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Je cherche ma place ?


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

Je cherche ma place ?

4/12/2010

Témoignages > Borderline > Ecrits dʼune cyclothymique

Écrits dʼune cyclothymique dont le témoignage colle bien avec les critères de ˮPersonnalité Borderlineˮ (sentiments de vide et trouble de lʼidentité
22 Décembre 2006

Seigneur, je ne trouve pas ma place; rappelle moi.
16+16 = 32 à ces différents âges, jʼai souhaité ne plus vivre. Je rêvais dʼun escalier infini que je pourrais emprunter. Mais jʼai besoin que tu mʼy autorises.
Jʼai mal sur cette terre. Les gens ne comprennent pas: ce nʼest pas de la dépression, ça nʼa pas dʼétiquette dʼailleurs.
Je voudrais juste de la tendresse, de la douceur. Je nʼarrive pas à la prendre. Je lâche les mains qui me sont tendues.
Je nʼarrive pas à trouver dʼobjectif, pas question non plus de me laisse aimer ; il faut fuir alors que jʼen crève.
Je voudrais rester mais je ne parviens pas à trouver que ma place est juste et utile.
Si seulement mes parents nʼétaient pas là, je pourrais peut être plus facilement me tuer; mais cʼest impossible, je les détruirais. Je leur en fais voir déjà assez...
... Je ne suis pas faite Seigneur pour le sentiment humain. Je ne suis pas faite pour être ici; dʼailleurs je nʼétais pas prévue. Alors pourquoi mʼobliges tu â vivre?
Je te remercie pour me donner la santé et pour ce que tu espérais sûrement que jʼallais faire de bien sur cette terre mais tu vois bien comme moi que je ne me dirige vers rien.
Tout le monde espère que je sois heureuse, mes petits amis les premiers mais pas un ne reste.
Pas dʼhistoire réelle de partage, de cheminement ensemble ; rien que de la solitude, de la mélancolie.
Je souris ; jʼessais de faire comme si tout allait mieux.
Faut voir des gens, essayer de créer une amourette...
Cʼest ingérable, jʼen crève...

Prends moi, tant dʼannées supposées encore à vivre me font peur. Même la résignation ne mʼest pas attribuée, tout est ˮtropˮ chez moi. Je nʼai pas ma place, ne souhaite probablement pas la prendre.
Puisse tu la laisser â quelquʼun qui sera heureux dʼêtre là.
Mes idées de mort ne sont pas ˮmorbidesˮ, jʼai toute ma tête.
Peut-être un espoir que ailleurs ou nulle part, je saurais trouver mon utilité.
Ailleurs ou nulle part, peu mʼimporte... Mets mon âme en paix...