Association CTAH-Recherche
26 : j’ai besoin de mon day-dreaming


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

26 : j’ai besoin de mon day-dreaming

31/12/2008

Témoignages > Bipolarité > La vie bipolaire de Melle M

Vendredi 13 mars

9h01




Et bien, ça fait un bout de temps que je n’ai pas ouvert cette page ; sans doute parce que je n’avais rien â dire mais aussi parce que mes pensées sont aussi passionnantes que métro-boulot-dodo ; alors je remets encore le couvert : où aller pour récupérer mes day dreaming ?

Ce soir je vais venir vous visiter. Je vais certainement arriver sur les genoux mais ça ne paraîtra pas étant donné que vous me redonnez de l’énergie dès votre apparition.

En tout cas, ma sauce posologique a l’air bien faite, il me semble, je sais qu’il faut du temps pour s’en assurer. Par contre, comme â chaque fois, le TOC se manifeste donc il va falloir sortir l’arme du zyprexa. Je vous conseille de vendre des piluliers car découper les médicaments en demi, en quarts, c’est bien énervant de se casser la tête â trouver quoi faire des morceaux restants.

Je prends un peu d’avance sur notre rendez-vous pourtant j’éprouve une certaine satisfaction d’avoir fait mon possible pour cerner tous les aspects de la maladie grâce â vous (hormis les recherches personnelles bien incomplètes). Je suis encore loin du compte mais vous avez confiance envers mes idées et ma logique sur les dosages tout comme je vous fais confiance au point de remettre ma santé entre vos mains expertes. Enfin, comprenons nous bien, je ne refuserais pas une aventure car je vous devine très bon amant mais la déontologie n’est pas adaptée en ce sens. De toute façon je suis mal dans mon corps et le jeûne ne me fait perdre qu’un kilo par semaine : je paye le pris fort d’avoir enchaîné des périodes boulimiques et anorexiques.

J’en ai un peu marre d’écrire toujours poliment. Je placerais bien des gros mots pour mieux correspondre â mon parler, enfin, y’a pas de mal â revisiter le français d’autant que je fais de nombreuses fautes qui me sautent aux yeux après relecture trop tardive puisque sur le site.





14h25



Ca y est, le drapeau vire au rouge. J’ai eu droit â une remarque pas bien méchante mais je le prends extrêmement mal. Résultat, j’ai envie de pleurer et de faire mal moralement â tous ceux qui m’entourent. Je me contente de baisser l’échine mais ça doit se voir gros comme une maison. C’est l’exemple type des situations qui ont le don de retourner ma bonne humeur. Et voilâ , je n’arrive plus â discuter, j’ai le sentiment d’être étrangère au groupe ou plutôt que je suis quantité négligeable, bref, la merde avec laquelle on doit composer? trop de larmes, je vais me réfugier dans les toilettes.