Ma bipolarité a commencé par lʼangoisse et lʼinsécurité
20/01/2013
Témoignages > Bipolarité
Je suis devenue quelquʼun qui a vite intériorisé les choses jʼétais une enfant seule, pas solitaire mais seule car les filles me trouvaient bizarre.
Dʼaussi loin que remontent mes souvenirs, jʼai toujours été une enfant hypersensible, très attachée aux personnes, voir fusionnelle, parce que jʼai toujours vécu avec ce sentiment dʼinsécurité, la peur de lʼabandon, la peur de ne pas être remarquée, quʼon mʼoublie. Jʼétais une enfant quʼon pouvait oublier car jʼétais très timide et je ne me faisais remarquer que par mes actes serviables dans le but de faire plaisir et être aimée.
Etre aimée, être remarquée, être toujours dans lʼinsatisfaction...
Je suis dʼune nature très angoissée, très anxieuse. Cela sʼest remarqué par la trichotillomanie dès mes deux ans et demi. Ma mère me disait colérique, au point que ma sœur mʼa un jour rappeler la fois où elle a failli se recevoir une chaise.
Ces débordements étaient plutôt rares au fil des années qui passèrent, du au fait que jʼai vite appris à me taire, à me faire toute petite, car je nʼavais pas le droit de dire non, parce que je vivais sous la terreur des coups de mon père.
Je suis devenue quelquʼun qui a vite intériorisé les choses jʼétais une enfant seule, pas solitaire mais seule car les filles me trouvaient bizarre. Jʼavais bien plus souvent une amie attitrée que je "bouffais", car jʼavais besoin de ces relations fusionnelles
Mes amours étaient de ce mode là aussi si bien quʼà la moindre rupture, la moindre engueulade finissait en autodestruction, en envie suicidaire, parfois mis en acte
Cʼest à partir de mes 14 ans que tout sʼest emballé, lors de lʼannonce du divorce de mes parents dépression, automutilation, abus de bière en cachette, anorexie/boulimie, tentatives de suicides passées sous silence car je ne maitrisais pas les doses de médicaments, crises dʼangoisses à répétitions .....
Jusquʼà ma première crise maniaque franche à 17 ans : une belle crise mystique avec délires, hallucinations visuelles, visions, la certitude dʼêtre envoyée par dieu pour sauver les âmes, avec hyperactivité, multiplication des investissements associatives, jusquʼà la volonté de devenir bonne sœur
Autour de moi, on me traitait de folle, on disait que jʼavais changé, on ne me reconnaissait plus moi la timide, lʼanxieuse, lʼintrovertie, je parlais, jʼavais une voix, je mʼactivais, je vivais enfin, jʼétais heureuse.
Ce nʼétait que le début de cette maladie que lʼon mʼa diagnostiqué à 31 ans seulement, en attendant, jʼai vécu lʼenfer toutes ces années là.
A maskJasenka Petanjek
Etre aimée, être remarquée, être toujours dans lʼinsatisfaction...
Je suis dʼune nature très angoissée, très anxieuse. Cela sʼest remarqué par la trichotillomanie dès mes deux ans et demi. Ma mère me disait colérique, au point que ma sœur mʼa un jour rappeler la fois où elle a failli se recevoir une chaise.
Ces débordements étaient plutôt rares au fil des années qui passèrent, du au fait que jʼai vite appris à me taire, à me faire toute petite, car je nʼavais pas le droit de dire non, parce que je vivais sous la terreur des coups de mon père.
Je suis devenue quelquʼun qui a vite intériorisé les choses jʼétais une enfant seule, pas solitaire mais seule car les filles me trouvaient bizarre. Jʼavais bien plus souvent une amie attitrée que je "bouffais", car jʼavais besoin de ces relations fusionnelles
Mes amours étaient de ce mode là aussi si bien quʼà la moindre rupture, la moindre engueulade finissait en autodestruction, en envie suicidaire, parfois mis en acte
Cʼest à partir de mes 14 ans que tout sʼest emballé, lors de lʼannonce du divorce de mes parents dépression, automutilation, abus de bière en cachette, anorexie/boulimie, tentatives de suicides passées sous silence car je ne maitrisais pas les doses de médicaments, crises dʼangoisses à répétitions .....
Jusquʼà ma première crise maniaque franche à 17 ans : une belle crise mystique avec délires, hallucinations visuelles, visions, la certitude dʼêtre envoyée par dieu pour sauver les âmes, avec hyperactivité, multiplication des investissements associatives, jusquʼà la volonté de devenir bonne sœur
Autour de moi, on me traitait de folle, on disait que jʼavais changé, on ne me reconnaissait plus moi la timide, lʼanxieuse, lʼintrovertie, je parlais, jʼavais une voix, je mʼactivais, je vivais enfin, jʼétais heureuse.
Ce nʼétait que le début de cette maladie que lʼon mʼa diagnostiqué à 31 ans seulement, en attendant, jʼai vécu lʼenfer toutes ces années là.
A maskJasenka Petanjek

