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Au sujet de la ˮPleine Conscienceˮ (2)


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

Au sujet de la ˮPleine Conscienceˮ (2)

16/10/2010

Témoignages > Se soigner

Guido Bondolfi fait le point sur les styles de personnalité et les notions dʼidentité et de ˮsoiˮ

PLEINE CONSCIENCE ET NEUROSCIENCES (SUISSE)


INTERVENTION DU DR GUIDO BONDOLFI

  • 1 Emotions et pleine conscience
  • 2 techniques d’imagerie cérébrale
  • 3 structures cérébrales impliquées dans la régulation émotionnelle
  • 4 changements cérébraux structurels et fonctionnels et pleine conscience
  • 5 similitudes et différences entre psychothérapie, pharmacologie, pleine conscience et placébo

  • Les émotions de base sont la peur, la tristesse, la colère, le dégout, la joie. Ces émotions montent très vite, elles sont très anciennes et sont très sensibles aux circonstances. Ces émotions sont très dépendantes du contexte (à la vue d’un serpent, elles surgissent et repartent à sa fuite)
    Des stimuli environnementaux, activation de l’info conceptuelle basée sur le langage, activation de l’info sensorielle/ perceptive.
    En quoi la pleine conscience peut apporter quelque chose à la Thérapie comportementale et cognitive ?

    Malgré notre conscience on va être anxieux, on va ruminer. La pratique mindfulness diminue cela. La pratique pleine conscience doit être d’au moins de 45 mn par jour.
    Les méditants : ont une augmentation des alphas, relaxation et baisse du processus cognitif, hausse des théthas à basse fréquence corrélées à l’attention accrue sur une partie de notre corps (exo pleine conscience).
    Compartiment ventral : lié au système limbique en lien avec les émotions et l’humeur
    Compartiment dorsal : attention-cognition
    Compartiment rostral : circulation entre ce qui vient des émotions et ce qui contrôle
    Le cortex préfrontal : amygdale (la peur peut provoquer l’hyperactivité de l’amygdale)
    Régulation bottom-up

    Les études structurelles : on étudie le cerveau au repos
    "Benefices à long terme de la méditation", Lazar, 2005
    L’insula : reconnaissance dans le cerveau de fonctions physiques et internes.
    La pratique de la pleine conscience permet de ralentir le vieillissement du cerveau.
    La méditation pleine conscience augmente l’épaisseur dans l’insula (interception) et l’hippocampe droit
    MBSR : exploration des liens entre la perception subjective.

    La perception subjective : les gens sont moins stressés, plus la concentration de neurones baisse dan la région basse ou se trouve l’amygdale. C’est comme si 8 semaines de pratique de pleine conscience permettait de dégainer moins rapidement.
    L’expérience immédiate : le soi expérientiel, le soi narratif (continuité du temps qui passe, on se raconte). Ces 2 formes sont la manière d’être à soi. Etude médicale Farb et al, 2007 "pleine conscience et expérience de soi"

    William James, 1890 parlait des formes expérientielles de soi.

    Focus expérientiel


    Activation des réseaux latéraux de l’hémisphère gauche : capacité d’être présent sans avoir besoin d’en faire un tralala conceptuel.
    Les effets fonctionnels de la pleine conscience :
    Etude médicale Holzen, 2007
    Les personnes qui pratiquent la méditation ont une zone du cortex frontal qui se renforce. Le cortex circulaire antérieur (zone de régulation)
    Ces 2 régions favorisent le maintien de l’attention en permettant de repérer les phénomènes distrayants (pensées, images)
    Le fait de pratiquer mindfulness ou pleine conscience permet de se désengager. Etre plus dans le présent, dans les choses de notre vie. Cela permet de percevoir les émotions négatives comme des fluctuations des sensations corporelles plutôt que comme des états affectifs. L’évaluation de la douleur dépend des systèmes neuronaux distincts : sensoriels et affectifs. Cette même douleur peut prendre beaucoup de place selon ma réactivité à la douleur (des gens arrivent â marcher avec une préparation mentale sur des charbons ardents). En pratiquant la méditation, est-ce qu’on peut distancer cette douleur ?
    Hausse de l’activation des régions associes avec les sensations corporelles (interception, perceptions somato-viscérales ex insula) et corrélation négative avec les scores de dépression (BDI; Inventaire de Beck). Ces modifications semblent indiquer que l’émotion dépressive est perçue comme une émotion de danger. La restauration d’un meilleur équilibre grâce â la méditation pleine conscience.
    Corrélation entre pleine conscience et prévention de la dépression : certains collent très vite au stress. On a tous des fluctuations de lʼhumeur plus ou moins grandes. Plus les sujets sont en pleine conscience, ˮcoolsˮ en quelque sorte, moins les régions cérébrales sont activées. Plus les gens étaient déprimés et plus les régions cérébrales étaient activées, l’amygdale était plus activée.

    Il faut faire une formation de 8 semaines. Le mindfulness permet de ne pas rentrer en résonance émotionnelle.
    Psychothérapie, pleine conscience et placébo : En France on prescrit des psychotropes. Chez les personnes qui souffrent de troubles émotionnels, l’agmidale chauffe à bloc alors que les zones corticales n’arrivent pas à contenir.

    avril 2013


    Au sujet de la ˮPleine Conscienceˮ (1)
    Au sujet de la ˮPleine Conscienceˮ (3)