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14 : Lui et moi


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

14 : Lui et moi

1/01/2008

Témoignages > Cyclothymie > Chroniques d’une cyclothymique

Rock and Roll…Ma vie est rock and roll.

Je me surprends souvent â me dire â haute voix « arrête ! », seule, dans la rue lorsqu’une pensée morbide s’incruste dans mon esprit.
J’ai besoin d’air.
Je ne me sens â ma place nulle part, coincée entre de hauts murs un peu partout.
J’ai des bleus un peu partout â force de me cogner contre ces murs invisibles.
La vie dehors me laisse indifférente. Je ne sors que lorsque c’est nécessaire, je me hâte de rentrer â la maison.
J’adore les juifs, je me sens juive depuis toute petite.
Inconstance dans mon processus créatif.
Circus Freak : I am a circus freak
Délabrée…

Jacopo distille les infos sur MSN, il me parle toujours avant d’immédiatement se déconnecter du net…Pour me punir d’attendre de ses nouvelles comme une araignée dans sa toile qui guette qu’un moucheron s’y colle.
C’est vrai que je suis malheureuse â cause de lui, mais est-ce pour autant que je suis maso ? Avoir toujours l’espoir qu’un jour il m’aime comme moi je l’aime, est-ce que c’est se faire du mal ? Je ne peux pas me résoudre â tirer un trait sur lui, je ne peux pas appuyer sur un bouton qui dirait « tiens, je ne l’aime plus ! ». Et surtout, je n’en ai pas envie.
J’aimerais être zen â l’idée qu’on soit ami, mais l’entendre me parler d’autres filles que moi, me rend malade et je ne peux pas faire semblant. J’aimerais être forte et arriver â lui montrer une autre image que celle d’une fille complètement disloquée et dépendante de lui. C’est aussi pour ça que je veux faire du théâtre.
J’aime pas cette idée de masochisme. Lorsqu’on aime quelqu’un comme je l’aime, doit-on se forcer â être heureux pour lui, même si nous ne sommes pas responsables de ce bonheur ? Et si on choisit d’avoir mal, si c’est le prix â payer pour continuer â le voir, est-ce qu’on pourrait pas dire que c’est une épreuve vers la maturité ?
Je ne suis pas maso. Maso ça voudrait dire qu’il n’y a aucun espoir, et je refuse de croire que je n’ai plus aucune chance avec lui. Je ne suis pas pour autant érotomane. Je ne le pense pas transi d’amour pour moi. Je dis juste que nous avons déjâ été ensemble et que cet amour lâ est en lévitation quelque part. Qu’il serait peut-être possible de le rattraper, d’en faire quelque chose d’autre.
C’est toujours lui qui commence en plus, c’est lui qui me cherche !
Lui qui me prend la main, lui qui me demande des câlins… Et puis moi, je cède, je craque, comme une conne. Alors que je devrais refuser et le faire mariner.

Je n’arrive pas â lui résister ; je suis faible devant lui. Et lui, tout ce qui l’attire c’est une fille qui s’en fiche de lui. Son ex â Jacopo, elle s’en fichait de lui, et résultat, il était fou d’elle.
Tellement envie d’être avec lui. (J’espère que je te saoule pas avec mes histoires…)
Jamais sentie aussi proche de mon chat qu’en ce moment. Il me regarde, je communique avec lui sans parler, rien qu’un regard et il me comprend. Je suis télépathe avec lui.
Toujours fidèle. Il me rassure, il me suit partout. Je l’emmène dans ma chambre avec moi, il me tient compagnie, il ne se plaint pas. Il m’aime, je le sais. Il ronronne.


Qu’est-ce que je vais devenir ? Une victime ? J’en ai marre de jouer ce rôle-lâ . Mes tocs me font paniquer, ma cyclothymie me fait palper la colère, l’euphorie, la détresse… Combien de temps me reste-t-il â me plaindre ?