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39 : en sursis


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

39 : en sursis

31/12/2008

Témoignages > Cyclothymie > Chroniques d’une cyclothymique


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Et voilâ , je ne peux toujours pas m’empêcher de lui envoyer des sms, des mails…Il ne répond pas. Comment faire avancer la situation sans être l’obsessionnelle que je suis ?



J’en suis â un point où la situation même si elle a considérablement évolué, reste figée. Et malheureusement, j’y suis pour quelque chose.

Mais j’ai besoin de le voir plus souvent. Comment lui dire sans lui faire peur ?

J’essaie par tous les stratagèmes, encore, toujours.

La 5ème séance de thérapie nous a pourtant appris que « faire différemment n’est pas dangereux » ! Il s’agit de bien cibler le problème, le TOC.

Est-ce que mon amour est un TOC ?

Il y a certainement de ça. Mais je ressens des sentiments qui ont leur existence propre. Je l’aime, on ne peux pas contester ça.

Mais je ne lui montre pas de la bonne manière.

J’aime être dans l’attente je crois. Quand j’envoie ces sms, c’est parce que je sais qu’ensuite je vais attendre une réponse. Et que cette attente est grisante. Tout est possible. Même si le scénario est souvent le même et qu’il ignore mes messages, c’est pas grave.



OK. Situation critique mais je ne veux pas croire désespérée.

Jacopo m’a dit que je le HARCELAIT. Ce qui est vrai mais le fait que ce soit lui qui emploie ce mot, cela m’a sauté â la figure et j’ai réalisé que je ne pouvais pas continuer comme ça.

J’en ai parlé en thérapie et on m’a dit que désormais j’aurais droit â 1 texto par semaine : â déguster !

Pour le moment je vais me faire discrète et attendre que ce soit lui qui fasse le premier pas. En fait, je l’ai harcelé la semaine dernière. Il m’a dit que mes textos le faisaient chier, que c’était « trop ». Il a ajouté que ma question « pourquoi tu réponds pas ? », je la posais toutes les semaines et qu’il en avait marre.



Je le comprends. Je n’ai rien répondu, j’étais un peu vexée. Puis l’après-midi même, me promenant, je suis tombée sur lui dans la rue : INCROYABLE ! Le hasard s’en mêle !

Il a eu l’air surpris. Un peu en colère aussi. Il m’a répété qu’il fallait que j’arrête de faire une obsession â chaque fois qu’on se voie et de lui envoyer des textos ensuite car y’avait rien de tel pour lui couper l’envie.

En partant il m’a dit « lâche la pédale ! ».

Voilâ où j’en suis aujourd’hui, en sursis. Je me suis mise dans la merde moi même encore une fois.