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02: Terrifiée par la routine


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

02: Terrifiée par la routine

31/12/2008

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Je suis une femme merveilleusement cyclo et la routine, les repères, les rituels me terrifient encore plus.

Oui mais voilâ ?
je suis une femme merveilleusement cyclo et la routine, les repères, les rituels me terrifient encore plus.
J’ai remarqué que la plupart des gens ont un emploi du temps très précis même pour leur vie privée :
- vendredi soir : courses chez Champion (pas â Carrefour, c’est trop cher)
- samedi matin : ménage
- samedi après-midi : bricolage et/ou s’occuper des gamins (les devoirs, les compétitions de sport, les copains)
- samedi soir : invitation des potes â la maison ou l’inverse
- dimanche matin : le marché, ou la piscine, â deux en général. Les mômes dorment.
- dimanche après-midi : tranquilles, Télé, ballade, repos, bref, rien de spécial.

Ces gens-lâ reprennent le boulot le lundi matin en étant â peu prés reposés et détendus. Moi, je trouve ça bien?pour eux parce que personnellement, si je vis comme ça, je vais mourir d’ennui. â?a me fait vraiment peur. Une vie comme ça, pour moi, c’est tout gris.
Je ne sais jamais quel jour je vais faire les courses parce que j’y vais quand j’en ai envie. Ce qui a pour conséquences :
- soit je reste 3 semaines sans rien acheter â manger et je me retrouve donc â ne me nourrir que de céréales.
- soit je suis vraiment obligée d’y aller au bout du compte et je me retrouve un dimanche matin â 9 â l’Intermarché de mon quartier avec tous les vieux et franchement lâ , on a dépassé le stade du gris?c’est plus que glauque !

Je ne sais jamais quand je vais faire le ménage parce que je le fais sous le coup de l’impulsion. Et oui, le mot est enfin lâché. J’agis de façon impulsive même pour les tâches du quotidien or, ce n’est pas génial du tout?.parce que, par exemple pour le ménage, je n’en fais pas pendant un mois donc évidemment quand je m’y mets c’est Opération Grenelle De Mr Propre ; et comme ça m’arrive de me lancer lâ -dedans le dimanche â 6h du mat’, et d’aller ensuite retrouver mes P’tits Vieux d’Intermarché que j’aime bien quand même?..autant dire que j’ai des supers dimanches ! Mais, au moins, c’est pas la routine.
Je sais que ce qui marche c’est les LISTES. En effet, il m’arrive quand je me sens complètement perdre les pédales, de faire une liste de ce que j’ai â faire par ordre prioritaire. Je la fais le soir et dés le lendemain matin, je m’y mets. Je barre au fur et â mesure et quand tout est raturé, je suis contente et fière.
Mais, d’une part je n’use de ce stratagème qu’en cas de gros gros surmenage (autrement dit quand la liste est déjâ très longue), et, d’autre part, je n’aime pas me sentir ? obligée ?, ? guidée ?, ? bloquée ?. Parce que, moi, dans la journée, je n’arrête pas de penser â des dizaines et des dizaines de trucs différents et parfois c’est si prenant que je ne peux pas faire quoi que ce soit en même temps. Alors, quand je réfléchis, je n’ai pas forcément envie de me raisonner en me disant : ? allez, maintenant, tu te concentres sur le dépoussiérage de ces meubles et tu arrêtes de penser. ? J’aurais bien le temps d’arrêter de penser quand je serai morte !

Ainsi, il m’est très difficile de mener une action simple â son terme?
QU’en est-il des relations amoureuses ?
Est-ce qu’une femme merveilleuse, désorganisée et accessoirement cyclo peut aimer, être aimée, mettre un terme â une relation amoureuse qui ne la satisfait pas, ou accepter que l’autre la quitte ?