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38 : au front !


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

38 : au front !

31/12/2008

Témoignages > Cyclothymie > Chroniques d’une cyclothymique


Rock and Roll... Ma Vie est Rock and Roll


Je suis trop EXCITEE !!!Je vois Jacopo demain !!!!

Après presque 6 mois de sevrage ! On va aller au cinéma voir Gomorra. Il paraît que c’est un très bon film italien.



Je vais préparer un gâteau au chocolat pour l’occasion qu’on partagera devant le film. Hummmm, j’ai hâte d’y être. Si ça se trouve ça va encore mal se passer ! Il suffit que je veuille de toute mes forces que ça se passe bien pour qu’il y ait un clash.

Comme un mauvais sort qui se serait acharné sur moi dès le berceau…

Je vais lui prêter des trucs. Un cd de jazz que j’affectionne tout particulièrement et un livre de Nerval « Aurélia ». Comme ça, je suis sûre de devoir le revoir après pour qu’il me rende mes affaires. C’est comme un fil ténu qui nous lie.

Hier et avant-hier j’ai encore travaillé, toujours en Intérim mais ça m’occupe, je sors du lit de cette manière.

J’ai regrossi. J’en ai marre de ce problème de poids. Je dois faire au moins 85kg pour 1,73m. C’est affreux. Je m’en veux mais le Nutella c’est tout ce qui me reste !!!! Parfois je suis dans mon lit, désespérée, je cherche un moyen d’aller mieux. Alors je pense au Nutella. Je me relève, je fonce au super marché avec cette fausse excuse de me dire « fais toi plaisir ».

J’ai particulièrement abusé ces derniers temps sur tout ce qui est sucreries. Je n’ai â m’en prendre qu’â moi même.



La thérapie avance, pour la séance 4 nous avons abordé les tocs beaucoup plus frontalement cette fois,

avec des exemples précis. On a appris ce que c’était que la Thérapie comportementale et cognitive. Il y a cette notion d’ « habituation » qui ressort.

Il faut sans cesse garder â l’esprit que le TOC est un déséquilibre chimique, qu’il n’y a en fait aucune preuve de danger extérieur.

Nous avons compris que nous allions faire face â l’angoisse durant les prochains mois. Mais c’est pour la bonne cause. Il va falloir accepter de ne pas donner de réponse au doute puisque c’est un symptôme. En gros, il s’agit de toujours tolérer l’incertitude.

Il faut aussi se demander lorsqu’un toc surgit, où sont les preuves qui justifient la rumination ou le rituel.

Dès que viennent les questions du genre « et si… ? » ou « qui me dit que…. ? » on a affaire â un Toc, ce ne sont pas des arguments. Une hypothèse ou une pensée n’est pas un argument.

Tout ça est un peu compliqué â digérer pour des esprits complexes que sont les TOCs. Mais je vais y arriver, y’a pas de raisons que je n’aie pas le dernier mot !!!



Et voilâ , le temps passe si vite que ma soirée est déjâ derrière moi. Ce fut une belle soirée. Nous avons discuté autour d’un verre. Je lui ai parlé de cette chronique, qu’il était beaucoup question de lui. Il a été surpris, dans le mauvais sens. Il m’a dit qu’il ne voulait pas être une obsession. Je le sens très méfiant, sur la défensive lorsque j’essaie d’évoquer mon amour pour lui. Je le comprends. Il a peur. Peur de mes sentiments.

Je pense qu’il n’est pas célibataire, par recoupements j’arrive â cette déduction. Mais cela ne change pas l’intensité de mes sentiments, de mes émotions lorsque je suis avec ou loin de lui.

C’est très triste. Lorsque je l’ai quitté, je me sentais triste avec l’envie de l’appeler, de lui envoyer des textos â peine le dos tourné.

Ce que j’ai fait le lendemain. Je lui ai dit que j’avais passé une bonne soirée, que je ne comprenais pas qu’on ne se voie pas plus souvent.

Puis comme il ne répondait pas, je l’ai appelé. Pour une fois, il a décroché. Il m’a dit oui, j’ai reçu ton sms. Je n’ai pas répondu car « qui ne dit rien consent ! ».

Mais même lâ , au téléphone, il me fuit. Il m’a dit « je dois te laisser, j’ai une course â faire ».

J’ai raccroché la mort dans l’âme.

Mes sms le font toujours autant paniquer. Lorsqu’il voit que c’est moi, ça le bloque.

Je ne sais pas comment faire pour débloquer la situation.

Ca me peine de provoquer autant d’hostilité â la personne que j’aime.