Association CTAH-Recherche
11 : Ma rencontre avec le Dr H.


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

11 : Ma rencontre avec le Dr H.

31/12/2007

Témoignages > Comorbidité > Mon combat contre les TOC


En octobre 2003,

nous avons trouvé un deuxième psychiatre compétent â Paris, par l’intermédiaire de l’AFTOC, car j’avais quand même besoin d’être toujours suivie et guidée. Je ne pouvais plus aller en visite â la clinique où j’avais séjourné car c’était trop loin (300 kilomètres l’aller). Effectuée seule, la thérapie comportementale a peu de chance de réussir.

J’ai donc consulté ce médecin une fois par mois pendant un an et actuellement c’est tous les quatre mois. Je prends toujours deux antidépresseurs : 1 Zoloft et 1 Effexor auquel on a ajouté un médicament régulateur de l’humeur : le Dépamide. De temps en temps, en cas de besoin, je prends encore un anxiolytique : du Lysanxia.



J’ai apprécié le Docteur H. au premier contact. Je trouve que c’est une personne entière. Moi je le suis aussi. Il me parle comme â une personne normale. Si j’ai progressé, il me félicite. Si j’ai recommencé une manie, il arrive â me faire comprendre l’inutilité et quelquefois la bêtise de celle-ci sans ménagement mais toujours dans le but que je me sente mieux. Son ambition n’est pas de faire fructifier son patrimoine mais de sauver des vies. Hé oui ! Il existe encore des gens comme çâ mais plus beaucoup?


Il m’a appris â analyser mon comportement : â me poser des questions sur mes tocs et â trouver des réponses. Par exemple, â propos de la nourriture, ma peur a nettement diminué. C’est devenu vivable ! Je raisonne en me disant que lorsque les aliments ont été conditionnés artisanalement ou industriellement je n’étais pas lâ pour contrôler la propreté et que donc chez moi je n’ai pas le droit d’avoir peur?

J’ai eu comme un déclic. J’ai l’impression de m’adresser â un grand frère complice plutôt qu’â un médecin. C’est le seul qui m’a fait enfin avancer sans rechutes. Par contre, si vous n’avez pas de volonté ce n’est pas la peine de vous adresser â lui.



Le jour de ma consultation est une véritable épreuve. Je dois prendre beaucoup sur moi. Je pars la journée en train accompagnée obligatoirement de quelqu’un (ma mère pour changer). Nous prenons un taxi de la gare au cabinet car je ne peux pas prendre le métro â cause de la foule.

Ces trajets sont â mes frais. La Sécurité sociale ne veut pas les prendre â sa charge. Elle prétend qu’il y a des spécialistes dans ma région. Il y a effectivement des psychiatres et je suis bien placée pour le savoir je les connais pratiquement tous ! Mais aucun n’est compétent pour soigner les tocs. Ils ne sont pas formés et ne veulent pas le reconnaître.



Est-ce qu’il ne vaut pas mieux se soigner efficacement sur une moyenne période â Paris plutôt que de consulter toute sa vie près de chez soi sans espoir de guérison et en prenant plein de médicaments ? Où est le bénéfice dans tout çâ ?



Commentaire, posté le 23/09/2008

Bonjour, Moi je suis du Nord de la France, comme toi, je vais vers la capital tous les 3 mois environs, et la sécu ne veut pas prendre en charge le transport (100 euros environ â chaque fois !). La raison est la même que la tienne, ˮil y a des psys compétents dans le nord !ˮ Ah oui, ils sont où ? En 10 ans, j’ai pourtant été ˮsoignéeˮ par toutes les pages jaunes !

En 10 ans, je n’ai jamais eu de diagnostic, jamais de traitement adapté ! Et ils appellent ça compétents ?