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Au sujet de la ˮPleine Conscienceˮ (3)


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

Au sujet de la ˮPleine Conscienceˮ (3)

30/10/2010

Témoignages > Se soigner

La pleine conscience trouve sa source dans le bouddhisme.

3) INTERVENTION DE MATTHIEU RICARD : MOINE TIBETAIN


Plus de 200 hôpitaux dans le monde la pratique pour mieux aider, traiter se relier a ceux qui souffrent. Une centaine aux Etats-Unis, en France, c’est le début.

Ces techniques ont un fondement dans la pratique bouddhiste depuis des millénaires. La pleine conscience c’est être pleinement conscient du moment présent, c’est la parfaite appréciation de ce qui se passe, des sensations, des pensées qui surgissent. C’est aussi percevoir ce moment sans surimposer à ce monde extérieur notre distorsion mentale. La pleine conscience c’est la fraicheur du moment présent. Cela évite les ruminations du passé. Cette anticipation de l’avenir qui nourrit l’espoir et la crainte qui nous divise. Le sursaut : quand quelque chose se produit, on sursaute et plus les gens ont tendance à la rumination et plus ils sursautent. Le sursaut chez les méditants est à peine visible.

La conscience permet de lâcher ces enchainements qui s’épuisent peu à peu, au niveau de l’enchainement des émotions, on a une maitrise des enchainements grâce à la pleine conscience.

Méditer c’est prendre soin de cet amour, se familiariser avec, le cultiver. C’est l’aspect le plus fondamental de la pleine conscience, que l’on peut accueillir ce qui se passe en cultivant la compassion, l’amour altruiste, la liberté intérieure (ne pas être emporté par tout ce qui vient)

Nous donnerons la force, nous disposerons de ressources, une plus grande ouverture aux autres en pleine conscience. Je suis en menace constante si tout ce qui se passe à l’extérieur est ramené au rapport à soi. Lorsqu’on est en pleine conscience, au lieu qu’elle provoque le courage de la compassion, faire tout ce qu’il peut avec une énergie, une maitrise de l’esprit. Cela se cultive, on peut se familiariser. Les premières étapes de la méditation visent dans un premier temps à faire que ces enchainements soient un peu plus calmes, un peu plus espacés. Que leurs qualités soient mieux perçues, le fait de se familiariser avec les autres.

Cette période de formation de 8 semaines est nécessaire. On n’apprend pas à naviguer un jour de tempête. Il est nécessaire de s’accorder des moments de tranquillité afin de rendre l’esprit plus stable, plus clair, concentration sur le souffle, si vous voulez affinez votre concentration.

L’esprit au début est comme une cascade. Grace à l’entrainement ce torrent qui descend de la montagne va devenir de grandes rivières et puis un océan calme. Une manière d’être, cela demande du temps. Le résultat d’une régularité, comme un filet d’eau qui devient un ruisseau, une rivière, il ne faut pas le laisser s’assécher. Cela permet au fil des générations de comprendre les émotions qui vont miner ou faire du bien. Le processus contemplatif c’est se démasquer l’exacerbation de l’égo. Prendre du temps, pour une meilleure présence à soi dans son environnement.

Les toxines mentales : la haine, la colère, l’attachement à soi


La pleine conscience face à la colère malveillante, appliquer l’amour altruiste, se réjouir des qualités des autres, l’obsession qui nous rend prisonnier. On est dans la fraicheur du présent si on pratique la méditation pleine conscience. L’anxiété, la colère nous affligent. La pleine conscience nous permet de regarder ce qui est conscient de l’anxiété.

L’expérience de la douleur


Il y a plusieurs choses qui aggravent la douleur visible : Combien de temps ca va durer ? L’attente ? Les vagues émotionnelles de cette douleur qui nous a détruite ? (l’après).
Cet enchainement montre le pic de la douleur, quand la douleur est si intense, l’esprit est envahi. Les méditants se préparent, vivent ce pic de douleur et reviennent à ce niveau de base. Ils sont plus résistants à la douleur.
L’impact de la douleur avec la compassion, l’empathie : cela s’atténue grâce â la pleine conscience.

Dans le cerveau il y a le faisceau de la récompense, pour les méditants pleine conscience, cette zone est activée fréquemment.

William James disait qu’on ne peut pas tenir son attention plus de 5 secondes.
3 mois de méditation :
- augmentation du système immunitaire,
- baisse du cortisol (moins de stress),
- meilleure réponse inflammatoire,
- baisse des maladies cardiaques, baisse de la tension artérielle
- ralentissement du vieillissement du cerveau

Ne pas juger, ne pas craindre des qualités de son esprit, c’est une connaissance : les effets bénéfiques de la pleine conscience. On ne surimpose pas, on n’est plus dans le jugement, on accueille ce qui est, on est présent à son environnement.

Conclusion


Les médecins présents à cette conférence sur la pleine conscience prennent 3 minutes entre chaque consultation pour faire un exercice de pleine conscience, c’est une nécessité pour eux pour être mieux avec soi et avec les autres. 3 mn est un temps nécessaire. La pleine consciente est une pratique quotidienne et plus on la pratique et plus on gagne en plasticité du cerveau, en santé mentale et physique, en présence à soi et aux autres : le bonheur.

Références


L’AFTCC
L’association Vittoz : formation et cours pleine conscience
L’université Catholique de Louvain : propose une formation
2 mouvements le MBCT et le MBSR




avril 2013


Forum médiation
Pleine conscience Bel
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