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16 : La maladie est une expérience de ma vie


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16 : La maladie est une expérience de ma vie

31/12/2007

Témoignages > Bipolarité > La vie bipolaire de Melle M


Lundi 21 mars 2005

14h30 :




Réponse en partie reprise d’un de mes posts précédents.

En ce qui concerne maladie et identité, c’est très important pour moi.

Je ne me bats pas contre moi, j’ai une personnalité et je n’ai pas â l’ignorer parce que la maladie est déclarée.

J’ai plutôt l’impression qu’au fil du temps, mon identité se modifie avec la maladie tout comme n’importe qui change dans sa vie au fur et â mesure des évènements, des expériences etc ...



La maladie est une expérience de ma vie, elle influence mon évolution en tant qu’être humain au même titre que tous les humains.

C’est une expérience très éprouvante et endurante, c’est quelque chose qu’il faut soigner/stabiliser, c’est quelque chose â potentiel dangereux mais je ne suis pas réduite â n’être qu’une malade.

Je considère que si je pars de •je suis malade• alors je réduis tout ce que suis â un évènement.

En revanche, si je pars de •je suis moi avec une maladie• alors je peux évoluer en prenant la part que je me souhaite de la maladie.

Se considérer soi-même en tant qu’être unique dans sa personnalité avec un handicape permet de mieux accepter plein de symptômes.

Elle n’est ni mon ami, ni mon ennemie, elle est présente point barre.

La combattre, c’est nier une part de moi ; la chérir c’est en faire le centre de moi ; l’accepter et la stabiliser c’est se donner les moyens de vivre bien, en adéquation avec moi.

La maladie en tant que telle est neutre, c’est comme une pièce de monnaie avec les côtés pile et face. L’angle sous laquelle on la regarde nous la fait vivre d’une manière ou d’une autre.


C’est une composante de moi,

j’ai un côté bipolaire parmi tout ce que je suis et il ne tient qu’â moi d’en faire ce que je veux.

En ayant cette vision des choses de manière intrinsèque, je focalise beaucoup moins sur les symptômes et je passe mieux les crises sans mettre en arrière plan le reste de tout ce qui fait ma vie.

A propos de la personnalité, j’en avais dit long sur ma façon de voir la chose mais je ne sais plus où et relire tous les posts me fatigue d’avance.

Pour ce qui est de mon avis sur une hypothétique aide auprès des autres, j’avoue ne pas savoir quoi répondre dans le sens où il appartient â chacun de prendre ou non. Donner l’impulsion est une chose, faire la course n’est pas de notre ressort comme tu le précise fort bien.

Dans les symptômes dépressifs de mon mixtage, j’ai bien sûr les côtés •mais qu’est-ce que t’es nulle !•, cependant, je distingue la pensée négative qui née du côté obscure d’avec la pensée du juste milieu qui serait •Non, je sais que c’est la dépression, je vais pas me laisser aveugler et me faire avoir• sinon, me laisser berner c’est prendre le grand départ vers des torrents sans noms.



Croiser quelqu’un qui s’en sort me pousse â croire que si c’est possible pour une personne, c’est possible pour deux donc pour moi. Mais â vrai dire je pense rarement â tout ceci car je suis nettement plus attirée par la contenance des propos de tout le monde (stable ou non, up ou down) que par l’attente d’un signe •d’espoir• (je n’aime pas ce mot car il représente l’attente passive â mes yeux) ; même quelqu’un en dépression peut tout â fait me donner des mots qui me serviront d’impulsion.