posts (il m’envoie alors de lui-même un mail), en élaborant conjointement avec Stéphane (mon compagnon également bipolaire) et moi des ? dossiers du mois ? en fonction de nos besoins.
Je vous promet que j’écrirai d’autres textes, qui porteront sur ma maladie â moi. Mais pour l’instant, c’est mon côté entraide, je n’y peux rien lol, qui l’emporte.

Ce qui me semble le plus dramatique pour nous, c’est le manque de praticiens psychiatres formés â la maladie. Chaque fois que quelqu’un arrive sur le site et raconte son parcours du combattant pour obtenir un diagnostic ou pire arrive en n’en ayant pas mais en supposant de lui-même qu’il pourrait être bipolaire, l’étant de toute évidence, et explique comment il doit lutter contre son praticien pour le faire admettre, je me dis que quelque chose est pourri au niveau formation de nos soignants.

Chaque fois que je découvre une aberration dans les traitements prescrits, je me dis que bon sang de bonsoir, jusqu’â quand allons nous être maltraités ainsi !

Chaque fois que quelqu’un lance un SOS pour trouver un psychiatre compétent en bipolarité dans sa région, ça me serre le c?ur. Ils sont si peu. Comment les débusquer ? Même la liste des psychiatres ayant suivi une formation spécifique (Bipolact) s’avère ne pas être une garantie de qualité !

Or, tout le monde ne peut pas se rendre au CTAH, â Paris ou chez le docteur Duchesne, â Montpellier :(. Pour citer deux noms de praticiens qui connaissent autre chose que la bipolarité ? classique ?, celle de Mister Jones ou de Jean-Alain Genermont, je parle de la bipolarité type I, le grand maniaco-dépressif, le bipolaire avec accès maniaques, repérable de loin (quand on ne le confond pas avec un schizophrène, grrr ! ).
Il y a le problème du déplacement et surtout le fait que les journées ne sont pas extensibles â l’infini.

De moins en moins de jeunes médecins choisissent la psychiatrie comme spécialité. Pour beaucoup de psychiatres en exercice, l’heure de la retraite approche â grands pas.
Un seul point positif : la psychanalyse bat enfin retraite, donc la formation des nouveaux psychiatres sera meilleure, les médias se font écho de la bipolarité, les patients se regroupent sur des sites web et relai d’info également, on peut espérer des diagnostics plus rapides.
Pour ce qui est du bon maniement des traitements chimiques, je suis moins optimiste. Par contre, les thérapies cognitive comportementales rentrent très vite dans les m?urs, oufffffff.

Marie