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20 : stratégies


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

20 : stratégies

1/01/2008

Témoignages > Cyclothymie > Chroniques d’une cyclothymique

Rock and Roll…Ma vie est rock and roll.

Des chaussures Marc Jacobs â 250 euros.
Combien d’heures de babysitting ces chaussures me feraient-elles mal aux pieds ? â? quoi bon ? J’oscille entre respect de l’argent et dédain pour sa signification.
Englouti un sandwich grec. Me fait rire toute seule, je me moque de moi-même et de mon peu de ténacité. Gros tas plein de graisses et de maldansapeau.
Pauvre fille pathétique qui n’arrive pas â vivre. Jacopo a raison de fuir. Je ne suis pas faite pour qu’on m’aime éternellement.
Prends peur face â l’inconnu d’un nouveau job dans ma partie.
Incompréhensible car veux pourtant me débarrasser des emplois alimentaires !
C’est qu’il y a du bon dans l’alimentaire. La paie est régulière et je suis relativement tranquille dans mon bureau pour passer mes journées â m’ennuyer sur Internet.

Les horaires sont vraiment tranquilles et sympathiques. Le reste du temps, je suis libre d’être qui je veux, ou qui je suis réellement.
Je m’efforce de rencontrer de nouvelles personnes et je m’endors. J’ai l’impression de perdre mon temps, de jouer la comédie. Je n’ai qu’une seule hâte : rentrer chez moi et me retrouver avec mes vieux souvenirs et moi-même.
Je suis dans le bus, une vieille me demande de lui céder ma place, je la regarde et je lui dis que je suis enceinte. Je suis une salope.

The New Pornographers berce mon quotidien si quotidien du moment.

Je sens le retour de Jacopo.
Notre photo sous mes yeux, heureux et souriant.
Je suis triste, rien n’est comme je le souhaite. Je n’ai que moi même pour me consoler de son absence.
Mes amis ne sont pas mes amis. Je n’ai plus envie de faire aucun effort pour aller vers les autres, ils me dégoûtent avec leur vie si personnelle.
Je me fais pitié â quémander de l’affection comme ça.
Je réfléchis trop, machine â pensées. J’observe les autres vivre avec envie. Je suis assise au spectacle du non sens. Tout est désorienté. Je n’ai aucun plan. Même lorsque je prends une décision pour faire face â Jacopo, je suis incapable de m’y tenir.
Jacopo est rentré !!!!

C’est idiot, mais je me sens mieux depuis quelques jours… J’ai toujours peur de l’avouer, de peur que mes démons ressurgissent tout â coup pour m’entraîner aux fins fonds de la dépression. Mais lâ , c’est vrai que je me sens mieux.
Il ne m’a pas parlé sur MSN. Tout le monde me dit de ne pas céder et d’attendre qu’il fasse le premier pas. Mon psy me conseille même de ne pas lui répondre même s’il me parle…Il me dit de le faire poireauter, que je suis trop « facile » pour lui. Il a pas tort. Mais j’y arrive jamais !!! Je suis trop faible, voilâ mon problème c’est tout !

Ok, je vais essayer cette fois. Il est grand temps que les choses changent et que Jacopo comprenne â qui il a â faire…
Je dois me répéter que c’est LUI qui perd dans toute cette histoire, c’est LUI qui devrait me courir après !
J’aimerais être moins rancunière, réussir â ne pas cracher mon venin sur Jacopo quand je craque et que je l’engueule parce qu’il ne fait pas attention â moi. J’aimerais respecter le choix qu’il a fait de ne plus vouloir être mon petit ami pour le moment. J’aimerais pouvoir être son amie. Mais je ne crois pas que j’y arriverais, ou alors ce sera signe que je ne l’aime plus. Et la chose qui me fait le plus peur actuellement, c’est de ne plus l’aimer. Pourquoi ai-je cette crainte de ne plus l’aimer ? Je n’ai pourtant aucun scrupule â reconnaître mes erreurs d’habitude…Peut-être est-ce parce que je ne veux pas considérer Jacopo comme une erreur. Je sais le potentiel qui existe entre nous, je reconnais qu’en ce moment il est un peu plus flou, mais je veux croire qu’il existe encore certainement quelque part.

J’ai du mal â accepter que Jacopo puisse avoir une vie sans moi.
Du mal â accepter le rejet. Je voudrais être la meilleure â ses yeux. Celle dont il ne pourrait jamais se passer.