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28 : on tourne en rond


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

28 : on tourne en rond

1/01/2008

Témoignages > Cyclothymie > Chroniques d’une cyclothymique

Rock and Roll... ma vie est Rock and Roll

A-t-il vu le mien ? J’ai tellement peur de sa réaction. Le sujet de mon film parle de ma tentative de suicide, et de lui bien évidemment. J’espère qu’il aura le recul nécessaire.
C’est un artiste après tout, merde, il peut comprendre que j’avais besoin de mettre ça en image !
Je lui ai dit que je partais bientôt en vacances, sous entendu qu’il ne restait plus beaucoup de temps avant mon départ pour qu’on se voie. Il m’a dit qu’il ne savait pas…..Toujours pareil.
Dans un sens, c’est sûr que s’il a une copine ce ne doit pas être évident pour lui de me voir comme il le veut. Mais quand même, je lui demande pas la lune !
J’ai calculé que depuis qu’il a accepté de me revoir on s’était vus environ une fois tous les deux mois. Et lâ , bah, ça fait quasiment deux mois déjâ ….
J’en peux plus. Du coup, qu’est-ce que je fais ? Je craque et je lui renvoie un sms. Et je ne lui demande pas quand est-ce qu’on peut se voir mais je lui parle de son site internet, je lui demande s’il a eu des retombées positives depuis qu’il l’a mis en ligne.
ET…….Rien.
Pas de réponses.
Bon, ça fait juste 4h. Mais parfois, ça lui arrive de répondre tout de suite… si, si !
Je suis peut être trop impatiente, j’en veux trop ?
Ma santé est fragile en ce moment, j’ai 9 de tension. Je ne peux rien faire sans être épuisée. Sûrement le nouveau traitement.
Je ne sors plus de chez moi. Je dors, c’est tout, je mange aussi. Je suis énorme. Pourtant, on me trouve jolie, c’est bizarre.
Je ne me maquille que lorsque j’ai rendez-vous avec Jacopo. Sinon, je suis une loque.
Il m’inspire tellement, je suis si malheureuse de le faire fuir.
Et je lui faisais tellement de bien au début….Comment j’ai pu déraper â ce point ?

De toutes façons, il est cyclo aussi lui, sauf qu’il l’ignore et que je suppose qu’il ne se croit pas malade.
C’est un bipolaire, j’en suis sûre. Il m’a juste dit une fois qu’il pensait avoir des tocs…
Peut être que s’il se soignait, tout s’arrangerait ?
Franchement, je l’ignore, et tant pis pour lui s’il est assez con pour ne pas consulter.
Je manque d’empathie ? Peut être…
Pourtant qu’est-ce que je l’aime.
C’est devenu même saoûlant pour mon entourage que je l’aime autant. Surtout pour ma mère. Je ne lui parle plus que de lui. La pauvre, elle sature….

Je m’en veux de lui imposer ça â elle aussi. C’est vrai, elle n’y est pour rien. En plus, je lui parle mal dès que je parle de lui. Je m’énerve tout de suite car le sujet est brûlant. J’ai tellement d’émotions qui  bataillent â l’intérieur que je n’arrive pas â me contrôler dans mes paroles.
Mais elle me soutient. C’est la seule.

Il faut que je retrouve du travail. Je ne peux pas rester â regarder passer ma vie sans y participer. Quel gâchis !
Je ne fais rien, mais quand je dis rien : c’est vraiment RIEN !
Et puis, j’essaie de développer un réseau, de contacter des gens, mais rien n’y fait, ils doivent sentir que je vais mal, que je suis un puits â emmerdes.
Je n’arrive même pas â passer un bon moment devant un film. Je ne peux pas me concentrer. Alors, je dors. En fait, la phrase qui revient le plus souvent c’est « â quoi bon ? »