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04: L‘amassage affectif


37 : Lʼangoisse ! Quelle soeur jumelle !36 : Quelques moments de sérénité dans un monde35 : une vie vraiment difficile34 : Maudite hypersensibilité33 : La MDPH me refuse encore un emploi protégé32 : J’écris sous le coup de la peur. 31 : Moi, les autres, le boulot30 : Une souffrance qui n’a pas de nom29 : Prescrivez moi une autre personnalité28 : mes conseils sur la prise des médicaments27 : Je reprends mon journal26 : j’ai besoin de mon day-dreaming25 : L’angle de vue de ma maladie évolue avec le temps24 : Un fond d’angoisse et d’insatisfaction23 bis : guérir au dépend d’une partie de mon imagination23 : patient partenaire22 : Je relis ce que j’ai écrit il y a des années21 : Besoin de construire un présent, penser au futur20 : Je suis stable, mais...19 : Ecrire, çà me déprime18 : Ma réactivité aux psychotropes17 : La question de la dysphorie me tarabuste encore16 : La maladie est une expérience de ma vie15 : rechutes, TOC, délire, insécurité, détresse14 : Chauffarde de la vie13 : La maladie bipolaire serait-elle fatalement le malheur de l’autre ou la déchirure du couple ?12 : Un peu de sagesse pour réduire la chimie de mon traitement11 : Je participe à un forum10 : L’art d’être la seule personne â me comprendre09 : J’en ai marrrrrreeeeeeeuuuuuuu !!08 : couple atypique ?07 : suis-je en dehors des conventions d’une maladie normale ?06 : une journée typique qui se répète05 : Je donnerais n’importe quoi pour sortir de ce puits sans fond04 : Aujourd’hui c’est la tristesse qui me fait écrire03 : Pourquoi autant de plaintes sans fins ?02 : Des petits matins où le café n‘a pas le même goût 01 : Comment être bipolaire aujourdʼhui

04: L‘amassage affectif

31/12/2008

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Pour moi, femme cyclo, c’est très difficile de mettre un terme â une relation amoureuse

Peut-être que maman va venir faire mon repassage,
Peut-être qu’il va se rendre compte de son erreur et revenir,
Tout plutôt que d’affronter, ouvrir les yeux, prendre en main?
Tout plutôt que d’aller chercher cette foutue planche et se mettre enfin â repasser et dans deux heures j’ai fini et basta !
Tout plutôt que d’aller le boire ce café et regarder en face cet homme et ses raisons puis partir, rentrer â la maison, pleurer sous la couette de toute façon et basta !

Avec le temps, cette douleur lâ est passée aussi, comme toutes les autres. Elle a laissé une cicatrice bien sûr mais celle-ci est bien cachée. Cela dit, si j’avais affronté la rupture, vécu la fin, attendu ? the end ? avant de quitter la salle, j’aurais peut-être eu besoin de moins de temps. Peut-être?

Pour moi, femme cyclo, c’est très difficile de mettre un terme â une relation amoureuse pour les raisons que je viens de décrire. Mais il m’est arrivé aussi de ne pas réussir â quitter un homme alors que je n’avais aucun sentiment pour lui, simplement parce que je préférais avoir plusieurs mecs dans ma vie, même des mecs ? insatisfaisants ?, voire ? médiocres ? plutôt que d’être seule. Très longtemps, j’ai préféré sortir un soir au ciné avec un homme avec lequel je m’ennuyais royalement plutôt que de rester seule chez moi : j’avais l’impression d’être seule au monde et d’être une ratée si je passais un samedi soir seule. J’ai compris mon erreur depuis. J’ai quitté tous ces hommes ? roue de secours ? mais ça ne s’est pas fait sans fracas. Parce que bien sûr je n’ai pas eu le courage de dire ? je m’ennuie avec toi. Bye ?. Mais bon, le résultat a été suffisamment positif ( !!) pour que je sois seule pour de bon mais je le vis bien. Je le vis même tellement bien que je deviens une vraie sauvage mais ça, c’est un autre sujet.
Ce n’est peut-être pas par hasard si j’ai écrit aujourd’hui sur cette difficulté â dire ? au-revoir ?.
Laurent et moi sommes séparés depuis bientôt 5 ans. On n’a jamais voulu divorcer. Les années passant, la douleur et les rancoeurs se sont estompées. On est devenu de très bons amis. Pour moi, il est plus que ça. C’est mon mari, mon homme, le père de ma fille, mon repère dans toutes mes erreurs. Le seul homme qui m’ait aimé honnêtement et le seul homme que j’ai aimé sans confondre cela avec une passion, une drogue. Aujourd’hui, il a besoin que l’on officialise les choses, que l’on divorce. C’est le seul moyen pour lui de tourner la page, de tirer un trait, d’avancer. C’est une façon de dire ? au-revoir ?. Et lâ , pour la première fois de ma vie, je ne peux pas fuir, je ne peux pas esquiver. Et, justement parce que je l’aime, je vais le laisser partir et lui dire au-revoir. Sans dire que je m’en occuperai plus tard. Sans les trois petits points de suspension qui rythment ma vie?
Mais pour le moment, je vais enfin lâcher cet ordi et m’occuper enfin de ce repassage?peut-être?quoique?on verra demain.