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06: Ma famille et mon TOC


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

06: Ma famille et mon TOC

31/12/2007

Témoignages > Comorbidité > Mon combat contre les TOC

Ma mère, un peu remise sur pied depuis la reprise de mon emploi, m’a toujours beaucoup aidée dans mes tâches ménagères : elle lavait et repassait notre linge et nous préparait des repas que je n’avais qu’â faire réchauffer. Moi j’ai toujours tenu mes comptes et fait mes papiers. C’est une tâche que je ne pouvais confier â personne.

Son soutien moral m’a aussi fait tenir le coup dans ce cauchemar. Par exemple quand j’avais des peurs j’écrivais celles-ci sur un papier et le soir on en discutait pour dédramatiser ? la chose ?. Il est difficile de savoir quel comportement adopter face aux personnes atteintes par cette maladie. Faut-il être radical ou au contraire passif ?



Je crois qu’il faut trouver un juste milieu et passer une sorte de contrat afin que chacun souffre le moins possible. C’est d’ailleurs ce que préconisent les cinq ? vrais spécialistes ? aujourd’hui. Personnellement, sans vouloir être prétentieuse, j’ai une volonté énorme sinon je ne serai plus lâ . Car il est plus facile de mourir que de lutter contre cette saloperie qui vous retire toute liberté d’esprit et toute vie finalement. Votre existence n’est plus que souffrances.



L’entourage familial a une très grande importance également dans le combat.

Moi j’ai beaucoup expliqué mais je vais encore me répéter une seule personne m’a écoutée vraiment et a essayé de comprendre. Les autres ont cru que c’était une dépression voire même du cinéma. Il leur a fallu quinze ans et beaucoup de reportages télévisés pour faire évoluer un peu leur opinion.

Parlons â présent du comportement de mon conjoint durant toutes ces années de galère. Après le mauvais passage en 1992 il s’est vu attribué un poste dans un bureau pour raison de santé (â l’origine il n’était que simple ouvrier dans un atelier de réparations). Il a suivi des stages et â l’heure actuelle il occupe une place plus que correcte compte tenu de son niveau d’études. Il a beaucoup de volonté sur le plan professionnel. Sur le plan personnel c’est moins évident. J’avais été obligée de le forcer â soigner sa tumeur cancéreuse â l’époque. Si je ne l’avais pas fait il ne serait sûrement plus lâ aujourd’hui. De plus malgré les vives recommandations de ses médecins il continue â fumer depuis ce dramatique épisode.

Quand j’ai commencé â avoir un comportement différent au tout début de ma maladie il n’a jamais tenté d’avertir ma famille avec qui il dialoguait plutôt bien. Ce fut quelque part ? non assistance â personne en danger ?. Je ne lui en veux pas. Comment prendre en charge la santé d’une autre personne quand on ne sait pas se charger de la sienne ? Je pense que le problème vient de lâ . Il est rentré dans mon jeu en me laissant faire mes rituels ? pour avoir la paix ? et petit â petit il n’a eu plus de place que pour cela dans notre vie. De plus il s’est mis â avoir des activités extérieures comme faire du sport et s’occuper d’une association. Seule avec mes obsessions mon cas ne pouvait qu’empirer.