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Je suis une éponge passive


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

Je suis une éponge passive

30/11/2010

Témoignages > Borderline > Ecrits dʼune cyclothymique

Pourquoi je ne demande jamais rien à personne ou quasi ?

16 Août 2005


Jʼai peur que ma présence importune, même les gens qui semblent mʼapprécier.
Je suis seule et même si je cherche la présence sincère des gens, je ne peux arriver à être là sans me poser la question: est ce que je suis bien voulue ?
Ici, dans cet appartement qui est mon ˮchez moiˮ pour la première fois, je ne dérange personne.
Le calme mʼapaise et me pèse.
Tout est paradoxe chez moi, mes envies comme mes craintes.
Jʼai peur dʼaimer ou plutôt jʼai peur quʼon mʼaime.
Mais quʼest ce que ça engendre dʼêtre aimée ?
De ne pas être à la hauteur ?
Tout ce dont jʼai envie me fait peur; comme si je nʼétais ni capable, ni aimable.
Pourquoi mon ego est il si dur à valoriser ?
...
Seigneur, dis moi pourquoi toutes ces questions ?
Pourquoi ai je besoin de me poser des questions même quand je devrais avancer.
Il faut toujours que je réfléchisse, mais ces réflexions me font plus de mal que de bien.
Et encore paradoxalement, je nʼai pas envie réellement de changer cela.
Je souhaiterais plutôt lʼutiliser à bon escient.

9 Mars 2006


Jʼai de moins en moins de force.
Mes chutes dʼhumeur sont de plus en plus fréquentes.
Et de plus en plus souvent, je pense à la mort.
Ce sont mes parents qui me semblent me retenir et ce manque de courage qui fait que je nʼai ni la force de vivre, ni celle de me donner la mort.

Je suis de plus en plus seule mais cʼest mon souhait.
Dans ce ras-le-bol, ce qui mʼétonne le plus cʼest que je râle encore beaucoup trop, que les choses me blessent beaucoup trop; cʼest peut être ma mauvaise manière de me raccrocher à la vie, alors quʼelle me lasse.
Quand jʼentre dans lʼhôpital, cʼest comme si on me volait mon énergie et quand jʼen sors, jusquʼà ce que je sois rentrée chez moi, je suis vide.
Si je dois faire autre chose après le boulot, je dois presque repasser chez moi pour me remettre.

Je ne suis quʼune éponge passive qui ne sait pas faire écran.
Je me sens mourir à petit feu...
Je cherche à lʼextérieur ce quʼil y a en moi, mais ce que je devrais avoir en moi de beau nʼest pas si joli. Et cʼest la mélancolie qui trône à la place du bonheur.