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27 : perdue


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

27 : perdue

1/01/2008

Témoignages > Cyclothymie > Chroniques d’une cyclothymique

Rock and Roll... Ma vie est Rock and Roll

L’addiction â msn m’est un peu passée.
De toutes façons, il ne se connecte plus dessus en ce moment.
Nous nous sommes revus, avons parlé du passé. Reste le présent a élucider.
Cette furieuse envie de se détacher en me disant « tu existes sans moi, et si non, alors ça ne m’intéresse pas ! »
Et pourtant, je m’efforce, je SUIS sans lui au quotidien.
Il me manque toujours autant, le temps n’efface rien, ne ménage rien. Il est indispensable â ma survie. Je sais que c’est un problème. Je m’efforce â exister autrement.

Il faut absolument que je trouve un travail. Je ne peux pas continuer â culpabiliser ainsi, c’est tuant.
Je tourne en rond. Littéralement. Pour de vrai. Je me vois faire les cent pas dans l’appartement. Je n’arrive pas â me dégager de cette étreinte étouffante qu’est la solitude.

J’ai un poids sur la poitrine et j’en ai honte. Honte de souffrir alors que je suis certainement heureuse.
Qui suis-je ? Je veux dire, sans lui, qui suis-je ? J’ai juste besoin de lui. Et lui ne veut pas que j’aie besoin de lui.
Mes textos l’étouffent et j’arrive pas â les retenir. Je lui en envoie toujours avec la même excitation. Sans vraiment penser aux conséquences. C’est vrai que j’arrive mieux â me raisonner quand même. Sans doute l’effet des médicaments.
C’est moins systématique. J’aimerais que ses phrases glissent sur moi, et pas qu’elles s’accrochent comme des crabes â mon cerveau. Je ressasse et rumine toute la conversation que nous avons eue la dernière fois.

Et la crainte, la crainte que ce soit â chaque fois la dernière fois qu’on se voie. Je ne peux pas l’éviter.
Il m’a trouvée « sage »…
Sage. Je suis sage. Oui, c’est vrai, je dois certainement l’être un peu pour supporter tout ça. Personne ne m’impose cette situation, je suis la seule â la choisir et pourtant, je n’ai pas le choix. Tout cet amour s’impose â moi. A ses côtés, je défaille. Son odeur me fait divaguer. J’ai tellement envie de le prendre  dans mes bras. C’est insensé, vraiment c’est le mot.
J’espère qu’un jour je pourrai le serrer fort contre moi. Ne plus l’effrayer.
Je l’ai traumatisé, je l’ai fait fuir. Depuis qu’on se connaît, c’est la même histoire, la même peur dans sa tête.
Je me retiens pour ne pas l’effrayer encore plus. Si je m’écoutais, je l’appellerais tous les jours.
Mais je suis forte, j’arrive â refreiner mes envies. Il faut bien.
Je suis seule, personne ne comprend cet amour lâ . Juste maman. Heureusement.

Je me sens comme une guerrière. Prête â batailler.
La prochaine étape ce sera de savoir si il a quelqu’un dans sa vie. Parler du présent. Je ne suis pas pressée, mais je pense que c’est indispensable pour progresser.

Avec le temps….Il a fini par m’envoyer un sms de lui même ET me téléphoner pendant 20 minutes !!!!C’est incroyable. Bon, il m’a quand même fait remarquer qu’il me trouvait « insistante » avec mes textos. Mais il était tout joyeux au téléphone car il a enfin fini son site internet.
Je suis allée voir ce fameux site et ses dessins sont éloquents. Il parle de quelqu’un de tourmenté, de « rechute », une de ses toiles s’appelle « les amants »….Alors je gamberge…Pour quelle fille l’a-t-il peinte ?
Il m’a remerciée pour mes commentaires sur ses films.