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Quand la cyclothymie s’invite dans la vie scolaire de mon enfant


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

Quand la cyclothymie s’invite dans la vie scolaire de mon enfant

31/08/2011

Témoignages > La cyclothymie juvénile

La scolarité de mon enfant avait super bien commencée… Puis la bipolarité s’est invitée !
La scolarité de mon enfant avait super bien commencée… Puis la bipolarité s’est invitée !

En primaire, nous avons réussi à maintenir les choses, parce que les enfants sont petits, parce qu’ils n’ont qu’une seule instit et que la structure est petite. Que les enfants sont les enfants, que les débordements sont classés dans les choses « normales ».

En 2 mois de vacances tout bascule, ils entrent au collège, dans la fosse aux lions :
@@Plein de monde, du bruit incessant qui s’invite même pendant le cours.
  • Une discipline succincte, une incapacité à faire la part des choses, tout écart de la part d’un élève est vu comme un crime très grave !
  • Une organisation difficile à acquérir où le plus souvent les élèves sont peu aidés.
  • Des camarades en préadolescences, prompt à critiquer le moindre bouton sur le nez. Alors pensez ce que cela peut donner sur les particularités de nos enfants bipolaires !
  • Des profs qui changent sans cesse. Un prof, au bout d’une heure il ne voyait plus, alors quel était son intérêt d’arranger la situation ?
Pourtant certains si sont attelés et je les en remercie chaleureusement ici.

  • Au collège, les adultes sont incapables de parler aux enfants sans crier.
    C’est l’agression permanente !

    J’ai été convoquée mille fois pour manque de travail, absentéisme, problème de comportement. Rien que l’année dernière lors de son redoublement de 4ième j’en ai totalisé plus de 30 !
    « Mais, vous m’appelez pour ça… ok, ce n’est pas bien de traiter une pionne sensible de « maya l’abeille », mais enfin, vous pouvez le gérer ça… je ne sais pas, mettez le « de corvée de chiotte » et réservez vos appels pour les choses importantes ! Ah un avertissement… bon, envoyez… bien sur que j’en parlerais avec lui ! »

    Absentéisme, parce qu’il avait des maux de tête l’empêchant de travailler.
    Problème de concentration qu’il tentait de dompter en dessinant tout en écoutant le cours.
    Problème de mémorisation chaotique.
    Il oubliait beaucoup de choses, de noter ses devoirs, ses affaires, ses devoirs à rendre…

    J’ai décidé de parler de sa bipolarité. Je trouvais ça juste que les profs ne se remettent pas en cause quand ils s’agissaient de symptômes imputables à la maladie.
    J’ai plutôt eut une écoute favorable.
    Mais certains profs refusaient d’y croire : « Il en joue de sa soi-disant bipolarité ! »
    Je crois que ce qui freine, c’est ce changement sans cesse de leur capacités : un coup génial, un coup nul, un coup capable de tout mémoriser, le lendemain ne comprenant rien, ne se souvenant plus de rien !
    Les profs interprétaient cela comme un manque de travail, ce qui a fini réellement par arriver : « A quoi ça sert de travailler, ils ne me croient pas, je me fais taper par les autres quand je suis le premier de la classe »

    Pourtant avec quelques adaptations :
  • Un suivi plus près de son organisation au travail
  • Pas de bras de fer
  • Du silence
  • Utiliser des schémas qu’ils mémorisent mieux…

  • Ce serait utile à tous, même aux non-bipolaires !

    Amélie.

    septembre 2011